‹ Névrologie, ou, Description et iconographie du système nerveux [electronic resource]Chapitre 30 sur 210 · Plexus choroïde du quatrième ventricule · texte numérisé non relu

Plexus choroïde du quatrième ventricule

FIGURE i.

Cette figure est destinée à faire voir la partie antérieure de la circonférence ou pourtour du cervelet. Le reste de la circonférence se voit sur les figures qui précèdent.

La circonférence du cervelet a à peu près la forme d’un cœur de carte à jouer dont le sommet serait échancré comme la base ; elle est interrompue en avant et sur la ligne médiane par la grande échancrure cérébelleuse antérieure. C’est une excavation ou gouttière profonde qui embrasse la moitié postérieure de la moelle allongée, et qui est le rendez-vous commun des pédoncules qui unissent le cervelet aux autres portions du centre nerveux.

Ainsi, le cervelet tient au centre nerveux : 1” par les pédoncules cérébelleux inférieurs, corps resti formes [processus cerebelh ad medidlam spinalem) ; 2° à la moelle allongée par les pédoncules cérébelleux moyens ( processus cerebelli ad pontem Varoli ); 3“ au cerveau par les pédoncides cérébelleux supérieurs , ( processus cerebelli ad testes, ou mieux, processus cerebelli ad cerebrum).

La circonférence présente en arrière, et sur la ligne médiane, une autre échancrure à bords arlondis, épais et convexes , au fond de laquelle se voit le vermis postérieur , qui unit le vermis supérieur au vermis inférieur. Cette échancrure correspond à la crête occipitale interne et au repli de la

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

dure-mère , appelé faux du cervelet, et se continue, en avant , avec la grande scissure médiane qui reçoit la moitié postérieure du bulbe crânien.

Un sillon horizontal et très profond , commençant à l’échancrure antérieure pour se terminer circulairement à l’échancrure postérieure, divise les hémisphères cérébelleux en deux segments, l’un inférieur, l’autre supérieur, plus considérable.

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i. Région supérieure du cervelet : elle forme un double plan incl né. — 2. Région inférieure. — b. Sillon de la circonférence, qui divise le cervelet en deux poriions, l’une supérieure , l’autre inférieure. — U. Pédoncule cérébelleux moyen, pénétrant dans l’épaisseur du cervelet. Ce pédoncule est masqué un peu par, 5, le lobule du nerf vague. — 6. Coupe verticale et transversale d’une portion de la circonférence antérieure du cervelet, pour laisser voir, 7, le pédoncule moyen, s’irradiant dans l’épaisseur des lobules, lames et lamelles des régions inférieure, supérieure, et delà circonférence du cervelet. — 8. Bulbe crânien. — 9. Protubérance annulaire. — 10. Coupe faite sur les pédoncules cérébraux. — 11. Collier inter-pédonculaire de la protubérance. — 12. Locus niger de Sœmmerring.

Cette figure, qui montre la conformation intérieure du cervelet, fait voir l’arbre de vie et le corps rhomboïdal, à l’aide d’une section verticale antéro-postérieure pratiquée sur la partie la plus épaisse d’un lobe latéral du cervelet. Le pédoncule cérébelleux moyen est légèrement entamé. La protubérance annulaire et le bulbe crânien sont conservés en entier et vus de profil.

La coupe de cette figure et celle de la figure A démontrent que deux substances principales constituent le cervelet : l’une grise, périphérique, c’est la corticale', l’autre blanche, centrale ; c’est la substance médullaire. La densité plus considérable de celle-ci lui permet de résister à une assez forte pression. La substance grise, qui est au contraire molle, se détache ordinairement avec les membranes, à la suite de la putréfaction ou de la macération du cervelet.

Quelques anatomistes admettent avec Rolando une substance qui est jaunâtre et intermédiaire aux deux autres : on l’appelle couche interstitielle. D’une densité assez grande, elle demeure intacte, alors que la grise est enlevée.

La substance corticale domine sur la substance médullaire. La première est considérée par M. Baillarger comme formée par la superposition de couches alternativement blanches et grises ; elle est très vasculaire.

On voit, au centre du cervelet, un noyau blanc considérable constitué par la substance médullaire. Des côtés et du sommet de ce noyau, dont la forme est ici triangulaire, à base tournée en avant et à sommet dirigé en arrière, émergent quinze ou seize branches. Les unes ascendantes ou descendantes, et les autres horizontales, deviennent les noyaux d’autant de lobules.

Ces branches sont subdivisées en rameaux et les rameaux en ramuscules. On a comparé ces diverses ramifications de la substance blanche aux branchages d’un arbre dépouillé de ses feuilles ; de lâ le nom d ’ arbre de vie qui lui a été donné.

Les lobules sont les portions comprises entre les sillons les plus profonds, qui aboutissent de la périphérie aux côtés ou au sommet du noyau central médullaire.

Les segments sont des divisions des lobules par des sillons moins profonds. Chacun d’eux est formé d'un rameau de substance blanche entouré par les deux substances jaune et grise.

Les lames sont les subdivisions des segments par des sillons encore plus petits.

Enfin, on nomme lamelles les subdivisions des lames, indiquées par les sillons les plus courts.

Les ramuscules et les expansions les plus déliées de la substance blanche sont entourées d’un double feuillet de substance grise et jaune.

Au centre du noyau blanc de chacun des lobes du cervelet se trouve le corps rhomboïdal. C’est un corps ovoïde, enveloppé d’une membrane plissée en zigzag ; son plus grand diamètre est antéropostérieur : il est oblique de dehors en dedans, d’avant en arrière et de haut en bas, et plus rapproché de la région supérieure que de la région inférieure. Son extrémité antérieure [voy. fig. 6,

ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME

pi. 14) correspond aux angles latéraux du quatrième ventricule , et présente un orifice qui le fait communiquer avec la substance grise qui revêt la paroi antérieure de ce ventricule. Le corps rhomboïdal est constitué par une substance propre dont la couleur est d’un gris jaunâtre ; il ressemble beaucoup aux corps olivaires du bulbe crânien.

Si l’on cherche à écarter les lobules des uns des autres, sur un cervelet convenablement durci par l’alcool, en procédant de la périphérie au centre, on voit la séparation de chacun d’eux s’effectuer jusqu’à la portion la plus épaisse du corps rhomboïdal, où ils s’incurvent. Les uns, ascendants, se rendent à la région supérieure; les autres, descendants, à la région inférieure. Les derniers sont presque horizontaux et aboutissent à la circonférence.

En opérant sur un lobule, on divise alors le feuillet pédiculaire qui fait suite à ce lobule en lames juxtaposées. Chacune de ces lames peut être subdivisée encore en lamelles secondaires , tertiaires, etc.

Il résulte donc que le noyau central médullaire est constitué, comme un livre, par un grand nombre de feuillets juxtaposés ou superposés, dont un des bords correspond au noyau central, où ils sont fortement serrés les uns contre les autres, et dont l’autre bord est à la périphérie, où ils sont écartés.

Chaque feuillet est formé par l’agglomération d’un grand nombre de fibres parallèles entre elles. Ces fibres ne sont elles- mêmes qu’une réunion de fibres primitives tubulaires, remplies d’un liquide analogue à celui que l’on trouve dans les autres fibres primitives constituant ces des différentes parties du centre nerveux.

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