‹ Nice d'antanChapitre 45 sur 51 · SAINT-PIERRE · texte numérisé non relu

SAINT-PIERRE

Très petit cimetière, au fond duquel s’élève une belle chapelle, édifiée par la famille Honorati-Serrat, dont le sépulcre est au pied. Beaucoup de pierres tumulaires enfoncées dans le sol et ayant des inscriptions devenues illisibles. La Pologne y compte quelques-uns des siens : Alexandre, comte de Komar, né à Varsovie en 1801, mort à Nice en

^75. Antonia Poninska. — Séverine de Radzojowka.

Les tombes des familles de Diesbach, de Mo r angles , de Verneuil, des Visconti; celles de Marie Bonaparte Wyse, née White, d 'Adélaïde de Geldre, de Mlle Allard, dont la mère fut la marquise Celebrmi, du marquis de Castcllane et de sa femme, née de Grimaldi ; de Léon Labat, premiei médecin du Shah de Perse, d 'Adolphe de Lattre, voyageur naturaliste, décédé en 1854, du chevalier Eugène de Lietemberg, du commandant Ashton, de la royale marine d’Angleterre, de Bibiane de Saint-Aignan, de don José de Carmenda, 1848, de Sève de Beaucaire. La tombe abandonnée de Louise Bréa, 1843, La tombe fleurie du peintre Lucas, 1875, celle très simple du compositeur G. Orsini, enfin le grand et verdoyant bosquet abritant les restes mortels de Léontine-Fay-Joly-Volnys, la célèbre actrice, morte en 1876, à l’âge de 66 ans, pleurée et bénie par les pauvres, auxquels elle s’était entièrement dévouée. La teire lui est légère et les violettes y fleurissent ; du baron de Mauran, 1841, d’Isabelle à’Outreleau, 1842, de Charles Bernard de Vaisse de Roquebrune, général de brigade.

En sortant, je m’arrête tristement devant la tombe de la grande poétesse Mme Louise Ackermann. Et je lis sur ie marbre ces vers d’elle, tout remplis d’elle.

« J'ignore !. . . Un mot, le seul par lequel je réponde,

« Aux questions sans fin de mon esprit déçu,

« Aussi, quand je nie plains en partant de ce monde,

« C’est moins d'avoir souffert que de n'avoir rien su. »

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