‹ Nicolas FoucquetChapitre 121 sur 183 · LETTRE DE FOUCQUET A MAZARIN · texte numérisé non relu

LETTRE DE FOUCQUET A MAZARIN

légitime et qui ne seroit pas désapprouvée de tout le monde, particulièrement en ce que ceux à qui je doibs peuvent estre pressez. Il ne seroit pas juste de les laisser périr dans un mauvais temps pour m'avoir assistez ; mais, tout au contraire, plus tost que laisser les choses dans le mauvais estât où la conjoncture des affaires présentes les avoit réduites, je me suis engagé, depuis ma maladie, de 400,000 livres de plus que je ne debvois auparavant, lesquelles j'ay empruntées de la Basinière et des Monnerot; et en cela j'ay fait une chose peut-être imprudente, mais du moins qui me satisfait à présent Tesprit et est conforme à mon honneur.

ff J'espère qu'avec un peu de temps les affaires se rétabliront, cette saison jusqu'à la Toussaint estant la plus morte de l'année pourFargent; et je rendray un compte si exact a Votre Éminence de Testât de toutes choses, qu'elle n'aura qu'à prendre les résolutions qu'il lui plaira pour la conduite des finances, qui ont asseurément besoin d'authorité, de force et de grande application. »

C'était offrir sa démission. Mazarin comprit et ne répondit pas. Il avait encore besoin de Foucquet.

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