‹ Névroses et idées fixesChapitre 73 sur 116 · Id., ibid.t p · texte numérisé non relu

Id., ibid.t p

3. Raphaël Dubois, Etude sur le mécanisme de la thermogênèse et du sommeil chez les mammifères. Physiologie comparée de la marmotte, 1896, p. 208.

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naturel ou provoqué ; je suit arrivé en cnel non mm pcio< ii di

terminer le ambuliamc « h< i cette malade ol j'ai pu rt nnei II

modification du t\|"- respiratoire qui avail été remarquée d d iirr manière vague pendant son lommeil naturel Dèa que la n lade es! endormie, la polypnéc diminue peu < peu « n une heure r||r i..is>,- de 90 i Bo li 3o e.l même 6 a3 respirations pai m m m.-.

Pie ."m) — Respiration de Juliette pendant an lommeil profond, li malt I lo dos, aG respirations |>;u- minute. Les mouvements du diaphragme comment i mi-

festejr ; lu respiration est enoore discordante, elle n'est plua nettement antagoni

J'ai laissé la malade s'endormir avec les appareils tout cl î s j > sur la poitrine et L'abdomen et j'ai pu prendre les graphiques dans ces nouvelles conditions fig. ô8). Au début les respirations quoique moins fréquentes conservent leur môme discordance. Puis on voit la courbe de l'abdomen suivie moins régulièrement celle du tho-

fic 60. — Respiration, de Juliette après une heure et demie de sommeil profond. La malade est couchée sur le dos, 18 à ao respirations par minulo, la respiration est devenue normale et concordante.

rax et rester droite avec oscillations malgré les inspirations thoraciques, ce qui indique évidemment une certaine résistance du diaphragme (fig. 59).

Enfin dans les sommeils profonds, après plusieurs heures de sommeil, cette courbe change de sens et devient parallèle à celle du thorax (fig. 60) ; la respiration est concordante. Il est intéres-

MUSCLES m TRONC CHEZ LES HYSTERIQUES

siuii <lc remarquer quece retour à l;i respiration normale, si difficile d'ailleurs à obtenir expérimentalement, esl précédé et annoncé pendant le sommeil profond par une série de quelques hoquets. On

pIG Gk — Respiration de Juliette pendant qu'elle esl couchée sur !c colé droil lout éveillée clans son état habituel. 29 respirations par minute, l'antagonisme des mouvements respiratoires diminue notablement. .

sait qu'il y avait eu des crises de hoquets avant l'établissement de la polypnée et que les hoquets avaient ensuite complètement disparu chez cette malade depuis l'installation définitive de la polypnée :

Fie 62. — Respiration de Juliette, la malade esl éveillée et couchée sur le dos ; soupirs et bâillements qui interrompent de temps en temps la polypnée sans modifier beaucoup le caractère antagoniste des mouvements respiratoires.

il semble que le diaphragme présente ici des spasmes quand il perd ou quand il reprend ses fonctions, c'est-à-dire qu'il fonctionne d'abord d'une manière irrégulière avant de reprendre son rythme régulier.

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Même pendanl la \ etlle oel te pai alj lie n e I pa toujoui complète ; elle diminue quand la malade, nu lieu d'être couchée sur le «lus, est couchée but !•• coté \\u 61

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Rnfin, il faul remarquer un derniei fail qui lonne .1 c Lie po- I \ pnée un ca racl ère pari iculier que je n ai pas encore signalé, A des intervalles ;i peu près réguliers, la polypnée es1 interrompue par un soupir profond , puis elle reprend immédiatement Bon r\ thme accéléré. J*ai nal urellcmenl cherché a prendre le graphique de ce soupir.

Souvent l;i respiration garde son caractère discordant, elle esl seulement plus profonde el plus lente (fig. 6a . Quelquefois on note pendant le soupir ou le bâillement qui înlt'ix ienl ii ce moment une action imparfaite du diaphragme(fig.63 . Comme ces soupirs réapparaissent toutes les 10 ou l5 respirations, ils ont lieu ;i peu près 8 lois par minute. Il en résulte que toutes les minutes il y a quelques respirations à peu près normales qui viennent compenser les respirations insuffisantes dues à la paralysie du diaphragme. Ici encore, quand on l'analyse, celte paralysie a bien le caractère hystérique, elle est à la fois complète et cependant variable, s'adaptant toujours aux nécessités urgentes de l'existence.

Quoi qu'il en soit, il est intéressant de remarquer que ce seul

Fis. 03. — iléappai 1 i i > • 1 1 ,!e< mouveuieuls imparfaits du diaphragme pendant un sanglot.

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