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Dessiné d'après natuxs par 1 éveillé
Préparé par TiUClüYiC
irap Ler.ercier r de Seine 57,îaris
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMYIE
PLAICIIE 19.
Cette planche permet de voir d’un coup d’œil, à l'aide de coupes verticales antéro-postérieures des hémisphères cérébraux, les rapports de situation entre les deux substances blanche et grise, l’ensemble des ventricules latéraux et leurs connexions avec les parties centrales qui font relief dans ces cavités.
Préparation. — Faites avec un couteau à lame longue, large, mince et bien tranchante, une section verticale, antéro-postérieure, sur un des lobes cérébraux (hémisphères), à environ un centimètre de la ligne médiane. La portion externe de ce lobe, vue du côté de la section, donne le plan reproduit par cette figure.
Explication «le la ligure 1.
1. Noyau intra-ventriculaire du corps strié. — 2. Surface ventriculaire de la couche optique.
Le corps strié entoure la couche optique sous la forme d’une courbe elliptique excentrique et ouverte un peu en avant. Cet organe, dont l’extrémité antéro-supérieure très renflée est antérieure à la couche optique, devient de plus en plus mince, à mesure qu’il se rapproche de l’extrémité postérieure et de la face inférieure de ce corps. Sa portion supérieure proémine dans l’étage supérieur du ventricule latéral, dont elle constitue, en partie, 1 z plancher ( paroi inférieure) , et correspond par son extrémité antérieure à la corne frontale de cette cavité. La portion inférieure réfléchie du corps strié contribue à former le plafond {paroi supérieure) de l’étage inférieur et présente aussi un léger renflement qui fait saillie dans la corne sphénoïdale.
On voit aisément, par cette figure, que la couche optique a à peu près la forme d’un ovoïde antéro-postérieur, à grosse extrémité dirigée en arrière. Sa face supérieure, libre et convexe, fait partie du plancherdu ventricule latéral ; sa face inférieure, libre en bas, offre en arrière, 3, les corps genouillés; un peu plus en avant, k, les racines et la bandelette du nerf optique, et concourt à former le plafond ( paroi supérieure) de l'étage inférieur. Sa paroi interne est ici intacte dans sa partie supérieure seulement ; inférieurement elle est coupée, pour mettre à nu un gros faisceau de fibres blanches, duquel émerge, en partie, le tubercule mamillaire correspondant. La face externe de la couche optique est cernée complètement par le noyau intra-ventriculaire du corps strié, auquel elle adhère par la membrane qui revêt les cavités ventriculaires. Entre ces deux noyaux et le corps calleux se trouve, 5,1a bandelette demi-circulaire ; elle est logée dans un sillon elliptique qui sépare l’un de l’autre le corps strié et la couche optique qu’elle entoure. La portion supérieure de cette bandelette se dégage entre la lame cornée et la face supérieure de la couche optique, contourne l’extrémité postérieure de celle-ci, et arrivée sous sa face inférieure, elle s'épanouit, en un pinceau de filaments blanchâtres, divergents, qui se terminent, les uns à la corne d’Ammon,-les autres à la paroi supérieure de l’étage inférieur.
6. Corps calleux , on voit qu’il est tricorne. — 7. Corne antérieure ou frontale. — 8. Corne moyenne ou sphénoïdale (tapétum de Reil). — 9. Corne postérieure ou occipitale ( forceps major de Reil).
L’intervalle qui sépare lecorps calleux du noyau central ( couche optique et corps striés réunis) constitue le ventricule latéral. C’est une rigole elliptique, divisée en trois parties. — 10. La partie supérieure (étage supérieur): elle commence dans le lobule frontal, contourne l’extrémité antérieure du corps strié, se porte horizontalement en arrière où elle s'élargit, et se confond avec, 11, la portion postérieure ( cavité digitale ou ancyro;de ), creusée dans l’épaisseur du lobule postérieur ou occipital, et avec , 12 , la portion inférieure ( étage inférieur), pratiquée dans l’épaisseur du lobule sphénoïdal.
13. Pilier antérieur de la voûte à trois piliers. Il contourne l’extrémité antérieure de la couche optique et forme avec elle le trou de Monro ; plus bas , il se contourne à la manière d’un 8 de chiffre, avec un faisceau blanc qui se dégage de la face interne de la couche optique, et constitue, \lx, le tubercule mamillaire correspondant. — 15. Coupe de la commissure cérébrale antérieure. Cette commissure est placée au-devant du pilier antérieur de la voûte. — 16. Nerf olfactif et son renflement d’origine. — 17, 17. Substance blanche ou médullaire. — 18, 18. Substance grise ou corticale. — 19. Coupe oblique du pédoncule cérébral.
ANATOMIE DE SYSTÈME NERVEUX
Kilo représente la portion centrale de la figure 1 et les fibres rayonnantes pédonculaires, mises à nu par l’ablation du noyau intra-ventriculaire du corps strié qui les recouvrait.
Explication «le la figure 2.
1 , 1, 1. Couronne rayonnante de Reil ( grand soleil ou éventail de Viens sens). Elle décrit une courbe elliptique, ouverte en avant, semblable à celledu corps strié, dont elle occupe l’épaisseur, et est constituée par des faisceaux de fibres blanches, entremêlées d’une substance grise, qui émergent de la face externe de lacoucbe optique. De là, ces libres s’irradient dans tous les sens. I.es unes, antérieures et supérieures à la couche optique, se dirigent en avant et en haut; les autres, postérieures, vont en arrière ; enfin, les libres inférieures regardent en bas et en avant. Ces fibres se continuent, en partie, avec celles de la face inférieure du corps calleux et de 1 hémisphère correspondant, ainsique nous le démontrerons plus tard, et sont un épanouissement des fibres pédonculaires résultant elles-mêmes de trois ordres de fibres qui émanent des pyramides antérieures, des faisceaux innommés du bulbe et des pédoncules supérieurs du cervelet.
Préparation. — Faites une coupe verticale, antéro-postérieure, sur un hémisphère cérébral, à environ quinze millimètres de la ligne médiane. La portion interne de ce lobe, vue du côté de la section, donne le plan reproduit par celle figure.
Expliealion «le la figure 3.
1. Noyau intra-ventriculaire du corps strié. On reconnaît aisément que ce noyau, épais et arrondi en avant, mince et effilé en arrière, est formé par de la substance grise. — 2. Noyau extra ventriculaire, plus petit, mais plus épais que l’autre, placé, 3, au fond de la scissure de Sylvius, où il est masqué par les petites circonvolutions de Yinsula.
l\. Lame de substance blanche, entremêlée d’un pointillé grisâtre, interposée à ces noyaux. Celte lame, épaisse en arrière, effilée en avant, se continue avec la substance blanche des hémisphères, et n’est qu’un épanouissement du pédoncule cérébral.
5. litage supérieur du ventricule latéral. — 6. Etage inférieur rempli par, 7, la corne d' Amman [grand hippocampe). Cette saillie porte plusieurs bosselures séparées par des sillons superficiels; elle est concave en dedans et longée par, 8, le corps bordant.
9. Cavité digitale ou ancyroïde. Elle est occupée presque entièrement par, 10, Y ergot de Maraud ( petit hippocampe). — 11. Fibres transversales de la face inférieure du corps calleux, circonscrivant le ventricule latéral. — 12. Lobule frontal. — 13. Lobule sphénoïdal. — lù. Lobule occipital. — 15. Substance blanche (médullaire). — 16. Substance grise (corticale). — 17. Commissure cérébrale antérieure.
Cette ligure représente la portion centrale de la figure 3. pour faire voir le trajet du plexus choroïde.
Explication «le la figure l\.
1. Plexus chor , ïde. Plus épais dans l’étage inférieur, où il se continue avec la pie-mère de la base de l’encéphale, il contourne l’extrémité postérieure de la couche optique, monte en s’effilant jusque dans l’étage supérieur et traverse le trou de Monro, pour se continuer avec le plexus choroïde du ventricule moyen.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
22. Cavité digitale ou ancyroïde vue par l’ablation de sa paroi inférieure. —23. Ergot de Morand contenu dans cette cavité. Il est le résultat de la proéminence d’une circonvolution qui refoule sa paroi inférieure et interne.
Le cerveau est vu par la base, et permet d’étudier plusieurs de ses parties profondes.
Préparation. — La préparation de la figure 1 étant faite, incisez sur la ligne médiane les tubercules testes , l’aqueduc de Syl vins, les pédoncules du cerveau, les lamelles perforées médianes, les tubercules mamillaires, le luber cinereum et le chiasma; conservez ces organes d’un côté et enlevez-les du côté opposé, à l’exception du tubercule mamillaire qui doit être rejeté légèrement en dehors, en respectant aussi le pilier correspondant de la voûte et la commissure cérébrale antérieure : vous pénétrez ensuite dans la portion transversale de la fente cérébrale de Bichat avec un scalpel à lame longue, large et bien acérée , tenue dans la position horizontale. Delà, ramenez cette lame obliquement et de bas en haut vers la périphérie, de manière à diviser la base de Vinsula et la partie interne du lobule frontal, qui recouvrele genou et le bec du corps calleux : vous obtenez une excavation dont le fond est constitué, en dedans par la face inférieure de la voûte à trois piliers, en dehors par la face inférieure du corps calleux ou plafond de l’étage supérieur du ventricule latéral.
Enlevez encore du côté opposé, par une coupe oblique de bas en haut et d’avant en arrière, les circonvolutions des lobules sphénoïdal et occipital (lobe postérieur), pour dégager l’étage inférieur et la cavité digitale. Ces diverses coupes faites, vous reproduisez exactement celte figure.
Ex|tIie:Mioii «le la ligure 2.
I. Corps genouillés interne et externe, sur la face inférieure de l’extrémité postérieure de la couche optique.
— 2. Bandelette et racines du nerf optique. — 3. Pédoncule du cerveau, coupé immédiatement au-devant de la protubérance. — h. Coupe de la couche optique. — 5. Tubercule mamillaire. — 6. Portion du tuber cinereum .
— 7. Fibres transversales de la face inférieure du bourrelet du corps calleux. — 8. Face inférieure de la voûte à trois piliers. — 9. Sillon de séparation des deux cordons de la voûte, et, 10, espace triangulaire, légèrement excavé, confondu par la base avec le bourrelet du corps calleux, dont les côtés et le sommet sont constitués par les parties saillantes de la voûte. On y voit des fibres blanchâtres, à directions différentes : celles du milieu , antéro-postérieures, longitudinales , légèrement curvilignes, convergent en avant et sont réunies en un seul faisceau; les fibres latérales, obliques, curvilignes et de plus en plus longues vers la périphérie, forment, de chaque côté un faisceau qui vient se confondre avec les fibres du milieu. Toutes ces fibres se réunissent, en arrière, avec les fibres transversales, légèrement curvilignes, de la face inférieure du bourrelet du corps calleux, et constituent par leur disposition ce qu’on a appelé lyre ( psalterium ou corpus psalloides).
II. Pilier an'crieur de la voûte. Il forme un crochet dont l’extrémité se termine, en partie, par un renflement pisiforme, blanchâtre, appelé, 12, tubercule mamillaire. Le pilier du côté opposé traverse la substance grise du tuber cinereum pour se rendre aussi au tubercule mamillaire. — 13. Commissure cérébrale antérieure, vue au moment où elle vient de traverser le noyau extra-ventriculaire pour croiser perpendicula irement les piliers antérieurs de la voûte, au-devant desquels elle est placée.
1Z|. Pilier postérieur de la voûte. Il contourne l’extrémité postérieure de la couche optique et se continue avec, 15, le corps bordant, qui finit en avant, 16, à l’extrémité réfléchie de la circonvolution de l’hippocam pe.
— 17. Corps godronné. Il occupe l’espace compris entre le corps bordant et la paroi interne de Vêlage inférieur. L’extrémité antérieure du corps godronné se réunit à la substance grise de la circonvolution de l’hippocampe; son extrémité postérieure, effilée, contourne le bourrelet du corps calleux et va se perdre aussi dans la substance grise de la face inférieure de Vourlet (circonvolution du corps calleux ), vers sa partie moyenne.
18. Cavité de l'étage inférieur, visible par l’ablation de sa paroi inférieure. Elle se continue en arrière avec, 19, la cavité digitale.
20. Face inférieure du corps calleux. On reconnaît trois ordres de fibres. Les fibres de la partie moyenne sont transverses ; celles de la corne frontale et de la corne occipitale sont obliques et curvilignes; mais l’obliquité et la courbure des fibres de la corne occipitale sont plus pronon c es. Les fibres du troisième ordre sont longitudinales, légèrement curvilignes, et appartiennent à la corne sphénoïdale du corps calleux.
21. Genou du corps calleux. — 22, Noyau gris de Vinsula ou noyau extra-ventriculaire du corps strié. — 23. Circonvolution de Vinsula.
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
Elle représente une portion des lobules frontaux, afin d’étudier les rapports de ces organes avec le genou et le bec du corps calleux.
Explication de la figure 3.
î, 1. Lobules frontaux, écartés l’un de l’autre par leur extrémité antérieure. — 2. Genou du corps calleux, et, 3, bec. Cette figure montre la division du bec en trois branches : une médiane et deux latérales. La première se continue avec. Zi, la lame sus-optique, percée ici d’un trou; elle concourt à former la paroi antérieure du ventricule moyen. Les deux autres branches contournent les circonvolutions les plus reculées des lobules frontaux, augmentent de volume et longent les bords postérieurs des quadrilatères perforés, où elles se terminent. Ces deux branches ont été désignées par Vicq-d’Azyr sous le nom de pédoncules du corps calleux : elles manquent quelquefois. Ces pédoncules sont la terminaison destractus longitudinauxdela face supérieure du corps calleux, ainsi que nous le verrons dans la planche suivante.
5. Nerf olfactif coupé. Sa section fait voir sa forme triangulaire. — 6. Renflement gris ou bulbe d’origine de ce nerf. — 7. Ses racines blanches externes et internes. — 8. Bulbe de terminaison.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
plmchi: 21.
Cette planche a pour objet l’étude du corps calleux.
Le corps calleux est une commissure transverse qui réunit l’un à l’autre les deux hémisphères cérébraux. Il est constitué principalement par l’expansion fibreuse des lobes et par une petite portion des pédoncules cérébraux. En taisant 1 étude de cet organe, isolé des autres parties, on reconnaît qu il représente, de chaque côté, une espèce de noyau tricorne, autour duquel viennent s’appliquer les deux hémisphères.
La forme du corps calleux est celle d'une voûte superposée transversalement aux ventricules latéraux et moyen, plus large en arrière qu’en avant. Recourbé, mince et bifurqué en avant, épais et bifide en arrière, le corps calleux est encore bifide inférieurement et sur ses côtés, pour aboutir aux lobules moyens.
On lui distingue deux faces, deux bords et deux extrémités
Elle montre la face supérieure, les bords latéraux et les extrémités cl a corps calleux. Du côté gauche, la portion du lobe qui les recouvrait est renversée; à droite, cette portion est coupée au niveau de l’entre-croisement et de Yinsula.
Face supérieure du corps calleux. Elle est convexe dans le sens antéro-postérieur, légèrement excavée sur toute la ligne médiane et un peu convexe sur les côtés. La partie moyenne de cette face est libre, et répond aux artères calleuses et au bord inférieur de la faux.
Sur les côtés de la ligne médiane, entre la face supérieure du corps calleux et la circonvolution qui la borde, on découvre ( voy . fig. 4, pl. 18) une cavité longitudinale, nommée par Vésale, sinus corporis callosi, et par Sabatier, ventricules du corps calleux.
Les parties latérales de cette face, un peu bombées, sont au contraire masquées complètement par les hémisphères, et représentent un bourrelet longitudinal, arrondi, qui répond au bord externe des couches optiques et des corps striés.
Bords latéraux. Leur point de terminaison est encore pour les anatomistes un sujet de controverse. La plupart d’entre eux admettent que le corps calleux se perd latéralement dans l’épaisseur des hémisphères. M. Foville exprime une opinion entièrement opposée. Cet organe n’aurait, selon lui, aucune connexion intime avec les hémisphères. Le corps calleux serait limité sur les côtés par un bourrelet longitudinal, arrondi, correspondant au niveau du bord externe des couches optiques et des corps striés, et constitué seulement par une incurvation de haut en bas des fibres du corps calleux, qui se continuent avec les radiations des pédoncules cérébraux. Aussi M. Foville regarde -t-il le corps calleux comme une commissure formée par l’expansion pédoncu faire.
A. Dugès, se fondant sur l’anatomie comparée, professe une autre opinion. D’après cet auteur, deux couches de fibres constitueraient le corps calleux ; les fibres de l’une remonteraient vers les circonvolutions ; les fibres de l’autre descendraient sur les couches optiques.
M. Cruveilhier admet une double continuité du corps calleux avec les radiations des hémisphères, et avec celles des corps striés et des couches optiques; et il explique cette continuité par un entre-croisement qui aurait lieu de la manière suivante :
« Les fibres radiées, émanées du côté externe du corps strié et de la couche optique du côté droit, se recourbent immédiatement en dedans, se portent de droite à gauche pour constituer le corps calleux, traversent la ligne médiane; parvenues au bord gauche du corps calleux, au niveau du côté externe du corps strié et de la couche optique gauche, ces fibres, au lieu de se recourber pour se continuer avec les radiations émanées du corps strié et de la couche optique, comme le dit M. Foville, s’épanouissent et vont se terminer dans les circonvolutions de l’hémi-
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
sphère gauclie. D’un autre côté , les radiations blanches émanées du corps strié et de la couche optique gauche se recourbent immédiatement en dedans, rencontrent au lieu de cette courbure, c’est-à-dire au niveau du bord gauche du corps calleux, les radiations émanées de la couche optique et du corps strié droit, s'entre-croisent avec elles, et, après l’entre-croisement, s’associent avec ces radiations qui leur sont parallèles, pour constituer toute l’épaisseur du corps calleux, traversent avec elles la ligne médiane, et, parvenues au bord droit du corps calleux, les abandonnent pour aller s’épanouir dans l’hémisphère droit et se terminer dans les circonvolutions de cet hémisphère. Le corps calleux est donc constitué par les radiations blanches émanées des deux hémisphères. Il y a donc entre-croisement de ces radiations dans l’épaisseur du corps calleux. Cet entre croisement n’a pas lieu sur la ligne médiane, mais bien de chaque côté de la ligne médiane, sur les limites externes du ventricule latéral, au côté externe des corps striés et des couches optiques, et si cet entre-croisement a échappé à l’investigation des anatomistes, c’est parce qu’il y a parallélisme entre les fibres qui se croisent.
» Cet entre-croisement, quirésultedu double fait de la continuité du corps calleux, d’une part, avec les radiations émanées des couches optiques et des corps striés ; d’autre part, avec les radiations des hémisphères, et par conséquent des circonvolutions; cet entre-croisement, dis-je, explique parfaitement l’effet croisé des maladies du cerveau, et fait qu’il n’est que partiellement expliqué par l’entre croisement des pyramides : car cet entre-croisement porte sur tous les faisceaux de la moelle qui, se prolongeant dans le cerveau, ont échappé à l’entre-croisement du collet du bulbe. »
Cette manière de voir est assurément très ingénieuse ; mais quelque louables que soient les efforts tentés pour trouver la raison des faits pathologiques encore inexpliqués, cette explication n’est rien moins qu’une hypothèse; or toute hypothèse doit être exclue du domaine de l’anatomie.
Les dissections multipliées du corps calleux, faites par divers procédés, m’ont permis de reconnaître, en effet, l’existence d’un entre-croisement de chaque côté du bourrelet longitudinal; mais le mode de Centre-croisement diffère de celui adopté par M. Cruveilhier. Avant d’en donner l’explication, il est indispensable de montrer de quelle manière je considère le corps calleux.
Cet organe est constitué par un plan découches de fibres, superposées, horizon taies, curvilignes, accolées les unes aux autres, dont le nombre est indéterminé. Ce plan de fibres devient, dans son pourtour, au niveau des couches optiques et des corps striés, le point de départ des fibres rayonnées dans toutes les directions. Les unes, ascendantes, se portent vers la convexité du cerveau ; les autres, descendantes, se dirigent vers la base. Enfin, les fibres intermédiaires, horizontales, se continuent et rayonnent en avant, en arrière et sur les côtés.
Il importe aussi de rappeler en peu de mots la disposition des fibres rayonnées pédonculaires. Toutes ces fibres traversent l’épaisseur des couches optiques et des corps striés, en formant une lame dirigée obliquement de bas en haut, et de dedans en dehors. La face inférieure de cette lame adhère au noyau extra-ventriculaire auquel elle envoie des fibres blanchâtres très déliées ; sa face supérieure donne aussi des libres très déliées, qui pénètrent dans tous les sens le noyau intraventriculaire. Ces deux ordres de fibres se terminent dans les noyaux extra et intra-ventriculaires du corps strié. Indépendamment de ces fibres, d’autres fibres plus externes et plus grosses, après avoir traversé le corps strié, s’incurvent vers la face inférieure du corps calleux et semblent se réunir, en avant, aux fibres de la face inférieure de cet organe, dont les sépare dans le reste de leur étendue une espèce de raphé. Enfin, les fibres les plus grosses et les plus nombreuses montent en rayonnant vers la convexité, où elles constituent le noyau de chaque circonvolution. C’est entre ce dernier ordre de fibres pédonculaires, c’est-à-dire celles qui rayonnent vers la convexité, et les fibres rayonnées du corps calleux, que je place cet entre-croisement. Voici comment je l’explique :
A la base du cerveau, au niveau du côté externe du noyau extra-ventriculaire du corps strié, les fibres pédonculaires ascendantes s’entre-croisent avec les fibres descendantes du corps calleux; parvenues à l’extrémité antérieure du noyau intra-ventriculaire du corps strié, les fibres pédonculaires antérieures rencontrent aussi les fibres transverses et obliques de la portion réfléchie
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
de cet organe, et forment avec elles un entre-croisement; enfin, arrivées au niveau des bourrelets longitudinaux , les fibres pédonculaires s’entre-croisent de nouveau avec les fibres horizontales du corps calleux.
De ce qui précède, je conclus :
1” Que le corps calleux est constitué par des fibres qui aboutissent aux circonvolutions ou qui en émanent;
2° Que les fibres de la face inférieure semblent se continuer, de chaque côté, avec les fibres radiées pédonculaires ; mais que la continuité n’est pas directe, surtout en arrière, à cause de l’existence d’un raphé sur les limites de ces deux ordres de fibres;
3° Qu’il existe un entre-croisement au niveau des bourrelets longitudinaux, mais que cet entrecroisement a lieu entre les fibres pédonculaires et les fibres du corps calleux;
4° Que les pédoncules cérébraux et le corps calleux envoient des expansions fibreuses dans les circonvolutions pour en constituer le noyau ;
5° Que le corps calleux est une véritable commissure des hémisphères, et non pas, comme le veut M. Foville, une commissure des pédoncules cérébraux.
Quant aux préparations faites par cet anatomiste pour démontrer la réalité de son assertion, je pense qu’elles étaient purement artificielles et le produit de la rupture des fibres médullaires qui du corps calleux se rendent aux lobes (hémisphères). Ce reproche me paraît d’autant plus fondé qu’il lui a été déjà adressé par MM. deBlainville et Longet.
Extrémité antérieure du corps calleux . Échancrée dans son milieu, elle présente sur les côtés deux cornes, dont la proéminence dans les lobes cérébraux antérieurs ferme en avant les ventricules latéraux. Recourbée de haut en bas, entre les deux lobules frontaux (fig. 3, pl. 17, et fig. 3, pl. 20), et de plus en plus mince, cette extrémité laisse voir à sa surface la terminaison des tractus blancs longitudinaux, et va se confondre au milieu avec la lame (lame sus-optique) qui sort de la commissure des nerfs optiques, et, sur les côtés, avec les fibres qui réunissent entre elles les cornes frontales et sphénoïdales du corps calleux.
D’après Yicq d’Azyr, la terminaison du corps calleux aurait lieu, en avant, par deux cordons blancs, ou tractus, qu’il appelle pédoncules du corps calleux, qui vont en divergeant jusqu’à la substance perforée, près de l’origine du nerf olfactif.
Ces tractus, que j’ai rencontrés souvent, sont reproduits dans les lig. 3 des pl. 17 et 20.
La courbure antérieure de cette extrémité est le genou , et la portion la plus mince qui la termine, le bec.
Nous avons vu plus haut que la partie moyenne du bec aboutit à la lame sus-optique, et que ses parties latérales s’épanouissent, de chaque côté, dans les lobules frontaux, et, en partie, dans le lobule du corps strié. Ces épanouissements latéraux sont les pédoncules du corps calleux.
Extrémité postérieure. Nommée bourrelet à cause de son renflement qui est considérable, elle est échancrée dans son milieu. Des parties latérales et inférieures de cette extrémité émergent quatre cornes. Deux se prolongent dans les lobules postérieurs , les deux autres dans les lobules moyens. L’extrémité postérieure constitue le bord supérieur de la fente médiane (portion horizontale de la grande fente cérébrale de Bichat).
L’échancrure médiane postérieure du bourrelet est la terminaison même du sillon qui sépare les tractus blancs longitudinaux [voy. l’explication de la fig. 1).
Préparation. — Le cerveau étant dépouillé de ses membranes et placé sur sa base, écartez l’un de l’autre les hémisphères dans leur milieu, de manière à apercevoir au fond de la scissure médiane le corps calleux. Ensuite faites deux incisions horizontales antéro-postérieures, l’une qui divise le lobule frontal jusqu’au niveau du genou du corps calleux, l’autre qui s’étend depuis le lobule occipital jusqu’au bourrelet. Cela fait, introduisez avec précaution l’extrémité du doigt dans le sillon de séparation ( sinus corporis callosi) intermédiaire au corps calleux et à la circonvolution qui le contourne ; pressez doucement le fond de cet intervalle avec la pulpe du doigt, de dedans en dehors, en le promenant successivement d’avant en arrière et d’arrière en avant : de cette manière vous décollez l’hémisphère du corps calleux.
ET DES ORGANES DES SENS DE L’IIOMME
Il importe, pour assurer le succès de cette préparation qui a été indiquée par M. Foville, d’avoir à sa disposition un cerveau bien frais ou durci par l’alcool.
Un autre mode de préparation , plus généralement suivi, consiste à enlever toute la portion supérieure des hémisphères par une section horizontale pratiquée à 3 ou 5 millimètres au-dessus du corps calleux. On découvre ainsi le centre ovale de Vieussens, qui résulte lui-même de la réunion des deux noyaux médullaires hémisphéraux avec le corps calleux.
Explication «le la figure 1.
1. Face supérieure du corps calleux. Elle offre sur toute l’étendue de la ligne médiane, 2 , le sillon médian superficiel, sur les côtés duquel on remarque, 3, quelques tractus blancs longitudinaux, désignés sous le nom de nerfs longitudinaux de Lancisi. Ces tractus présentent des dispositions variées : réunis en un seul à la partie antérieure du corps calleux, tantôt simples d’un côté, tantôt doubles de l’autre, ils se confondent entre eux pour se séparer de nouveau. Ces tractus sont coupés à angle droit par, û, des faisceaux de fibres transverses qui passent au-dessous, s’incurvent dans la direction oblique, et se prolongent dans l’épaisseur des lobules frontaux et occipitaux.
5, 5. Bords latéraux (bourrelets longitudinaux). — 6. Extrémité antérieure (genou). — 7. Extrémité postérieure (bourrelet du corps calleux). — 8. Ligne qui établit la démarcation entre la partie delà face supérieure du corps calleux qui constitue le ventricule de cet organe, et celle adhérente au lobe cérébral correspondant (hémisphère).
Cette figure montre la face inférieure du corps calleux, ses connexions avec les fibres rayonnées pédonculaires, et les prolongements que cet organe envoie sous forme de cornes dans les lobules frontaux, sphénoïdaux et occipitaux.
La face inférieure du corps calleux est légèrement convexe au milieu, concave sur les côtés, et constitue la paroi supérieure ou voûte des ventricules latéraux. Elle contribue à former la paroi supérieure du ventricule moyen , et est doublée par la membrane ventriculaire.
Libre dans une grande étendue, cette face répond sur la ligne médiane, en avant, au septum lucidum et à son ventricule ; en arrière, à la voûte à trois piliers ( voy . fig. 2, pi. 20), à laquelle elle adhère d’une manière intime, surtout vers la partie postérieure.
Préparation. — Placez d'abord sur la convexité le cerveau dépouillé de ses membranes; découvrez complètement sa base par l’ablation du cervelet et de la moelle allongée, comme dans la préparation de la ligure 1 de la planche 20. Faites sur toute la ligne médiane une incision verticale antéro-postérieure; écartez et renversez du côté gauche toute la portion correspondante divisée, vous pénétrez dans les ventricules. Enlevez le noyau intra-ventriculaire du corps strié pour mettre à nu la face supérieure de l’épanouissement pédonculaire ( couronne rayonnante de Reil) \ découvrez l’étage inférieur et la cavité digitale par une section légèrement oblique, qui divise les lobules sphénoïdal et occipital.
Ensuite portez du côté droit le couteau dans la scissure de Sylvius, et enlevez par une section oblique, d’avant en arrière, la moitié inférieure des lobules sphénoïdal et occipital, pour dégager le noyau extra-ventriculaire du corps strié et la cavité digitale ; faites l’ablation de ce noyau, vous découvrez la face inférieure de l’épanouissement pédonculaire. Coupez par une section horizontale toute la portion des lobules frontaux qui est au-dessus du niveau du genou et du bec du corps calleux. On termine par l’ablation complète de la voûte à trois piliers.
Explication «le la figure 2.
1. Face inférieure du corps calleux. — 2. Raphé médian. — 3, 3. Fibres transverses. Celles d’un côté ne se continuent pas avec les libres du côté opposé, dont elles sont séparées sur la ligne médiane par le raphé. Ces fibres sont moins apparentes que celles de la face supérieure.
k,h. Fibres obliques. On reconnaît qu’elles sont la continuation des fibres transverses qui ont changé de direction, et se prolongent, en avant, dans le lobule frontal, pour constituer la corne frontale; en arrière, dans le lobule occipital, pour former la corne occipitale.
5. Fibres longitudinales. Elles sont la continuation des fibres transverses, lesquelles s’incurvent au niveau
6Zi ANATOMIE DU SYSTÈME N EU YEUX
de l'extrémité postérieure de la couche optique, pour sc prolonger dans le lobule sphénoïdal, et constituer la corne sphénoïdale.
Les faisceaux fibreux recourbés du bourrelet du corps calleux, qui pénètrent dans les lobules postérieurs pour envelopper l’ergot de Morand, ont été décrits par lleil sous le nom de forceps major; et le large tractus qui, recourbé de haut en bas, de dedans en dehors, et d’arrière en avant , constitue ies parois supérieure , latérale et inférieure de la corne inférieure du ventricule latéral, où sc loge le pied d’hippocampe, a été nommé par le même auteur tapétum.
6. Fibres rayonnées pédonculaires [couronne rayonnante de Rcil). Elles sont mises à nu par l’ablation du noyau intra-ventriculaire du corps strié. On les voit ici émerger en rayonnant du côté externe de la couche optique. Ces fibres sont blanches comme celles du corps calleux, un peu plus grosses, et entremêlées de substance grise. Les plus antérieures semblent se continuer avec les fibres du corps calleux, en formant des angles de plus en plus ouverts en arrière ; les autres fibres sont séparées par, 7, le raphé latéral.
8. Épanouissement des fibres pédonculaires, mis à nu par l’ablation du noyau extra-ventriculaire du corps strié. — 9. Entre croisement. Il est formé par les fibres pédonculaires ascendantes, qui s’entre-croisent avec les fibres descendantes du corps calleux.
10. Bourrelet du corps calleux. — 11. Section du genou. — 12. Noyau blanc d’une circonvolution. Il résulte de l'épanouissement des fibres du corps calleux et du pédoncule cérébral. — 13. Couche optique. — 1Z|. Corps genouillés se continuant avec le nerf optique. — 15. Coupe d’un pédoncule.
Tnrn Lemercier . rue (le Seins «7, Par
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
Elle a pour objet d’étudier la structure du corps calleux, ses rapports avec le cerveau, le cervelet et la moelle allongée, et les prolongements pédonculaires supérieurs jusque dans l’épaisseur de la couche optique.
Dans cette figure, le corps calleux tenant au lobe droit est vu de profil et mis à nu par l’ablation du lobe gauche qui le recouvrait.
Préparation. — Procurez-vous un cerveau débarrassé de son enveloppe immédiate et durci par l'alcool* Isolez d’abord cet organe des autres parties encéphaliques : coucbez-le sur un des lobes et agrandissez la scissure médiane afin d’apercevoir au fond le corps calleux ; opérez le décollement de l’autre lobe par le procédé de NI. Fo ville, indiqué dans la tig. 1 de la pl. 21, de manière à décoiffer complètement toute la portion du corps calleux qui était recouverte, pour voir la forme tricorne de cet organe. Cela fait, pratiquez dessus des entailles superficielles qui vous donnent de petites lames très minces de substance, dont vous complétez la séparation par la traction avec les doigts. On peut de la sorte suivre et reconnaître la direction des fibres du corps calleux et l'épanouissement pédonculaire.
Explication «le la figure J.
1, 1. Face supérieure du corps calleux. — 2,2. Grande circonvolution du corps calleux (ourlet). — R. Ventricule du corps calleux ( sinus corporis callosi ). On voit que c’est une espèce de rigole curviligne, intermédiaire à la face supérieure du corps calleux qui forme sa paroi inférieure, et à l’ourlet qui constitue sa paroi supérieure. — h, li. Débris de tractus longitudinaux du corps calleux. — 5. Fibres transverses. L’ablation des traclus, sur certains points, permet de constater qu’elles sont subjacentes, sur la ligne médiane, à ces tractus. — 6, G, 6. Fibres obliques. On peut reconnaître leur incurvation vers les cornes frontale, sphénoïdale et occipitale du corps calleux, et leur entre-croisement avec 7, 7, les fibres rayonnées pédonculaires. — 8. Lambeau renversé, qui montre l’entre-crolsement des fibres obliques avec les fibres rayonnées pédonculaires. — 9. bourrelet longitudinal limitant le bord latéral du corps calleux. On reconnaît ici qu’il n'y a aucune continuité entre les fibres du corps calleux et celles du pédoncule. — 10. Fibres rayonnées du corps calleux et du pédoncule. Ces fibres, dont quelques débris seulement sont visibles ici. se dirigent vers le lobule occipital pour constituer les noyaux des circonvolutions. — 11. Circonvolution interne du lobule frontal. — 12. Circonvolutions du lobule occipital ou de la cavité digitale.
Cette figure présente la face postérieure de la moelle allongée et ses connexions avec le cerveau.
Préparation. — Faites d’abord une coupe horizontale qui mette à nu les ventiicules ; enlevez complètement le lobe postérieur par une section verticale et transversale, pratiquée de chaque côté, immédiatement derrière la couche optique.
Séparez aussi le cervelet de la moelle allongée au moyen d’une autre section faite de chaque côté sur ses trois pédoncules; découvrez les fibres rayonnées qui émergent des côtés externes des couches optiques, par l’énucléation des noyaux intra-ventriculaires des corps striés; enlevez d’un côté les deux tubercules quadrijumeaux, la commissure formée par les faisceaux triangulaires (rubans de Reil) et la partie postérieure de la couche optique correspondante, afin de suivre les prolongements supérieurs du cervelet jusque dans le cerveau. Pratiquez une échancrure sur l’extrémité postérieure de la couche optique du côté opposé, pour constater le trajet de la comînhsnre cérébrale postérieure. Cela fait, vous reproduisez exactement cette figure.
Explication de la figure 2.
1. Bulbe crânien. — 2. Paroi antérieure du quatrième ventricule. —3, 3. Pédoncules inférieurs du cervelet.— A, h. Pédoncules moyens. —5, 5. Ses pédoncules supérieurs. — 6. Faisceau triangulaire. — 7. Testes cl nales
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conservés du côté gauche. Le pédoncule cérébelleux supérieur du côté gauche semble se terminer au niveau du tubercule testes ; mais l’ablation du testes et du nales, du côté droit, laisse voir la continuation de ces pédoncules dans l’épaisseur de la couche optique pour aller constituer l’étage supérieur du pédoncule cérébral.
La terminaison des pédoncules cérébelleux supérieurs dans le cerveau justifie la dénomination d e processus cerebelli ad cerebrum, qui leur a été donnée de préférence à celle de processus cerebelli ad testes, seu ad corpora quadrigemina.
8. Commissure cérébrale postérieure, visible dans la couche optique au moyen d’une échancrure pratiquée sur celle-ci. — 9. Corpus album subrotundum. On voit les fibres blanchâtres et superficielles de cet organe se continuer avec, lo, la bandelette demi-circulaire , dont les fibres s’engrènent avec, 11, les fibres rayonnées pédonculaires ; celles-ci forment un entre-croisement avec, 12, les fibres obliques et transverses de la portion réfléchie du corps calleux.— 13. Septum lucidum. Il paraît résulter de l’incurvation, de bas en haut, de chaque côté, des fibres de la portion réfléchie du corps calleux. — IA- Lambeau du corps calleux renversé. — 15. Raphé intermédiaire à l’épanouissement des fibres pédonculaires et du corps calleux. — 16. Pilier antérieur de la voûte. — 17. Commissure antérieure. — 18. Habenœ. — 19. Trou de Monro. — 20, 20. Substance blanche ou médullaire des circonvolutions — 21, 21. Substance grise ou corticale des circonvolutions.
Cette figure représente une coupe verticale et transversale de l’encéphale et de ses enveloppes osseuses et membraneuses.
Préparation. — Sciez le crâne et l’encéphale verticalement, dans la direction d’une ligne transversale, demicirculaire, qui commence au milieu de la suture sagittale , divise les bosses pariétales et les condyles occipitaux, en passant au-devant de l’apophyse mastoïde ; enlevez complètement la portion occipitale : le plan vu du côté de la section donne cette figure.
ËxplicatioiB «3e la figure a.
1. Corps calleux. Sa face supérieure est en rapport, sur la ligne médiane, avec la faux et, de chaque côté, avec les hémisphères dont la séparent, 2, les ventricules du corps calleux. On voit encore sur les côtés, mais un peu plus en dehors , l’épanouissement des fibres du corps calleux se prolonger dans les noyaux blancs des circonvolutions. La face inférieure du corps calleux constitue avec les tubercules quadrijumeaux la portion transversale de la grande fente cérébrale, de Bichat, traversée par les veines de Galien et la pie-mère extérieure, qui assujettit la glande pinéale aux tubercules nates.
3, 3. Ventricules latéraux. Ils sont circonscrits, de lotis côtés, par les prolongements du corps calleux. La paroi interne de l’étage inférieur esl refoulée par, A, la corne d’Ammon, blanchâtre à la périphérie et grisâtre à l’intérieur. — 5. Cervelet séparé du cerveau par la tente. — 6. Coupe des tubercules quadrijumeaux, de l’aqueduc de Sylvius et de la protubérance. — 7. Bulbe crânien, en rapport avec les artères vertébrales et le rameau spinal antérieur. — 8. Nerf auditif s’engageant dans le conduit auditif interne. — 9. Nerf pneumo-gastrique traversant le trou déchiré postérieur. — 10. Nerf grand hypoglosse, traversant le trou condylien antérieur. — 11. Substance grise ou corticale , et, 12, substance blanche ou médullaire des circonvolutions. Celle-ci est formée par des fibres du corps calleux, qui vont en rayonna nt jusqu’à la substance grise des circonvolulions.
PL
Dessiné cl après nature par LÉTCflié
îréparé par Lu&OYic .
T-mp Lemercier.r de Seine Pj.ParL
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