‹ Nicolas et Napoléon IIIChapitre 16 sur 21 · XXX NOTICE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

XXX NOTICE HISTORIQUE

grecque, gnlce d su paLieQt3 habilettS n*ea continue pas moins sa marche envahissante. En 1847, Fétoile placée dans la grotte de Bethléem est enlevée. Cette étoile se composait d*une plaque de marbre blanc au centre de laquelle se trouvait une leuille de jaspe entourée d*un cercle d'argent en forme de soleil, avec cette inscription latine : Hic de Virgine Maria Jésus Christus natus est. Les grecs furent accusés de cette disparition ^

Ainsi qu'on a pu le voir par ce rapide exposé, malgré la solennité des promesses et des actes diplomatiques, les grecs et les arméniens, grâce au constant appui de la Russie, avaient procédé à des usurpations successives dans les principaux sanctuaires, et le gouvernement ottoman, par faiblesse ou par machiavélisme, avait consenti & sanctionner ces empiétements par des firmans contradictoires. A chaque atteinte portée à ses droits, la France avait protesté, il est vrai ; mais la multiplicité de ses bouleversements intérieurs, Tindécision du gouvernement du roi Louis-Philippe dans les questions orientales, enfin les déplorables edets du traité de Londres conclu contre nous, et sans nous.

]. Rappelons enfin ici une importante' acquisition pour TEglise latine, à Jérusalem, sur laquelle nous reviendrons en temps et lieu, mais qui troave sa place à la suite de cet exposé. En 1856, sur les pressantes instances de M. Tliouvenel, alors ambassadeur de France à Gonstanlinople, le sultan Abd ul Medjid fit don à la France de la célèbre basilique de Sainte-Anne, élevée à Jérusalem sur le lieu même, dit la tradition, où naquit la Vierge. Cette antique église, aujourd'hui restiiurée, est un des joyaux de la couronne latine de Jérusalem. M. Thouvenel ayant conduit toute la négociation qui aboutit à la cession gracieuse de Téglise Sainte-Anne, ce n'est que justice, croyons-nous, de rappeler ce fait, qui, en somme, constitue à peu pivs le seul avantage matériel encore existant de nos jours de la guerre de Crimée, ou plutôt des suites morales de cette grande guerre.

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