‹ Névrologie, ou, Description et iconographie du système nerveux [electronic resource]Chapitre 60 sur 210 · PLEXUS CERVICAL SUPERFICIEL · texte numérisé non relu

PLEXUS CERVICAL SUPERFICIEL

Ce plexus estime émanation du plexus profond ; toutes les branches qui le composent émergent vers le milieu du bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, se placent entre ce muscle et le peaucier, et traversent après un certain trajet ce dernier pour se rendre à la peau.

ANATOMIE Mi SYSTÈME NERVEUX

A. Branches ascendantes.

1° Branche cervicale super fie telle [ascendante anterieure). — Cette branche, la plus antérieure, émane du plexus cervical profond, par un tronc commun avec le nerf auriculaire , de l’anastomose des deuxième et troisième paires cervicales, contourne à la manière d’une anse le bord postérieur du sterno-mastoïdien, monte un peu obliquement en avant entre ce muscle et le peaucier [voy. fig. 1 , pl. 42), croise la veine jugulaire externe derrière laquelle elle est ordinairement placée, et se partage, au niveau du bord antérieur du sterno-mastoïdien, en deux ordres de rameaux , les uns ascendants, les autres descendants.

Dans tout le trajet quelle parcourt avant sa bifurcation, cette branche est aplatie, rubaniforme , et constituée par la juxtaposition de plusieurs filets. Elle fournit quelques rameaux ascendants et descendants qui accompagnent la veine jugulaire externe, les uns en dehors, les autres en dedans, et vont se terminer soit à la peau de la joue, soit en s’anastomosant avec l’auriculaire et le facial.

Rameaux anastomotiques avec le facial [voy. 3, fig. 1 , pl. 42). — Au niveau et au delà de sa bifurcation , ce nerf fournit plusieurs branches ascendantes qui vont s’anastomoser derrière le peaucier avec la branche cervico-faciale pour constituer un petit plexus, nié par M. Cruveilhier.

Le rameau ascendant [voy. 6, fig. 1, pl. 42) s’épanouit en plusieurs filets flexueux qui traversent le peaucier, deviennent sous-cutanés et vont se perdre à la peau du menton et de la région sushyoïdienne; il s’anastomose aussi par quelques rameaux avec le facial.

Le rameau descendant [voy. 7, fig. I, pl. 42), presque toujours multiple, marche en bas et en dedans vers la région sous-hyoïdienne; il change bientôt de direction, jse réfléchit un peu en haut, traverse le peaucier, et se perd à la peau de cette région. Quelques uns de ses filets longent la veine jugulaire antérieure.

•2° Branche auriculaire [ascendante moyenne). — Elle naît de l’anse nerveuse des deuxième et troisième paires cervicales, conjointement avec la branche cervicale superficielle, se dirige en bas et en arrière , jusqu’au niveau de la partie moyenne du bord postérieur du sterno-mastoïdien, sur lequel elle se réfléchit en formant une courbe à concavité antérieure et supérieure ; puis remonte obliquement entre le sterno-mastoïdien et le peaucier jusqu’au lobule de l’oreille, où elle se divise en deux rameaux , l’un externe ou superficiel , l’autre interne ou profond [voy. 8, fig. 1, pl. 42).

Avant sa bifurcation terminale, la branche auriculaire donne quelques rameaux appelés faciaux ou parotidiens , dont le nombre varie depuis deux jusqu’à cinq ; parmi ces rameaux, les uns rampent obliquement entre la glande parotide et la peau de la face, les autres traversent la parotide ; presque tous se terminent à la peau de la face où l’on peut les suivre jusqu’au-dessous de la pommette; quelques filets restent dans la glande , d’autres s’anastomosent avec le facial.

Le rameau auriculaire externe ou superficiel se porte verticalement en haut vers l’antitragus ; il se distribue en grande partie à la peau de la face externe du pavillon de l’oreille. Un de ses filets traverse la scissure située entre la conque et l’extrémité caudale de l’hélix et de l’anthélix , pour se perdre à la conque ; les autres se rendent à la peau de la rainure de l’hélix.

Le rameau auriculaire interne ou profond monte obliquement en haut et en arrière , dans l’épaisseur de la glande parotide, au devant de l’apophyse mastoïde, vers laquelle il croise à angle aigu i’occipilo-auriculaire du facial, plus profond que lui et avec lequel il s’anastomose. 11 se divise en deux filets , l’un postérieur, destiné à la peau de la région mastoïdienne où il reçoit une anastomose de l’occipitale externe ; l’autre antérieur, qui se termine par des filets très déliés à la partie supérieure et interne du pavillon de l’oreille.

3a Branche mastoïdienne [ascendante postérieure , occipitale externe , occipito-auriculaire de Chaussier) [voy. 14, fig. 1, pl. h 2). — Émanée de la deuxième paire cervicale, la branche occipitale externe contourne le bord postérieur du sterno-mastoïdien en formant une anse à concavité antérieure, située au-dessus de celle de l’auriculaire ; elle se dirige en haut et en arrière, en longeant le bord postérieur du sterno-mastoïdien, parallèlement au nerf occipital interne, et se divise au niveau de l’apophyse mastoïde en deux rameaux, l’un antérieur, l’autre postérieur.

L'antérieur marche obliquement en avant vers le pavillon de l’oreille, s’anastomose avec un filet

ET DES 011GANES DES SENS DE L’HOMME

US

de l’auriculaire, et se partage en ramuscules dont les unsse perdent à la peau de la région mastoïdienne, les autres à la peau de la partie interne et supérieure du pavillon de l’oreille, malgré l'opinion contraire de M. Cruveilhier.

Le rameau postérieur fournit des filets divergents à la peau de la région latérale de l’occiput, où ils s’anastomosent plusieurs fois à angle aigu avec des filets du nerf occipital interne.

4° Petite mastoïdienne ( voy . 13, iîg. 1, pi. 42). — Elle tire assez souvent son origine delà troisième cervicale ; elle se dirige en haut ët en arrière, entre l’auriculaire en avant, l’occipitale en arrière, et s’épanouit à la peau de la région mastoïdienne.

B. Branches descendantes.

Ordinairement au nombre de deux, et quelquefois ne formant qu’un seul tronc à leur origine, ces branches naissent de la quatrième cervicale, dont elles semblent être la terminaison. Elles se dégagent derrière le sterno-mastoïdien, au-dessous de sa partie moyenne [voy. 18, fig. 1, pl. 42), contournent son bord postérieur, descendent perpendiculairement à la clavicule en divergeant, et se divisent en plusieurs rameaux qui se subdivisent à leur tour. Ces rameaux, qu’on peut distinguer en antérieurs ou sus-sternaux, en moyens ou sus-claviculaires, e n postérieurs ou sus-acromiens , traversent le peaucier à la partie supérieure du thorax, et se perdent à la peau de cette région et à celle de l’épaule. On peut poursuivre quelques uns de ces filets jusqu’au-dessous du deltoïde.

ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX

PLMCKE 40.

Elle montre tous les nerfs cervicaux à leur sortie du trou de conjugaison anastomosés avec le grand sympathique et quelques nerfs crâniens.

Préparation. — Disséquer avec soin le muscle sterno-mastoïdien, doubler de précaution au niveau de la partie moyenne de son bord postérieur, point d’émergence du plexus cervical superficiel. Détacher complètement ce muscle, ainsi que les branches superficielles au niveau de leur réflexion. Faire la coupe du pharynx, c’est-à-dire détacher le pharynx des muscles prévertébraux, et couper la base du crâne par deux traits de scie obliquement dirigés de l’apophyse basilaire derrière l’apophyse mastoïde ; ou ce qui vaut mieux, faire cette section suivant la même direction avec une lame de sabre et un marteau. Cela fait, ouvrir le canal de l’artère vertébrale, enlever même une portion de l’artère, afin de poursuivre les anastomoses des nerfs cervicaux avec la portion cervicale du grand sympathique, l’hypoglosse et le pneumo-gastrique. Poursuivez les nerfs cervicaux et disséquez-les surtout avec attention au niveau du trou de conjugaison.

Explication 1» figure !•

Système vasculaire. — A. Tronc brachio-céphalique. — JJ. Carotide primitive. — C. Sous-clavière coupée.

— D. Carotide interne. — E, E. Artère vertébrale.

Système nerveux. — 1. Branche antérieure de la première paire cervicale. — 2. Sa branche postérieure.

— 3. Branche antérieure de la deuxième paire cervicale. — h. Sa branche postérieure. — 5. Anse formée par l’anastomose des branches antérieures de la première et de la deuxième paire cervicale. — 6. Anastomose de cette anse avec, 7, le nerf grand hypoglosse. — 8. Son anastomose avec, 9, le ganglion cervical supérieur. — 10. Branche de la deuxième paire pour le muscle droit antérieur de la tête.— 11. Branche mastoïdienne coupée.

— 12. Branche antérieure de la troisième paire cervicale. — 13. Son anastomose avec la seconde. — là. Son anastomose dans l’intérieur du canal vertébral avec, 15,1e ganglion cervical moyen. — 16. Quatrième paire cervicale. — 17. Ses anastomoses avec la troisième. — 18. Ses anastomoses avec le ganglion cervical moyen. — 19. Plexus brachial. — 20. Ses anastomoses avec le nerf vertébral, branche fournie par, 21, le ganglion cervical inférieur.

Plexus cervical profond.

Préparation. — Disséquer et détacher le sterno-mastoïdien, d’après les préceptes indiqués dans la figure 1. Enlever avec précaution l’aponévrose, le tissu cellulaire et les nombreux ganglions de cette région, afin de mettre à nu le plexus cervical profond, et ses anastomoses avec les nerfs hypoglosse, pneumo-gastrique, spinal, la portion cervicale du grand sympathique et le plexus brachial. Pour mieux voir la première paire, enlevez une portion triangulaire de la partie latérale du crâne comprise entre deux lignes, dont l’une se dirige obliquement de l’apophyse mastoïde vers le trou ovale, l’autre d’avant eu arrière de l’apophyse orbitaire externe vers le même trou ovale.

8vs|»lii*alioia «le la figure 2.

Parties accessoires. — a. Coupe des muscles ventre postérieur du digastrique et stylo-hyoïdien. — h. Muscle thyro-hyoïdien. — c. Muscle omoplat-hyoïdien. — d. Muscle sterno-hyoïdien. — e. Muscle stcrno-thyroïdien. — f. Scalène antérieur. — g. Scalène postérieur. — h. Muscle sous-clavier. — i. Angulaire de l’omoplate. — ;, j. Trapèze coupé. — k. Splénius.

Système vasculaire. — A. Carotide primitive. — B. Artère carotide externe. — C. Artère carotide interne.

Système nerveux. — 1. Branche antérieure de la première paire se dégageant entre le petit droit antérieur et le petit droit latéral de la tête, et s’anastomosant en formant une anse avec, 2, branche antérieure de la

c cl apres nalure par I iCVClIlé

Page 1