Recollections of Charles Lamb
2. Note sur Pope. Sans date, mais postérieure, selon toute vraisemblance, à 1830.
trouvera le terrain déblayé et les bénira de lui avoir épargné une besogne ingrate.
L'amitié n'entrait pour rien dans l'admiration que les poésies de Wordsworth et de Coleridge inspirèrent toujours à Quincey. L'idylle des lacs, entre hommes de génie, avait vécu ce que vivent les idylles. On s'en aperçut à la mort de Coleridge. Six semaines après *, sa vie intime était étalée au grand jour dans une série d'articles plus spirituels que charitables. On y voyait Coleridge dans son ménage, se disputant avec sa femme; Coleridge prenant un individu à gages pour l'empêcher de force d'entrer chez le marchand d'opium, et passant sur le corps de son homme ; Coleridge annonçant une conférence, et les belles dames s'en retournant bredouille après l'avoir attendu plus d'une heure; Coleridge réussissant à se réveiller pour sa conférence, et se rendormant sur l'estrade ; Coleridge se levant le soir et apparaissant en bonnet de nuit, avec plusieurs étages de mouchoirs par-dessus son bonnet; Coleridge se mettant en traitement chez un médecin et le convertissant à l'opium 2; Coleridge ravagé, avili, comme Quincey lui-même et par la même cause; ayant comme lui le sens moral intact ^ et la] volonté paralysée; devenu comme lui l'écrivain des digressions et des « passages isolés * », faute de] pouvoir suivre une idée; comme lui débraillé, désordonné, décousu, burlesque à la fois et tragique : aul demeurant, le dernier homme du monde pour lequel
1. Coleridge est mort le 25 juillet 1834. Les articles intitulés] Samuel Taylor Coleridge, par le Mangeur d'opium anglais, ont commencé à paraître au mois de septembre suivant.
2. Ce dernier détail se trouve dans un article postérieur Coleridge and opium-eating (184o).