‹ Névroses et idées fixesChapitre 63 sur 116 · I.- fait prini ipnl, ne I oublton | il hémianop le di oile · texte numérisé non relu

I.- fait prini ipnl, ne I oublton | il hémianop le di oile

|,i 1 3. • i te de lu \ ision du côté droit qui vi i mi iniiiMtiiil.il i <• poi 1 œil gauchi I œil le plus valid< dam la vision binoculaire, cai dan • « i 1 1 1 n on binoculaire l'œil droit ,,s| annihilé. Or le côté droit est celui qui depui fort longtemps a été atteint de tous les trouble les plus marqua I œil droit surtout, dont nous avons encore peu parlé, > pré cnt< présente un ensemble de troubles fonctionnels en pieu Ki

Cet œil droit présentait autrefois, ■< de certains moments d une manière complète dans toute I étendue du champ visuel, le troubles que nous avons unies dans I' moitié droite du champ visuel de I œil gauche. Il ;i présenté de la macropsic, de la microp sic, de la diplopie monoculaire quelle que soil i origine de phénomènes dont nous n'étudions pas aujour l'hui !<• mécanisme . Aujourd'hui cet œil droit voil de moins «-n moins, il présente d toutes ces fonctions des troubles fort graves en rappoi i . cependant, avec l'état hystérique. Le plus net est le resserrement <!<• la pupille, le myosis. La pupille droite est presque toujours plus petite que la gauche. Les réflexes pupillaires de l'œil droit sont aussi altéi es, » ai la pupille ne se décontracte pas dans l'obscurité, elle reste toujours en contraction exagérée; c'est un trouble des réflexes par spasme plutôt que par paralysie. Cette exagération du réflexe pupillatre à la lumière est crantant plus singulière qu'elle s'accompagne non d'une augmentation de la sensibilité rétinienne, mais d'une diminution considérable de l'acuité visuelle. Quoi qu'il en soit, cette inégalité pupillaire, ce myosis, ce trouble des réflexes, enfin l'hémianopsie dont se plaint la malade; voilà un ensemble de symptômes qui, si ls n'étaient pas analysés avec soin, éveilleraient tout naturellement la pensée des plus graves lésions encéphaliques. Le cas pourrait être ajouté à ceux qui ont été si bien étudiés dans la thèse de M. Souques. Il s'agirait cette fois de syndromes hvstériques simulateurs des affections encéphaliques.

Il ne s'agit d'ailleurs que de simulation, comme j'ai déjà eu l'occasion de le faire remarquer1. Un examen attentif, que M. Sauvineau a bien voulu faire de cette malade, démontre qu'il n'y a aucune lésion du fond de l'œil. Tous ces symptômes, même les troubles pupillaires, sont transitoires. Le myosis augmente, les

t. Pierre Janct, Revue philosophique, février 1894, p. j

2gg UN CAS D'HÈMIANOPSrE HYSTÈRIQl K

parents de la malade lavaient déjà remarqué depuis longtemps, quand Justine est plus tourmentée par ses idées fixes. D'autres fois j'ai souvent constate que, a la suite des suggestions qui effaçaient les idées fixes, à la suite de sommeils un peu prolongés, qui diminuaient L'épuisement cérébral, cette inégalité pupillaire disparaissait complètement. Ce ne sont là que des phénomènes hystériques de la même nature que ceux qu'il nous reste encore à signaler dans l'œil droit.

Cet œil présente au plus haut point les troubles de l'accommodation qui ont été si bien étudiés par M. Parinaud. Ce spasme de l'accommodation est difficile à observer et donne lieu à bien des contestations singulières, souvent même contradictoires. En effet, il suffit d'appliquer un Verre sur les yeux de la malade pour produire une émotion, une suggestion si vous voulez, qui modifie tous les phénomènes. Il est probable que ces troubles de l'œil droit ont pour origine une infériorité réelle de l'œil droit, une myopie qui existait, je crois, antérieurement aux phénomènes nerveux. Vous ne serez pas surpris de ces infériorités locales, de ces asymétries organiques que M. Raymond nous signale si souvent chez les malades rangés sous le nom de dégénérés. Cette infériorité a-t-elle facilité une localisation de l'épuisement cérébral sur les centres de l'œil droit dans les deux lobes occipitaux. C'est une supposition vraisemblable peut-être sur laquelle il est difficile d insister. Quoi qu'il en soit, tous ces troubles ont rendu peu à peu la vision difficile et à peu près impossible par l'œil droit.

Ajoutez à ces remarques sur les troubles présentés par l'œil droit que toutes les autres sensibilités de ce côté sont également altérées, je ne fais que vous rappeler l'anesthésie tactile et musculaire, l'absence du goût et de l'odorat, enfin la surdité presque complète de l'oreille droite. La malade qui a été bien souvent examinée et qui a fini par remarquer avec tristesse tous ces troubles qui siégeaient du côté droit, s'est fait toute une théorie sur les malheurs de ce côté droit: « C'est le côté mauvais, le côté malheureux, » dit-elle. Par une illusion naïve, elle attribue aux objets eux-mêmes cette sorte de malédiction : « C'est ennuyeux, dit-elle, mon piano est mauvais du côté droit, tandis qu'il est bon du côté gauche. » N'est-il pas possible que notre malade ait été plus loin dans le même sens jusqu'à se dire que le côté droit des objets était mal vu, devenait invisible ? N'est-ce pas là ce qui s'est passé quand la malade attribuait au côté droit des objets même vus

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S. mis doute on pourra demander pourquoi tout» hémianesthésiques h droite n'arrivent pa le mên on-

Doment h I hémianopsie droite. Sans insister trop lur une lemblable discussion, je voua dirai qu il <-^t rare de voir tant de troubles persister si longtemps dans un œil du même i que

ces troubles ne Boni pas d'ordinaire aussi remarqu »i étud

par la malade, qu il n \ a pas toujours eu mémo temps une pi disposition aussi forte aux idées fixes, En un mot un ensemble de circonstances qui sont d'ordinaire rarement réunies, ont prép celle malade à cette niée fixe peu ordinaire et ont réalisé le symptôme qu'elle présente.

Reste, direz vous, 1 hémianopsie gauche pour l'œil droit, qui semble toute différente. Nous remarquerons d'abord qu'elle ni manifeste que peu dans la vision normale binoculaire puisque la malade ne se sert pas de cet œil. Elle ne se manifeste qu'au moment où Ton examine l'œil gauche. Elle est, à mon avis, la conséquence logique de l'idée précédente. Si l'œil gauche ne voit que le côte gauche des objets, l'œil droit ne doit voir que i droit des objets, chaque œil voit de son côté. C'est encore un résultat de cette logiqne subconsciente passablement niaise qui est un des grands caractères des idées fixes.

Dune manière générale, dans son ensemble, l'anesthcsie hvstérique n'est pas le résultat d'une idée fixe, elle est la manifestation dune réduction de la pensée, d'un rétrécissement de la conscience personnelle. Cette diminution psychologique doit correspondre à une diminution de l'activité cérébrale dont la nature est difficile à préciser actuellement. Cette activité semble être réduite dans son ensemble, comme si la quantité totale de force nerveuse disponible était restreinte. Elle peut encore provoquer l'éveil ou le fonctionnement de chaque centre, mais elle ne peut plus en éveiller plusieurs h la fois. C'est pourquoi je suis plus dispos* placer la lésion primitive dans les centres d'association et à considérer comme secondaire l'inertie des autres centres. S il en est ainsi, les sentiments, les idées du sujet auront la plus grande in-

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