‹ Newman, sa vie et ses œuvresChapitre 25 sur 37 · SAINT PHILIPPE EN LUI-MÊME · texte numérisé non relu

SAINT PHILIPPE EN LUI-MÊME

Les saints moines cachés aux hommes, Au chœur de minuit, ou dans la cellule studieuse, Dans le champ brûlant, ou dans la vallée glacée, Les saints moines, je les aime bien.

Les Frères aussi, la troupe zélée,

Conduite par Dominique ou par François;

Ils s'assemblent, ils établissent leur siège

Où les ennemis sont furieux, où les amis ont fui ;

Et la compagnie infatigable

Qui porte le nom de Puissance sacrée,

Les chevaliers de Jésus qui défient

Satan — pleinement ardents pour le combat.

Cependant il en est un que j'aime mieux Que le Jésuite, l'Ermite, le Moine ou le Frère, C'est un vieil homme à l'aspect doux ; Je l'aime mieux, je l'admire plus.

Je le reconnais à sa tête de neige, A son sourire facile, à son œil vif et profond, A ses mots qui s'enflamment en coulant, A moins qu'il soit ravi en extase.

Il lève ses mains, elles exhalent

Un parfum virginal et rare.

Et maintenant il s'aventure dans le Nord

Où les cœurs sont glacés comme l'air.

0 saint Philippe, Père chéri,

Surveille tes enfants pour que nous puissions

Copier ici-bas ta Beauté

Et la voir dans le Royaume éternel !

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