ii. — Répartition de la
sensibilité cutaaéechez Juliette pendant d'asseï longues périodes de la maladie. Cette répartition est chez cette malade e\ti ornement variable.
B8 anestbésie.
: hvpoesthésie plus accentuée aux extrémités.
au niveau des articulations, tantôt et plus souvent elle s'étend sur toute la moitié droite du corps. Cette hémianesthésie droite a ici un caractère intéressant, elle dépasse partout notablement la ligne médiane et elle s'étend surtout sur l'abdomen presque entier fig. fri). Si on ajoute que le sens du goût est très affaibli, qu'il y a un rétrécissement notable du champ visuel et que la malade est hypnotisable, on n'aura pas d'hésitation à reconnaître le caractère hystérique de ces paralysies. Mais il n'en reste pas moins beaucoup de problèmes à étudier sur leurs résultats et leurs mécanismes.
4. — Troubles des fonctions digestives et respiratoires déterminés par les contractures et les spasmes.
Il est facile de remarquer dans toutes les observations précédentes que plusieurs fonctions physiologiques sont, comme on pouvait le prévoir, gravement altérées par ces contractures. Il est évident que la station verticale, la marche, les divers exercices qui exigent des mouvements du corps sont tout à fait troublés, quand les malades se tiennent constamment penchées de coté ou en avant comme Gk. ou No. Mais il en est de même quand la contracture est assez symétrique pour ne pas se manifester d'une façon aussigrossière. Go., M., marchent a petits pas toutes raides comme empalées, elles peuvent difficilement setourner, ramasser un objet, travailler. Cette même gêne est produite par une contracture beaucoup plus limitée, siégeant par exemple sur un muscle intercostal, et ces douleurs vives qui arrêtent les malades au moindre effort n'ont souvent pas d'autre origine. On sait combien une douleur persistante peut contribuer à la suppression ou a l'arrêt du mouvement. Mœbius a décrit sous le nom à'akinesia algera l'état de ces malades qui évitent de faire un mouvement de peur de souffrir. Le fait est très fréquent chez les hystériques, et de véritables paralysies psychiques peuvent survenir à la suite d'une de ces petites contractures négligée et persistante. Les paralysies hystériques, comme on sait, sont loin d'avoir toujours le même mécanisme. A côté des paralysies par émotion persistante, des paralysies par amnésie des images motrices en rapport avec l'exagération de l'anesthésie et de l'amyosthénie 1 se placent
i. Pierre Janet, Accidents mentaux des hystériques, 1894, p. 125.
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II est probable, et I étude que je fais actuellement d'un cai intéressant semble le confirmer, que ces contractures des muscles du ironc ci des muscles des «viscères "ruent la fonction mens truelle et peuvent être pour quelque chose dans la dysménorrhée de ces malades. Mais il est évident que deux fonctions surtout sont altérées par ce phénomène, la digestion et la respiration.
Toutesces malades mandent dillicilement et digèrenl mal. Chez Co, 1rs troubles gastriques, l'état saburral ont commencé subitement eu même temps que les contractures. <Mi voit toujours l'aug mentation de celles-ci coïncider avec une aggravation des troubles
DO
gastriques. La plupart des autres malades ont tics vomissements qui, chez M — prouvent un caractère tout à fait inquiétant. Chez une autre jeune femme, Gu., dont je n'ai pas rapporte l'observation trop semblable aux précédentes, une forte contracture des muscles du tronc et des muscles de l'estomac survenue subite ment après une émotion (elle avait été renvovée de son atelier et perdait son gagne-pain) a été accompagnée par des vomissements de sang.
Ceux-ci, malgré tous les soins, se sont prolongés jusqu'au moment où, par le massage pratiqué pendant l'état somnambulique, on a tait céder la contracture abdominale et la contracture de l'estomac ; depuis ils n'ont plus reparu. La relation des vomissements et des hématémèses avec ces contractures est clans ce cas bien visible. Elle apparaît également dans les autres. En effet, on verra que le plus souvent on peut, par divers procédés, faire disparaître ces contractures au moins pour un certain temps. Il est
facile de constater immédiatement une amélioration considérable <lc la digestion ; par exemple, dès que les muscles du tronc ne sont plus ainsi immobilisés en contraction, M... cesse de vomir. Sans doute, il y a pour ces vomissements d'autres facteurs que j'espère étudier plus tard, je n'oublie pas les contractures viscérales, de L'œsophage, du cardia, de l'estomac, du pylore, celles de l'intestin si bien étudiées récemment par M. J. Geoffroy l et dont j'ai bien souvent constaté la présence en même temps que celle des contractures des muscles du tronc ; il faut probablement tenir compte également des anesthésies, comme l'a montré M. Jules Janet, il y a déjà plusieurs années et probablement d'autres phénomènes également ; mais je remarque seulement que le phénomène étudié aujourd'hui est l'une des conditions de ces troubles gastriques. A coté de ces troubles gastriques il faut placer un trouble qui est très fréquent et qui joue un rôle considérable dans les maladies nerveuses, c'est la constipation. Ce symptôme si tenace et si grave quelquefois dépend de bien des conditions, mais il est l'une des conséquences le^ plus régulières de la contracture de l'abdomen. La paroi comprime l'intestin d'une manière uniforme et continue, elle reste immobile même si la contractureest incomplète car danscecas une douleurarrête chaque tentativedemouvement. Ajoutez que le sujet redoute ces efforts pour aller à la selle et les recule indéfiniment, que des anesthésies, des paralysies et des contractures de l'intestin viennent s'ajouter à ce trouble des mouvements de la paroi. C'est dans ces cas que l'on observe ces graves rétentions de matières fécales pendant trois ou six semaines comme chez M . . . , ces rétentions de matières déterminent des états infectieux qui se manifestent souvent par de véritables confusions mentales. Dans un cas de ce genre, chez une malade intéressante que j'espère étudier plus tard, j'ai vu un état de stupeur disparaître après un véritable curage delà cavité rectale que j'ai été obligé de pratiquer. Ces rétentions doiventdonc préoccuper au plus haut point le médecin et sont très difficiles à traiter si l'on ne se préoccupe pas de la contracture abdominale qui en a été le point de départ.
Les troubles de la respiration ne sont pas moins considérables
I. J. Geoffroy, Rôle du spasme et de la contracture dans les affections des organes digestifs, description, diagnostic, traitement. Communication au Congrès de médecine de Moscou, 1897.
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ou même i5o centimètres cubes, quand il ;i le thorax ou I ,il» la
Fia. 4>< — Traça" ili> li respiration normale, i 5 respirations pu minute, T respiration thoraoique, A abdominale. La Dèche horizontale indique dans tontes oea Bgurea 'i.»ns <juel simix on doil lire le graphique, la Dèche rerticale Indique dana quel sens ionl Inacril
mouvements de dilatation du thorax ou île l'abdomen, les ligues verticales indiquent lea points simultanés.
men contracture, et cette puissance respiratoire peut encore s'abaisser au-dessous, car il ne s'agit là que des inspirations forcées et le sujet se garde bien île ces efforts qui sont douloureux, le graphique de la respiration montre bien ces altérations.
Prenons Bg. 42 un exemple de respiration normale comme terme de comparaison. La respiration est inscrite avec le non veau pneumographe de Verdin, dont le principe est identique à celui de l'ancien pneumographe de Paul Bert. Deux petites boîtes métalliques sont fixées verticalement sur une lame rigide, chacune des boites est fermée par une membrane de caoutchouc au milieu de laquelle est fixé un crochet. Une bande qui fait le tour du corps est attachée à chaque crochet avec un degré de tension suffisante pour que même dans les expirations les plus fortes les
322 MUSCLES Dl rRONC CHEZ l,KS HYSTÉRIQ1 ES
membranes restent encore, légèrement tendues. Un de ces appareils es1 ;ij)|>lit|ii('' sur le sternum au niveau de l'insertion de la 4e côte, la bande circulaire passe sous les aisselles et au-dessus des seins. Un second appareil est appliqué sur le ventre au niveau de l'ombilic. Les deux styles des tambours enregistreurs en rapport avec ces appareils sont bien réglés de manière à inscrire la même ligne verticale quand on les déplace ensemble, le cylindre étant immobile. Les tracés sont disposés pour être toujours lus de gauche à droite dans le sens de le flèche horizontale. Dans mes premiers graphiques, je me suis conformé à la règle de Marey : la courbe doit représenter les oscillations de la colonne libre d'un manomètre en communication avec la source du mouvement, or cette colonne s'abaisserait évidemment pendant l'inspiration pour se relever pendant la période contraire. L'inspiration est donc inscrite en bas, l'expiration en haut. Cette règle repose sur ce principe : « Quand on lit un tracé des mouvements respiratoires on pense naturellement à la pression plus ou moins grande que l'on éprouve dans le poumon, or cette pression monte dans l'expiration et descend dans l'inspiration1. » Dans d'autres expériences, ayant eu à me préoccuper non de la pression de l'air dans la poitrine, mais du simple mouvement d'élévation de la poitrine ou de l'abdomen en rapport avec d'autres mouvements dans le même sens, j'ai été amené à admettre que toute dilatation, toute élévation s'inscrivait en haut et j'ai inscrit les inspirations dans ce sens. Ce changement de méthode dans l'inscription amène un grave inconvénient que je regrette, c'est de nous donner deux genres de graphiques différents. Pour éviter les erreurs, une flèche verticale indique par sa direction dans quel sens sont inscrits les mouvements d'élévation du thorax ou de l'abdomen, les malades étant couchés. La ligne supérieure T indique les mouvements du thorax, la ligne inférieure A les mouvements de l'abdomen, enfin les lignes verticales servent à marquer les points du tracé qui sont simultanés, les lignes droites horizontales tracées par le style immobile servent, dans certains cas, de repères pour noter les élévations ou les abaissements de la courbe. Dans la figure 42 qui représente une respiration normale de i5 respirations par minute on note que l'inspiration et l'expiration sont régulières, sans arrêts et qu'il y a concordance c'est-àdire parallélisme complet entre les deux courbes.
i. Marey, Méthode graphique, p. 2o3.
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La figure 43 noua montre l< eiïl d
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encore mais l'expiration est I- ht< el difficile . .M 1, ,,,
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