LE THEATRE. L^S ŒUVRES SECONDAIRES
j'ëlais allé à No'U'c-Dame de Kazan. D'ailleurs, on prie bien dans n'importe (pielle église... Seulement Tautrc est plus il^e. (Un silence; Podkolesine tambourine sur la inble.) Nous aurons bientôt la fête
d'Ekaterinenhof.
Agathe.
Oui, dans un mois, à ce qu'il me semble.
Podkolesine.
Pas même dans un mois.
Agathe.
Ce sera certainement une belle fête.
PODICOLESINE.
C'est aujourd'hui le huit, (Il compte sur ses doig^ts.) neuf, dix, onze... Ce sera dans vingt-deux jours.
Agathe.
Sitôt que cela ?
Podkolesine.
Je ne compte pas le jour d'aujourd'hui. (Un silence.) Quels gens hardis que nos gens du peuple !
Agathe.
Quels gens ?
Podkolesine.
Les ouvriers. Ils montent tout en haut. Je passe
le long d'une maison et le peintre là haut badi-» geonne et n'a peur de rien.
Agathb.
Oh ! oui. Et où cela ?
PODKOLBSINB.
Sur le chemin que je suis habituellement pour aller à mon bureau... Oui, tous les matins je vais à mon service.
(Un silence. Podkolesine recommence à tambouriner des doigts, puis prend son chapeau et s'incline.)
Agathe.
Comment, vous voulez déjà ?
PoDKOLBSINB.
Oui, pardonnez-moi si je vous ai peut-être ennuyée.
Agathb.
Comment, serait-ce possible ? Au contraire, je dois vous remercier de m'avoir fait si bien passer le temps.
Podkolbsinb.
Et cependant il me semble que je vous ai en* nuyée.
Agathe.
Ah ! vraiment non !