‹ Nicolas GogolChapitre 15 sur 30 · LE THEATRE. L^S ŒUVRES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

LE THEATRE. L^S ŒUVRES SECONDAIRES

j'ëlais allé à No'U'c-Dame de Kazan. D'ailleurs, on prie bien dans n'importe (pielle église... Seulement Tautrc est plus il^e. (Un silence; Podkolesine tambourine sur la inble.) Nous aurons bientôt la fête

d'Ekaterinenhof.

Agathe.

Oui, dans un mois, à ce qu'il me semble.

Podkolesine.

Pas même dans un mois.

Agathe.

Ce sera certainement une belle fête.

PODICOLESINE.

C'est aujourd'hui le huit, (Il compte sur ses doig^ts.) neuf, dix, onze... Ce sera dans vingt-deux jours.

Agathe.

Sitôt que cela ?

Podkolesine.

Je ne compte pas le jour d'aujourd'hui. (Un silence.) Quels gens hardis que nos gens du peuple !

Agathe.

Quels gens ?

Podkolesine.

Les ouvriers. Ils montent tout en haut. Je passe

le long d'une maison et le peintre là haut badi-» geonne et n'a peur de rien.

Agathb.

Oh ! oui. Et où cela ?

PODKOLBSINB.

Sur le chemin que je suis habituellement pour aller à mon bureau... Oui, tous les matins je vais à mon service.

(Un silence. Podkolesine recommence à tambouriner des doigts, puis prend son chapeau et s'incline.)

Agathe.

Comment, vous voulez déjà ?

PoDKOLBSINB.

Oui, pardonnez-moi si je vous ai peut-être ennuyée.

Agathb.

Comment, serait-ce possible ? Au contraire, je dois vous remercier de m'avoir fait si bien passer le temps.

Podkolbsinb.

Et cependant il me semble que je vous ai en* nuyée.

Agathe.

Ah ! vraiment non !

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