partie de ion séjour, Ne présentant plui au< u patho
logique, la malade est partie en apparent i u< i u \u bout de vi jours ont commencé •" le manifester d autres phénom< o< enn tristesse] somnolences, défaut d attention et de mémoii vide, etc. On a cru que oei lymptômei le dissiperaient spontanément. An contraire ils ont augmenté «I une façon dém< chose singulière, les anciens accidenta et les ancienn ne sont pas réapparues comme il arrive d'ordinaire, mais l'a no rexie et l'insomnie se --"lit ajoutées aux troubles précédents, l'intelligence a diminué de plus en plus et quand la malade a été ramenée après deux mois elle était dans un étal complet de cou fusion mentale. Il est probable que cette malade comme la pr< dente présentait de l'amnésie continue, mais on ne pouvait le constater à cause de la confusion des réponses. J'insiste sur cet état, qui est fort curieux et que nous retrouverons tout a l'heure dans certaines maladies développées spontanément. Malgré son apparence anormale, je suis disposé ii croire qu'il ne s'agit encore ici que de l'exagération de la phase de passion somnambulique. Le cas précédent par sa forte amnésie continue nous a préparé à comprendre de même des cas de confusion très grande La malade Ke. pendant quelle était hypnotisée ne présentait rien de semblable, cet état s'est développé au moment où d'ordinaire on note les symptômes de cette phase. Enfin et surtout il a suffi d'endormir la malade une fois pour améliorer beaucoup cet état de confusion qui disparut complètement après le second somnambulisme. Quelques précautions, en particulier l'écartement graduel des séances, ont permis à cette malade de quitter la Salpètrière sans danger. Actuellement les somnambulismes sont interrompus depuis un an sans qu'il y ait eu de rechute. Mais c'est à ce point de vue un cas heureux, on verra qu'il n en est pas toujours ainsi et qu'il est quelquefois impossible de supprimer totalement le somnambulisme sans voir réapparaître plus ou moins complètement les anciens accidents.
Je viens d'étudier les exagérations de la période de fatigue et
de la période de passion somnambiiliquc. Faut -il étudier des exagérations semblables de la période intermédiaire dite d'influence? Ces variétés sont moins distinctes : cette période est surtout caractérisée par la guérison de la maladie et celle-ci ne peut guère être exagérée. On retrouvera des exagérations dangereuses propres à cette période dans le développement que peut prendre chez le sujet la pensée de son hypnotiseur, je les étudierai à propos de ce sentiment spécial que le sujet conserve pour celui qui l'endort. C'est pourquoi je ne fais que signaler ici les modifications de ces phases qui dépendent de ce sentiment et de la conscience plus ou moins grande que le sujet peut en avoir.
Au contraire, il me parait utile d'insister sur une autre modification de ces phénomènes qui dépend non de leur intensité comme dans les cas précédents, mais de leur durée et en particulier de la durée de la seconde période, celle de l'influence somnambulique. Cette durée présente en effet dans le traitement de certaines maladies nerveuses et mentales une très grande importance.
Chez certains malades, malheureusement trop nombreux, cette période d'influence somnambulique est très nette, mais très courte ; elle se prolonge pendant quelques heures, tout au plus pendant une journée; puis les malades, après une courte période de passion somnambulique, retombent dans leur état antérieur. 11 en résulte que, pour les. guérir, ou du moins pour leur donner l'apparence de la santé et de la raison, il faudrait les hypnotiser tous les jours. L'exemple de T. . . est particulièrement typique. C'est une jeune fille de vingt-quatre ans, atteinte depuis huit ou dix ans de l'hystérie la plus grave, anesthésie très variable, mais quelquefois complète, attaques violentes, souvent de forme épileptique, qui se reproduisent tous les jours, souffrances terribles dans la tête, intelligence extrêmement affaiblie et souvent état presque délirant. Eh bien, il est certain que l'on peut transformer cette jeune fille, qui semble presque aliénée, et en faire une personne parfaitement raisonnable, sans aucune tare nerveuse apparente, ayant même beaucoup d'intelligence et de délicatesse. Mais à quel prix? Par des séances de deux et trois heures tous les matins, séances dans lesquelles il va falloir détruire l'un après l'autre tous ses symptômes morbides, toutes ses anesthésies, tous ses rêves persistants, toutes ses idées fixes. Le travail, si bien fait qu'il soit, ne durera qu'une journée, le lendemain tout est à recommencer. La
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et 1 oei phénomènes, ne savait plus que Faire et venait suppliei Charcot de le délivrer de son hystérique Charcot lui montra que, dans ce cas, cette médication était impraticable et qu '1 (allait 1 renoncer.
Heureusement il n'en esl pas toujours ainsi. Chez quelques malades, dès les premières séances, chez 1;» plupart au bout d'un
certain temps, l'influence se prolonge. I) une anorexique,
mange bien pendant quatre jours après une seule séance, puis recommence a refuser toute nourriture, mais après la seconde sf.mee elle reste raisonnable pendant dix jours. Y . . , attaques, niées li\es de suicide, Bubit l'influence d'abord pendant trois |oi:
puis cinq, dix et même quinze jours. J'ai décrit le cas de Justine. que l'on peut maintenir dans un étal presque parfait, six semaines après un somnambulisme. Beaucoup de malades ne reviennent plus que de loin en loin quand un événement inattendu les bouleverse. Mais pour ceux-ci, il n'est plus tout à fait juste de parler de la période d'influence, ce sont des malades presque complètement guéris. Le but que l'on doit se proposer c'est évidemment d'allonger cette période de santé apparente, c'est le moven d'éviter les accidents de la passion somnambulique et de préparer la guérison des malades. Aussi croyons-nous qu'il faut surveiller avec un certain soin l'intervalle qui sépare les séances et ne les rapprocher ou ne les écarter qu'avec certaines précautions, et en tenant compte des circonstances et de l'état moral du malade.
1. M. Babinski cite un cas du même genre, celui d'une malade que l'on hypnotise 5 à 6 fois par jour depuis un an. car elle ne conserve la parole que deux heures ■environ. Gazette hebdomadaire, juillet 1891, p. 2O.
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