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Plus tard, en I gi p' •■. on procéda d une façon voyageur anglais prétendait, il j •• un demi-siècle b peint .issisir ,i ces cérémonies, I e pn tre marquait lur la paume d< main une tache noire, puis il montrait «rite m. un ;i un jeune fant, en lui disant de la regarder fixement. L'enfant contemplait longuement, <*t voyait apparaître une foule d< même des
objets, des personnages, des paysages : il les décrivait et <»n se servait de ses déclarations pour en tirer des pronostii tait,
entre autres usages, un procédé très commode, parait-il, poui irrèter les voleurs : l'enfant voyail leur portrait dans la main <lu prêtre el les dénonçait. C était, vous !<■ voyez, beaucoup plus simple qu'aujourd'hui. Le personnage dont je vous parle raconte avoii
sayé lui-même <it fait regarder sa main par «1rs enfants qui v voyaient tout ce qu'il voulait. Il (il apparaître Nelson: l'enfant le décrivit admirablement et ne lit qu'une seule erreur; il déclara (|iie Nelson avait un 1 ras eoupe. h Lequel ? a lui demanda-t-on, •« C'est le gauche, dit-il. a Or c était le droit. Les témoins expliquèrent le (ait en disant que l'amiral Nelson était vu comme clans un miroir. Tout était doue pour le mieux.
Si nous arrivons aux Grecs, ces recherches sont innombrables et décrites partout. Voici quelques noms de ces pratiques bizarres. Par exemple, les Crées usaient dans leurs temples de Ylnjdromancie, ou divination par l'eau. On regardait l'eau dune fontaine et les images apparaissaient. A côté nous trouvons \a lé c a no mande} dans laquelle on employait des vases pleins d'huile où on fixait ses regards. Ce procédé a quelque réputation : il servit autrefois à Ulysse pour interroger Tirésias. Il y avait également la catoptromancic ; elle se taisait avec des miroirs; la gast romande employait des carafes pleines d'eau, des boules de métal poli. Enfin la crïstallomancie était le procédé classique et se pratiquait avec toutes sortes de verres. J'oublie chemin taisant Y onycomancie qui consistait à fixer l'ongle de la main que l'on regardait couvert d'un peu d'huile. On voyait apparaître au bout de quelque
temps le voleur que l'on cherchait, le personnage demandé, etc.
Ces pratiques passent dans la civilisation romaine, puis au moyen âge. Ceux qui se sont occupés d'études religieuses savent que les conciles ont souvent eu à lutter contre la superstition des specularii, qui prétendaient découvrir les trésors cachés au moyen de miroirs. François Ier, Catherine de Médicis avaient dans leurs appartements des miroirs constellés, c'est-à-dire ornés d'étoiles, et construits dans des circonstances particulières ; ils leur servaient à découvrir les secrets de la politique, les menées de lem ennemis, les conspirations.
Naudé, Cornélius Agrippa, Bodin, Wier et tous ceux qui ont parlé de la magie, décrivent des miroirs de ce genre. 11 y eut une sorte de petit cristal qui fit le tour de l'Europe entre les mains d'un Anglais nommé John Dee, de i52y à 1608. Ce personnage portait partout un anneau orné de cette pierre magique, et faisait trouver aux gens qu'il rencontrait tout ce que ceux-ci voulaient savoir. Cette pierre avait la propriété particulière de parler, ce qui est encore plus beau. Les personnages qui y apparaissaient tenaient des discours et naturellement renseignaient fort bien les individus qui voulaient les interroger. Dom Calmet parle à plusieurs reprises de faits semblables. Saint-Simon, dans ses mémoires, ne raconte-t-il pas qu'un magicien avait prédit ainsi au duc d'Orléans la mort des princes ? A toute époque de l'histoire, cette croyance a donc existé, quoique dans les deux derniers siècles on semble s'en préoccuper un peu moins.
A notre époque, cette recherche s'est ranimée. Cela est surtout du à une étude particulière à laquelle il faut rendre justice, celle d'une société de psychologues anglais qui ont voulu voir ce qu'il y avait de vrai et de faux dans beaucoup de croyances ou de superstitions populaires. On doit citer un travail de M. Hockley dans le recueil anglais, The Zoist, 18/49, quelques recherches publiées dans le journal The Light, surtout en mars 1889, un intéressant volume allemand, Visionem im Tf asserg/asse, par A. Freiin von Vay. Mais il faut insister surtout sur les travaux curieux de Miss X..., publiés dans les Proceedings of the Society for psychical Research de 1889-1892, travaux auxquels nous empruntons plusieurs détails intéressants1. Vous voyez, Mesdames, que les dames
I. Miss X..., Récent experiments in Crvslal- Vision. Proceedings of the Society for psychical Research, 1889, vol. Y, p. 486.
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