CONCLUSIONS
I. — Le médecin, appelé à rédiger un certificat de premier constat pour un accident où la névrose traumatique est possible, ne peut indiquer d’une façon précise ni les suites probables de l’accident, ni l’époque à laquelle il sera possible de connaître le résultat définitif.
II. — Le médecin appelé à titre d'expert doit chercher, dans la plupart des cas, à rendre la solution définitive. Il conclura soit à l'incapacité permanente partielle, soit à l'incapacité permanente absolue, le patron et l’ouvrier pouvant demander la revision en cas de changement dans l’état de la maladie.
Ces solutions définitives sont en contradiction avec l’évolution lente de la névrose traumatique, mais sont rendues nécessaires pour les motifs que nous indiquons dans notre troisième conclusion.
IIT. — Les solutions provisoires et les longs procès sont préjudiciables à l’individu atteint de névrose traumatique, par suite de la nature même de cette névrose et aussi en raison de l’oisiveté qui en résulte : oisiveté qui souvent conduit à l’alcoolisme.
IV — La simulation doit être assimilée à l’escroquerie et être passible des mêmes peines.
Nous n’appelons pas simulation l’exagération des symplômes chez le vrai traumatisé. Cette exagération est due à une auto-suggestion qui est au contraire un des symptômes de la névrose traumatique.
V. — Si l’état du malade exige son internement dans un asile public d’aliénés, à qui incombent les frais d’hospitalisation ? Nous ne donnons pas de solution à cette question, nous indiquons seulement ce point de droit.
Vu : le Président de la thèse,
JOFFROY Vu le Doyen,
DEBOVE Vu et permis d'imprimer :