CHAPITRE XLII
Chez les Invisibles. — Les vieilles tombes : Au Château ; à St-Pierre ; à St-Barthèlemy ; à Cimiez.
J’aime, solitaire, à me promener dans les cimetières, quand règne le silence, surtout au déclin du jour, et, a part les disparus connus et regrettés, j’éprouve une vive sympathie pour tous ceux dont la tombe est abandonnée. Un nom sur la pierre ou le marbre, voire même sur une simple croix de bois, une date, un mot, éveillent en moi un souvenir, me font reconstituer une vie, et devenir l’ami de ceux qui furent pour moi des inconnus.
Les isolés et les délaissés — si l’état de leur tombe dit vrai — sont mes préférés.
je vais donc revivre mes promenades mélancoliques d’autrefois dans nos anciens cimetières.