I. Accidents mentaux des hystériques, p
mu. ,i!, ibandonna nu délir< Il fallut troii hommi pool II maintenir cl l'attachei Prévenu lmm< diatemcut, | • lai for! ufll Je \ ,,it cet te folie '|H'- j'avai i i i d'enra ei devrnii de plu plus grave el je croyan qu un internement immédiat devenait nécessaire, ( ependant \*~ pui constater <|u< cette nouvel! fixe, quoique plus enrayante en apparent e, n était p i diflfii n ,l. , autres. Le matin, ■ ls douche, une femme svait raconté un petit événemeut ; une malade qu elle connaissait svait i té enferi dam un asile parce qu elle voulait tuei ion mari, I e fut Justine .i\;ui médité cefl paroles toute ls journée, puii elle n avait plus eu dans l'esprit que cette seule idée, tuei ion mai mps
de couteau, et cette idée avait rempli une sttaque comme jadis ['idée du choléra. Cette idée fixe dangereuse fut heureusement facile à effacer et fustine retrouva la tranquillité au moins poui quelque temps.
Il est, en effet, facile de remarquer que toutes ces idées secondaires, surtout celles (lu dernier groupe pouvaient, sans grand'peine, être effacées. I ne séance de somnambulisme pour retrouver nettement l'image initiale, quelques suggestions, quelques dissociations en avaienl facilement raison. Cela tient surtout au peu de durée antérieure de ces idées. 11 en est, eu effet, des idées fixes comme des contractures; M. Charcot a bien justement observé qu'il ne fallait pas laisser traîner les contractures, il ne faut pas non plus laisser se développer les niées fixes. Plus on les attaque près de leur origine, plus il est facile de les décompo et de les détruire.
Mais cette remarque n'avançait pas la guérison de notre malade. A quoi bon avoir acquis le pouvoir de lui enlever rapidement une idée fixe, si elle en reprend une autre quelques instants après? Cette pullulation des idées fixes comme des parasites sur un arbre mourant est chez elle un fait des plus graves. Il semble que l'esprit ait été profondément bouleversé par la première obsession et qu'il soit maintenant incapable de résister au développement de la plus petite idée qui serait semée en lui. Une comparaison un peu singulière nous permet de comprendre cet état et son caractère dangereux. On sait que nos organes sont normalement 1res peu accessibles aux inlections ; bien que des microbes nombreux et variés soient sans cesse déposés sur les orifices, ils ne pénètrent guère et dans l'intérieur du corps les muqueuses restent stériles. Cette résistance de l'organisme aux infections tient à
bien des causes, mais dans certaines circonstances elle est vaincue. Une espèce microbienne spéciale, particulièrement dangereuse, amène l'infection primitive de l'organe. A partir de ce moment, il se produit un phénomène bien curieux, qui a été particulièrement mis en lumière par M. Jules Janet1, à propos d'un organe spécial. L'infection primitive guérie, l'organe ne revient pas à son état de résistance et d'immunité antérieures ; il reste au contraire pendant un temps quelquefois très long dans un état de réceptivité, c'est-à-dire qu'il se laisse infecter très facilement et à tout instant par tel ou tel microbe banal qui, auparavant, n'avait aucune action sur lui. Ces infections secondaires de la pathologie organique ne me semblent pas sans analogie avec les idées fixes secondaires de la pathologie mentale. Nous voyons d'un côté comme de l'autre que la maladie n'est pas terminée avec l'infection ou avec l'idée fixe primitive ; la réceptivité qui subsiste donne naissance à des rechutes sans cesse répétées. Chacune de ces rechutes est dangereuse : il est facile de voir, pour revenir au sujet qui nous occupe, que chaque idée fixe nouvelle peut s'affermir et grandir, et qu'elle constituerait très vite une maladie tout aussi grave que la première. Il n'est pas impossible d'ailleurs qu'une de ces idées nouvelles ne puisse par association réveiller la première et faire retomber la malade dans l'état d'où elle était sortie. La guérison qui nous a coûté tant de peines est donc bien compromise et ne semble pas avoir été aussi complète que l'on pouvait l'espérer.