CONCLUSION
Si maintenant nous Jetons un coup d'œil d’ensemble sur ces quelques pages, qu’en pouvons-nous tirer ? Que nous n'avons pas la prétention d'imposer notre manière de voir. Les problèmes qui nous occupent, s'ils sont vieux comme la médecine, sont toujours à l'étude, et, serait bien téméraire, je crois, quiconque en voudrait donner une définitive solution. On a toujours discuté, on discutera longtemps encore probablement sur les états convulsifs. Nous tenons à une seule idée, c’est qu'ils ne sont qu’une exagération de l’activité nerveuse ordinaire ; ce qui est pathologique dans ces états, nous ne saurions assez le répéter, c’est le degré etle degré seulement. L'état dit normal et les névroses sont les chaînons extrêmes d’une même chaîne. Entre eux, il y a place pour un état nerveux spécial, où les neurones en hypertension sont prêts à toutes les formes pathologiques. Il est bien difficile alors de prédire l'avenir d’un névropathe.
Nous pensons aussi qu'étudier les nerveux à ce moment aidera à les mieux connaître et à les empêcher de sombrer dans les extrèmes.
Nous croyons enfin que la psycho-physiologie pourra trouver là quelques détails dignes d'intérêt et que les larmes, la colère, les émotions, les passions, l'inspiration, rapprochées comme mécanisme des névroses, aideront peut-être pour une faible part à l'élaboration des lois du fonctionnement cérébral.
La décharge n’est qu'un mode spécial d'activité nerveuse et l'équilibre en psychologie n'existe pas au sens absolu du mot, c'est une commune mesure. La mécanique est seule à connaître l'harmonie parfaite, la vie organique exagère toujours sesréactions.
Que nous le voulions ou pas, tous, nous sommes plus ou moins des individus à décharge. Le système nerveux a toujours le même mode de fontionnement quand il réagit : s’il réagit trop, c'est la névrose. Et nous ne saurions mieux compléter que par les paroles de Claude Bernard : « Les phénomènes même maladifs et exceptionnels ne sont pas nouveaux, ils représentent seulement un développement dans un sens ou dans l’autre du fonctionnement cérébral ».
En résumé, nous pouvons conclure :
1° Il ressort des travaux contemporains sur l'hystérie et l’épilepsie que ces états ont une même caractéristique générale, la décharge avec manque d'inhibition corticale. Ce manque d’inhibition se traduit dans l’hystérie par la suggestibilité.
2° La décharge peut être un phénomène nerveux banal, le réflexe en est un exemple. Tous les degrés