‹ Névroses et idées fixesChapitre 51 sur 116 · I. I I I i"li.n | i. iiif.'i i B · texte numérisé non relu

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M. le professeur Raymond ;i bien voulu me permellre d< continuer diins son service !<%s recherches psychologiques que j'avais entreprises depuis plusieurs années sous la direction de notre excellent et tan! regretté maître, Charcot. Je lui en suis profondément reconnaissant, j'espère que mes travaux pourront quelquefois lui apporter quelques documents pour ses leçons et que, pour une toute petite part, ils pourront, comme les recherches de autres élèves, l'assister dans ses efforts pour conserver et accroître la vieille réputation de la clinique.

M. Raymond m'a chargé aujourd'hui de vous présenter un cas pathologique assez curieux par les problèmes et les diseussi qu'il a suscités. Ce cas se rattache assez étroitement à mes anciennes études sur lanesthésie hystérique dont quelques-unes ont été exposées ici même, il v a trois ans. Il s'agit d'un cas d'hémianopsie, de suppression à peu près complète de la moitié du champ visuel et ce symptôme, sans rien affirmer trop catégoriquement, me parait, pour un ensemble de raisons que vous apprécierez, se rattacher aux phénomènes de l'hystérie. Il s'agit en un mot d'une hémianopsie hystérique.

i. Conférence faite à la Salpètrière, le 20 janvier 1890. publiée dans les Archives de neurologie, n° 99, en mai iSqâ, p. 007.

i>c,i UN cas diikmi woisn: HYSTÉRIQUE

Cette malade nous présente en même temps l'occasion d'étudier certains troubles fort curieux de la vision qui accompagnent celui-ci et peuvent en préciser le caractère.

i. — Historique.

Ce svmptome aurait été signalé il y a quelques années avec moins de précautions; il était, en effet, considéré comme assez commun. Briquet1 le décrit comme fréquent, ce qui ne laisse pas de nous étonner un peu. Cette opinion était également soutenue dans le travail de Zvvnos et de Galezowski2 et dans la thèse de Bellouard s. Mais dans sa thèse de 1882, M. Féré; discuta les observations qui avaient été présentées comme des'eas d'iiémianopsie hystérique et il montra qu'il s'agissait toujours soit d'une hémianopsie véritable en rapport avec une lésion encéphalique, soit du simple rétrécissement concentrique du champ visuel qui est habituel chez les hystériques. En un mot il nia l'existence d'une véritable hémianopsie qui fût sous la dépendance de l'hystérie. La plupart des auteurs qui avaient semblé admettre un moment l'existence d'une hémianopsie hystérique se sont rangés h cette opinion, comme on le voit par la lettre de Rosenthal à Charcot publiée dans la thèse de M. Féré.

Plus tard une notion nouvelle fut introduite dans cette étude par l'examen de certains cas de migraine ophtalmique qui semblaient de nature hystérique. Charcot dont les leçons du mardi, 10 janvier 18883, M. Babinski6, M.Fink7, signalent des phénomènes de migraine avec scotome scintillant d'un côté et^même hémiopietransitoire qui semblent bien, d'après leur discussion, devoir être rattachés à l'hystérie. Mais dans ces cas les phénomènes hémiopiques font défaut, ou s'ils existent, ils sont passagers et il a été

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