PRES
Sur l'origine de l'Hôtel de Ville de Paris, (1779, in-fol.) insérées dans l'ÆZrstoire de Parts de Télibien ; Séatuts et Privilèges du corps des marchands orfèvres-joailliers de Paris. (1734, in-4°) etc.
3- PIERRE-CHARLES Roy, poète dramatique, né à Paris en 1683, mort dans la même ville le 23 octobre 1764. Il montra de bonne heure une aptitude spéciale pour les lettres, et sa jolie position de fortune Jui permit dese livrer à ses goûts. Son père était procureur au Châtelet, Afin d'avoir une place et un rang, le jeune Roy acheta une
Le
lace de conseiller, ne siérea >oint et s'occupa de poésie, , 5
En 172%, il avait rapporté neuf prix à l'Académie des jeux floraux et trois prix à l'Académie française. S'étant porté candidat au fauteuil de cette dernière société, on lui préféra le comte de Clermont, et le poète se vengea par cette épigramme :
Trente-neuf joints à Zéro,
Si j'entends bien mon numéro,
N'ont jamais pu faire quarante ;
D'où je conclus, troupe savante,
Qu’ayant à vos côtés admis
Clermont, cette masse pesante,
Ce digne cousin de Louis,
La place est encore vacante.
L'Académie avait refusé Roy parce qu'il l'avait attaquée dans une allégorie satirique intitulée le Cocke. D’
ailleurs, les vrais titres du candidat n'étaie
nt point les morceaux écrits pour plaire aux amis de Clémence Isaure. Roy
avait un passé plus sérieux. Il s'était distingué sur la
première des scènes lyriques de France, dans une voie rendue difficile par Quinault, en composant des livrets d'opéras, de ballets, etc. Son opéra intitulé Cal/lirhoé (1712) eut un très vif succès, ainsi que son ballet des Eléments, (1725). Roy avait du talent, mais il manquait de facilité. n Sa versification, dit Laharpe, est d'ordinaire pénible et dure, quelquefois même elle l’est étrangement, et il est assez singulier que deux hommes qui avaient peu d'oreille, Lamotte et Roy surtout, se soient appliqués au genre qui en demande le plus...La facilité lui est si étrangère qu’elle ne se montre jamais chez lui, pas même dans ces petits vers de toute mesure qui composent les divertissements et à qui l’on est convenu, ce semble, en faveur de l'agrément des airs, de passer un certain degré de faiblesse qui doit au moins être racheté par un peu de
facilité. n
Roy passait, en outre, pour être ennuyeux. Voltaire, du moins, nous l'assure à propos d’un poème, la Convalescence de Louis XV (1744, in-4°), qui avait fait donner à Roy le cordon de Saint-Michel :
Notre monarque, après sa maladie
Etait à Metz, attaqué d’insomnie.
Ah ! que de gens l’auraient guéri d'abord !
Roy, le poète, à Paris versifie,
La pièce arrive..,, on la lit.…, le roi dort... f
De Saint-Michel la muse soit bénie ! ]
Heureusement pour lui, Roy n'était pas si dénué de
talent que ses ennemis voulaient bien le dire. Voltaire
1e voie livrets allirhoé let des inquait d'orditrangeavaient pliqués i est si
même ent les ble, en
degré peu de
oltaire, nvales-
nner à
nué de
‘oltaire
lui-même a mis à profit les idées de celui qu'il critiquait et lui a emprunté presque toute sa Sémiramis.
Roy, qui affectait une grande pompe dans ses ouvrages sérieux, était fort malin et très enclin à l'épigramme. Elle lui joua d'assez mauvais tours. On raconte, en effet, que plusieurs de ses victimes se vengèrent à main armée des injures qui les avaient atteintes. Le comte de Clermont, piqué au vif, s’il faut en croire Palissot, chargea un nègre de laver l’offense qu'il avait reçue. Le nègre infligea une violente bastonnade à Roy qui, brisé de coups, ne se releva qu'à peine pour aller mourir chez lui, âgé de quatre-vingtun ans, après quelques jours de souffrance. Il avait conservé peu d'amis. Tout d'abord, il s'était lié avec Fontenelle, dont il mettait les idylles au-dessus de celles de Théocrite. Mais ce beau feu ne dura pas; Fontenelle, plus tard, disait de son ancien camarade : C’est l'homme d'esprit le plus bète que j'ai connu. » Effectivement, le poëte manquait de cette vivacité de repartie qui était le fort du sémillant inventeur de la P/uralité des mondes. En société, Roy se taisait absolument ; il avait peur de commettre quelque gaucherie. Dans le silence du cabinet, il perdai beaucoup de cette timidité ; il devenait tout à fait méchant. Ce fut dans un de ces accès qu'il désigna Rameau sous le sobriquet de Marsyas, parce que le compositeur avait la faiblesse de préférer les opéras de Cabuzac aux opéras de Roy, ajoutant que ceux-ci étant moins faciles à mettre en musique, prêtaient moins à l'inspiration. Roy ne lui pardonna jamais cette préférence. Il osa une fois s'atta-
quer à Voltaire qui n'était pas un adversaire de petite
taille et qui, comme bien on pense, répliqua vertement. Les meilleures productions de Roy dans le genre lyrique ont été: PAilomèle, Bradamante, Hippodamie, Créuse, Callirhoë. Sémiramis (1718). Il faut aussi mentionner onze ballets, parmi lesquels le ballet des Æ/éments (1725) et celui des Sens (1732), qui se ressemblaient un peu; enfin, plusieurs intermèdes, dont les titres se trouvent à la suite de l’Zloge de Roy par Palissot. [la publié, en outre, sous le titre d'Œuvres diverses (Paris, 1727, 2 vols. grand
in-8°), des odes, des éligies, et quelques discours (1).
4. JEAN Roy, ecclésiastique français, né à Bourgesen 1744, mort dans les premières années du XIXMme siècle, Après avoir fait ses études théologiques, il se fit recevoir licencié en droit à Paris et docteur &s-arts à l’université de Bourges. Il fut ensuite chanoïne de la collégiale de Dunie-Roi, protonotaire apostolique, et remplit quelque temps les fonctions de secrétaire historiographe auprès du comte d'Artois. Il a publié un certain nombre d'ouvrages :
Essai de philosophie morale (1775, 2 vols in-8°); Dis-
(1). Je trouve dans le Catalogue de la bibliothèque de l'Arsenal, archives de la Bastille, p. 118, IX, le curieux dossier qui suit : dossier 108653. Dossier de Roy, poète, chargé de composer les baliets et les divertissements de la Cour, à la Bastille du 9 décembre 1724 au 22 mars 1725, pour avoir fait courir dans le public des libelles contre différentes personnes et les avoir fait insérer dans les suppléments d'une gazette imprimée à la Haye, intitulée: le Nouvelliste Universel. Avant de sortir de la Bastille, Roy promit de cesser ses satires. D'après une note des commis aux archives de la Bastille, Roy aurait également eté accusé » d'avoir fait des friponneries dans le public avec des papiers rovaux ».
Le dossier comprend, outre les pièces relatives À l'emprisonnement de Roy, des papiers provenant d'une perquisition opérée chez lui: correspondance, vers, théâtre, exemplaires du Wouvelliste Universel, papiers de famille, datés de 1709 à 1725. 146 ff,
ment, rique reuse, onner 1725)
peu ; ta la utre, ;rand
1744, \près licenté de Dunemps omte ges !
Dis-
1l, arossier ets et 24 au ontre nents Unisati- , Roy ins le
onnechez Uni-
cours sur l'Etude (1776, in-8°), Discours en vers sur la Servitude abolie (1781, in-8°); l'Ami des vieillards (1783, 2 vols. in-16) ; le Aentor Universel (1784-1785, 2 vols. in-12) ; IListoire des cardinaux français (1786-1788, 6 vols. in-4 ) ; le Crime des suppôts de justice (1798, broch. in-8°), quelques poésies fugitives et de petites pièces de théâtre qui n'ont pas été représentées : Porlà Le ton, comédie en trois actes et en vers ; les Wœurs, comédie en cing actes et en vers, etc. On lui attribue aussi la Vérité dévoilée où Mémorre d'une victime de l'aristocratie (1700, broch. in-8°), et Lettre importante de A1. l'abbé Roy à AI. Sailly, maire de Paris, suivi du serment civique signé de son sang (1790, broch.
in-8°).
3: LE COMTE ANTOINE Roÿ financier et homme d'état français, né à Savigny, (Haute-Marne), en 1764, mort en 1847. Il exerça avec talent la profession d'avocat pendant la Révolution, ne put sauver le royaliste Durosoy après le 10 août 1792, mais fut plus heureux dans la défense des accusés de vendémiaire (an IV), dont il fit, en appel, révoquer l'arrêt de mort. Roy avait acheté du duc de Bouillon, en 1794, le domaine de Navarre (Eure), moyennant une rente viagère de 300,000 francs. La mort du duc étant survenue peu de temps après, ce domaine lui échut en toute propriété et prit une valeur considérable ; mais Napoléon l'obligea à le céder à la couronne à des conditions onéreuses pour le propriétaire (1808). La terre de Navarre fut donnée en apanage au prince des Asturies (Ferdinand VII), puis affectée, en 1810, au deuaire de l'impératrice
Joséphine, avec le titre de duché. Roy, nommé député de
la Seine à la Chambre des représentants pendant les Cent jours, fit une opposition fort vive à Bonaparte et s’opposa même à ce qu'on lui prétât le serment de fidélité. Député de Sceaux de 1813 à 1818, il se signala par ses sentiments libéraux. Chargé du rapport sur le budget en 1817 et 1818, il montra un talent si remarquable que Louis XVIII lui confia le portefeuille des finances à la fin de cette dernière année. Jlne le garda que 22 jours, mais le reprit le 19 novembre 1819. Pendant son administration, qui dura jusqu'au 13 décembre 1821, il accomplit d'utiles réformes, réprima les jeux de bourse, libéra définitivement les acquéreurs de biens nationaux et laissa un excédent de recettes sur les dépenses de 50 millions, que son successeur, M. de Villèle, se hâta d'employer de la manière la plus funeste pour la France. Il reçut, le lendemain de sa retraite, le titre de comte et un siège à la chambre des pairs (1823), où, le 24 mai 1824, il fit rejeter le projet de loi sur la réduction des rentes de 3 à 3 pour 100. Remis en possession du portefeuille des finances en 1828, il s'en démit à la chûte de M. de Martignac (1829). Après la révolution de juillet, il continua de siéger à la chambre des pairs et y fut chargé de nombreux rapports sur des matières financières, les travaux publss, etc. Roy mourut à la suite d’une attaque d’apuriexie. Il possédait une fortune colossale pour un simple particulier. Cette fortune, évaluée à environ 40 millions, passa à ses deux filles, la comtesse de la
Riboisière et la marquise de Talhouet,
Cent posa éputé nents 1818, IT lui nière le 19 dura rmes, cqué- ‘ettes r, M.
neste te, le 823); ur la ssestäla n de y fut ères, l’une sale nvi-
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6. Jusr-JEAN-ETIENNE Roy, littérateur français, né à Beaumotte-lez-Pin (Haute-Saône) en 1794, mort en 1871. Il se livra à l'enseignement et professa dans divers établissements, notamment au collège Rollin, à Paris, et au collège de Pontlevoy. Roy a publié, soit sous son nom, soit sous les pseudonymes de S4 Gervais, Just Girard, Théodore Ménard, Stéphanie Ory, etc., un nombre considérable de petits ouvrages, pour la plupart in-12, destinés aux maisons d'éducation pieuses et dépourvues de toute critique. Outre une série, intitulée : Z{/ustrations de l'histoire d’Allemagne, d'Angleterre, d'Egvpte, d'Espagne, de France, d'Italie, de Russie, de Suisse (1843-1845, in-12), on cite de cet écrivain : /Zéstoire de Fénelon (1838), Charlemagne (1839), Drames moraux (1840), Histoire de Louis XJ (1842), AHistoire de Louis XIV (1844) Histoire de Vauban (1844), Histoire du Grand Condé (1844), Histoire des Templiers (1848), Histoire de Charles V (1850), la France au XI/me siècle (1850), l'Australie (1855), le Dernier des Stuarts (1855), {Histoire des colonies françaises (1855), l'Algérie Moderne (1855), ZZistoire de Florence (1855), la Russie moderne (18506), les Français en Espagne (1856), Souvenirs des temps mérovingiens (1858), Voyage dans l'Inde Anglaise (18358), les Ærançais en Russie (1856), l'Empire du Brésil (1858), Histoire de Henri IV (1859), Æistoire de la guerre d'Italie (1859), Æistoire de Marie-Antoinette (1860), Histoire de Marie-Thérèse (1861), Joseph Duplessis (1861), le Brave Crillon (1861), Quinse ans de séjour à Java (1861), Histoire de Jean Racine (1861), le Chancellier d'Aguesseau (1862), la
Pers
et #]
n 4 Fa DE:
ES
Chine et la Cochinchine ( 1862), Æistoire de l'Angleterre (1863), Æistoire de Bossuet, Histoire de La chevalerie, Raphaël Sangio, etc. La plupart de ces ouvrages, publiés par des libraires catholiques, ont eu un grand nombre d'éditions,
7. JEAN-Barrisre Louis ROY-PIERREFITTE, historien français, né à Fellentin (Creuse) en 1819. Après avoir été professeur dans sa ville natale, ï: entra dans les ordres et reçut la prêtrise en 1843. Depuis lors, l'abbé Roy-Pierrefitte a rempli diverses fonctions ecclésiastiques à Bellac, à Limoges, et est devenu curé de Bellegarde, près d'Aubusson. Outre des articles publiés dans le Correspondant, l'Univers, la Nouvelle Biographie générale, etc., on lui doit : Æistoire de Bellac (1851, in-8°) ; Vobiliaire du diocèse c£ de la généralité de Limoges de l'abbé J. Nadeau (1856 et suiv., in-8°) ; Vo’es sur le culte de La Vierge dans le diocèse de Limoges (1858, in-S°); Ærstoire de Fellentin (1859,
in-8"), etc. Il est mort à Bellegarde (Creuse) en 1863.
8. PIERRE-AUGUSTE Roy DE LouLay, homme politique français, né à Asnières (Charente-Inférieure) en 1818. Avocat. Elu en 1863 député dans la Charente-Inférieure au Corps législatif. Réélu en 1869. En 1871, réélu à l'Assemblée nationale par 41,000 voix. Zélé bonapartiste. Elu en 1876 au sénat comme partisan de la Restauration de l’Empire. Son fils, Louis Roy de Loulay, né en 1848, licencié en droit, a servi en 1870-71 comme officier de mobiles. Elu député de Saint-Jean d'Angély en 1876 par
12,533 contre ses concurrents républicains,
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rieure \ l’Asrtiste, ration
1848, er de
76 par
Parmi les publications récentes, on trouve :
Le Roy, Notice sur les Clepsydres et les premières horloges. Caën, 1872.
Le Roy (David) Recherches sur les mœurs des Anciens. Mémoire sur les Mœæris. Canaux de la Manche indiqués pour ouvrir à Paris deux débouchés à la mer. Paris, 1800.
Le Roy de Sainte-Croix, Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin, ou la Marseillaise ; paroles et musique de la Marseillaise; son histoire, contestations, imitations et parodies, Strasbourg, 1880.
Le Roy de Sainte-Croix: Encore la Marseillaise et Rouget de l'Isle, imitations, reminiscenses 2t parodies du Chant national, Strasbourg, 1880.
Histoire des rues de Versailles ; ses places et avenues depuis l’origine de cette ville jusqu'à nos jours. Par Le Roi. Versailles, 1881, 1 vol, 638 pp.
L'Aliance Scientifique, du 25 mai 1805, publiait une notice sur le Congo, par Blaise Roy, président du comité de cette association à Matadi (Congo Belge).
Les quelques :otes biographiques qui précèdent font voir que Îles rois de France annoblirent plusieurs membres du clan des Roy. Tout cela importe guère, maintenant que les pr'vi:èges nobiliaires sont dispa. Qu'il suffise de dire que, d'après Larousse (1), la famille le Roy porte pour armoiries : d'argent, à trois fleurs de lys de gueules, qui est /e Roy.
(1) Grande Encyclopédie, vol, 8, De 470,
Il vint au pays, sous le régime français, des le Roy qui se réclamèrent de leur noblesse. Ainsi, le 25 octobre 1729, le gouverneur de Beauharnois écrivait au ministre, lui demandant son avis sur les prétentions du Sieur Gilles le Roy qui ne voulait pas servir comme soldat parce qu'il se
disait gentilhomme (1).
J'ai trouvé une lettre du même genre dans les archives de Plaisance à Terre-Neuve au sujet d’un soldat du nom de le Roy qui réclamait lui aussi les privilèges de la
noblesse.
Le Dictionnaire Universel de la noblesse de France, c'e M. de Courcelles (Paris 1821. vol. 4, p. 139), donne la notice qui suit des Le Roy de Macey, seigneurs et patrons de Macey, d’Espas, de la Brée, de la Brumanière, le Noyant, de la Lormière, du Chastellier, du manoir de Béan, de la Sausonnière des Braïzelles, de Montlévart, de la Porte, de la Fontaine, de la Chapelle des Hogues, etc., en Nor-
(1) Archives Coloniales de la marine, Canada. Correspondance générale. Vol. 51, p. 145.
A Québec, le 25 octobre, 1729.
Monseigneur,
Le nommé Gilles Le Roy, soldat en ce pays et qui y sert depuis 10 ans, nest venu représenter que l'intention de $S. M. n'étant point d'oblis er les Gentiishommes à servir dans les troupes en qualité de soldat, il me prait de lui faire expédier son congé absolu, et m'a apporté des copies collationnées de ses titres de noblesse qui lui ont été envoyés de France avec son extrait baptistère.
Comme je n’ai voulu rien faire sns avoir reçu vos ordres, j'ai l'honreur de vous envoyer des copies que j'ai fait faire sur ces pièces et sur lesquelles vous pourrez, Monseigneur, m'honorer l'année prochaine de ia décision de S. M.,et si son intention est qu'il soit congédié.
J'ai l'honneur d’être avec un très profond respect, Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur, (Signé) BEAUHARNOIS
Roy qui e 1729, tre, lui rilles le qu'il se
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mandie : 1 Cette famille a formé deux branches, la branche aînée des seigneurs d’Espas et de Macey, et la seconde branche des seigneurs de Brée et de Noyant. Elle remonte sa filiation à Guillaume le Roy, écuyer, seigneur d’Espas et en partie de Macey, qualifié du titre de noble dès l’an 1470 ; il avait épousé demoiselle Catherine Meillart, morte ainsi que son mari, avant le rer juin 1499. Guillaume eut pour fils, Pierre le Roy, rer du nom, écuyer, seigneur en partie de Macey et d’Espas, marié, le 25 avril 1491, avec mademoiselle Marguerite Foulange. Cette famille a donné plusieurs capitaines et autres officiers, et s’est alliée aux familles le Champenois de Beaubuisson, du Chastellier, de Closmenil, de Colvain, de Courtarvel, Davy de Menneville, Girard de la Barre, Goyon de Marcay, du Hallay de Valnelles, de Mahé, de Montsautel, de Neufville, de Bois-Guillaume, Perrault, Philippe de Forges, du Pontavice, le Porcher, de Querally de Taillerot, de Royers, de la Brisolière, de Saint-Martin, de Signy, Tardif de Vauclair, de Verdun, de Margotin, du Vivier de Moron et de Campigny, etc.
Les armes des le Roy de Macey sont : D'argent, à trois roses de gueules, boutonnées d'or (1).
nn
(1) A voir encore dans le Mobiliaire universel de France, par L,
de Magrv, Paris, 1874-92, au tome XX, la Notice sur la famille Roy d'A. 16,
Plusieurs familles du nom de Le Roy ont joué un rôle dans la marine normande. Aux archives de Honfleur, en l’année 1508, on trouve Guyon Le Roy, sieur du Chillon, vice-amiral (1). M. Bréard, dans ses Documents relatifs à la marine normande (2), sous la date du 4 décembre
"6, cite le nom de Philippe Le Roy, sieur des Moullyers, “de général de l'artillerie et munition du roy en sa marine du ponant, au Hâvre-de-grâce. Le 2 février 1579, aux archives de Honfleur, Philippe Le Roy est receveur général des droits de l’amiral (3).
En 1621, Nicolas le Roy dit Dumé apporta des lettres de Louis XIII et du duc de Montmorency, donnant avis de la création d’une nouvelle compagnie marchande, à la tête de laquelle était Guillaume de Caën et Emery de Caën, qui entrèrent dans tous les droits de l’ancienne compagnie du Canada (4).
Le 19 octobre 1621, Nicolas Le Roy dit Dumé, de retour du voyage au Canada, créancier sur le sieur Guillaume de Caën, marchand de Dieppe, donne procuration pour tou: cher et recevoir. Il signe : »Dumé.n
Nicolas Le Roy dit Dumé était natif de Saint-Gormer de Fly, évêché de Beauvais. I] appartenait à la famille de
(1) Documents relatifs à la marine normande par MM. Bréard 1889, PP. 44-286.
(2) Ibid, p. 150.
(3) Documents... .de Bréard, p. 27,
(4) Ibid, p. 125.
un rôle fleur, en Chillon, relatifs écembre ullyers, sa ma- 79; aux
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Jacques Dumé, du Hâvre, devenu chef d'escadre, et dont parle M. Borély, au chapître IV de l'Æäsoire du Hâvre (1). M. Borély indique la maison Le Roy-Dumé comme principale consignataire de la compagnie des îles d'Amérique, fondée en 1626 (2).
Parmi les directeurs de la compagnie de la Nouvelle- France, se trouve aussi un Roy. Il est appelé dans l'acte d'abandon et démission du Canada au roi par cette compagnie : ‘ noble homme Antoine Roi, écuier, conseiller, secrétaire du roi, maison et couronne de France et de ses finances, demeurant à Paris, et culture de Sainte-Catherine, paroisse Saint-Paul, “ Ce nom est épelé oz dans
cet acte d'abandon, mais la signature porte Roy.
Parmi les compagnons de Champlain, dans la petite colonie de Québec, en 1621, on trouve un individu du nom de Pierre Roy.
La mère de Champlain était une Le Roy.
Notre ancûtre paternel, Nicolas Le Roy, était-il allié à quelques-uns de ces personnages ? Je dois dire qu'il m'a été impossible de retracer sa famille dans le vieux pays de France. La ville de Dieppe, d’où nous venons, fut bombardée, en 1694, par les Anglais. Les incendies allumés par ce bombardement détruisirent la cité presque toute entière, et l'hôtel de ville et les couvents, avec tout ce qu’ils
renfermaient, livres, archives, papiers de toutes les épo-
(1) Publiée en 1880.
(2) pp. 351-406, Voir Bréard, Documents sur la marine normande PP: 131-132,
ques. Il y avait alors à Dieppe un assez grand nombre de communautés qui toutes avaient leur bibliothèque et devaient posséder des documents précieux. Les manuscrits que possède la bibliothèque de Dieppe ne remontent pas au delà du XVIIme siècle (1).
J'ai écrit en vain au maire et aux curés de Dieppe afin de savoir d’eux si quelques archives de l’état civil n’auraient pas échappé à l'incendie. Je n’en ai point eu de réponse. Le 29 février 1892, M. Bréard, notaire à Honfleur, et l’auteur des Documents sur la marine normande, à qui je m'étais adressé en désespoir de cause, m'écrivait :
n.... Pour les recherches dont vous me parlez, elles sont difficiles actuellement : la plupart des archives de Dieppe ont été brûlées et détruites lors du bombardement par les Anglais, en 1694. Mais nous allons pouvoir prochainement savoir ce qu’on peut trouver à Dieppe. Dans un inventaire général des archives de France qui est en cours de publication, la partie qui concerne le département de la Seine inférieure, où est Dieppe, est annoncée comme étant sous presse. On y verra s’il y a des archives conservées pour les églises où se tenaient les registres de l'Etat civil.
n Dès que j'aurai cet ouvrage, je m'empresserai de vous en faire part et je verrai comment faire faire les recherches qui vous intéressent 11.
L'inventaire annoncé n’est pas encore paru, du moins
M. Bréard ne me l’a pas fait savoir.
(1) Catalogue général des manuscrits des Bibliothèques publiques de France, 1888, vol. 2 Manuscrits de la Bibliothèque de Dieppe, p. 271. Cette bibliothèque possède 85 manuscrits,
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NA] J'ai essayé de rassembler sur la ville de Dieppe, patrie de nos ancêtres, le plus de documents qu'il m'a été possible (1).
J'ai aussi plusieurs beaux plans de Dieppe et de ses environs.
On peut consulter encore : Mémoires Pour servir à l'hisloire de la ville de Dieppe, par Gubert, publiés ave
duction, des suppléments jusqu'à
c intro- 1790 et de nombreuses
notes historiques, par M. Hardy, Dieppe, 1878, 2 vols.
Plusieurs familles Roy allérent s'établir à la Martinique,
En 1694, M. Jacques du Roi, huguenot, originaire de Revel en Languedoc, habitait cette ile. I avait passé sa jeunesse en Hollande avec un de ses fréres qui y était établi, Il vint ensuite aux îles OÙ, après avoir fait le commerce quelques années, il acheta l'habitation de Macouba pour s'y retirer,
Lorsque le P. Labat, historien des Antilles, connut Jacques du Roi, il pouvait avoir soixante ans. C'était, dit-il, un homme fort sage, fort honnête et très charitable,
ns
(1) Collection de mémoires et de Plans relatifs au port de Dieppe, A Rouen, de 1 imprimerie de Louis Oursel, imprimeur du rOi, 1790, Histoire de Dicppe, par L, Vitet; Paris, librairie de Charles Gosselin, 1844,
Ï1 avait eu plusieurs démêlés avec le curé catholique de Macouba, qui prétendait être en droit de le maltraiter parce qu'il ne faisait point les fonctions de catholique quand, au contraire, il aurait dû essayer de l'y engager par la douceur, la persuasion et toutes sortes de bons offices. Ces manières dures et chagrinantes obligérent M. du Roi de mettre un économe sur son habitation et de se retirer au fort Saint- Pierre. Le P. Labat, nommé curé à Macouba, sut s’attirer
sa bonne grâce.
Tous les soirs ils soupaient ensemble. Le bon missionnaire ne put cependant le convertir malgré tous les efforts qu'il tenta. M. du Roi, pour donner l'exemple, envoyait cependant ses esclaves à l’église et assistait lui-même aux
prédications.
Ce colon retourna en Languedoc pour y finir ses jours, avec sa famille. Arrivé à Bordeaux, il tomba malade, envoya chercher le curé de la paroïsse, se réconcilia avec l'Eglise, reçut tous les sacrements et mourut avec les sen-
timents d’un vrai catholique (1).
Vers la même époque, le premier capitaine et doyen du Conseil de la Martinique était M. Jean Roy. On ne peut penser sans étonnement à la fortune de cet homme, dit le P. Labat (2). Il était venu aux îles en qualité d’engagé, dans les premières années que la colonie commença à se former ; il était de Bordeaux, tailleur ou chaussetier
(1) Æistoire du P. Labat, Vol, I., pp. 109-138.
(2) Loc, cit. I, p. 76.
lique de ter parce and, au douceur, manières lettre un rt Saint-
s’attirer
mission- *s efforts envoyait
ême aux
es jours, malade, ilia avec
les sen-
oyen du
On ne homme, té d’enmmença
ussetier
de son métier. Le temps de son engagement étant achevé, il se mit à torquer du tabac (1), qui était alors la marchandise des îles, et quand la saison de torquer était passée, il travaillait de son métier. Il s'associa avec un autre torqueur, dont il hérita quelques années après. Il fit quelques voyages en course, si heureusement, qu’en très peu de temps il se vit en état d'établir une sucrerie, et de faire
des établissements en divers quartiers de l’île,
Quand le P. Labat arriva à la Martinique, Jean Roy avait six sucreries, Celle des Prêcheurs où il demeurait était accompagnée d'une très belle raffinerie. Il en avait une autre dans la montagne, à une lieue de celle-là, une à la Pointe des Nègres, auprès du fort Royal, une à l’anse de la Couleuvre et deux dans sa paroisse, On comptait plus de huit cents nègres travaillant dans ces établissements. Une de ses filles avait épousé M, de la Fossilière, capi-
taine d'un vaisseau du Roi.
M. Jean Roy mourut en 1707, étant alors doyen du Conseil, premier capitaine de milice de l'île et, sans contredit, le plus ancien habitant. Il était âgé de plus de quatre-vingt-dix ans. 11 laissa aux onze enfants qu'il avait eus de Luce Bruman, sa femme, soixante et douze nègres chacun, avec la moitié d’une sucrerie, sans compter ce qu'il avait reçu en mariage, et les effets qui se trouvérent dans sa maison et en France. C'était un très bon
homme ; il était logé et meublé magnifiquement, il rece-
(1) Mettre du tabac en rouleaux,
vait parfaitement bien ceux qui allaient chez lui. Charitable et bienfaisant au-delà de ce qu'on peut dire, l'église du Prêcheur, qui était sa paroisse, lui est redevable de son bâtiment, et de la plus grande partie des vases sacrés et des ornements qui y sont en grand nombre : il avait la même charité pour les paroisses où il avait des habitations. Sa mémoire était si heureuse qu'il se souvenait des moindres circonstances des choses qui s'étaient passées depuis plus de soixante-dix ans, comme si elles eussent été présentes. Le P, Labat qui le voyait souvent avait un plaisir extrême à l'entendre raconter les commencements des
colonies, ses différents voyages et ses aventures.
Un des fils de Jean Roy fut aussi capitaine de milice 4 la Martinique. C'était un jeune homme plein de cœur, qui avait fait des merveilles quand les Anglais avaient attaqué la Martinique en 1692. Le P. Labat, qui fit avec lui la traversée en Europe, raconte qu'il était aimé de tout l'équipage, excepté des mousses qu'il avait soin de fouetter
presque tous les jours (1),
Au fond de Cananville, près le fort Saint-Pierre de la Martinique, habitait aussi un nommé Pierre Roy, qui possédait un moulin pour moudre le sucre de cannes.
Ce moulin, tourné par des ânes, fut cause d’un procès
assez singulier.
Laissons le P, Labat raconter cet incident :
n C’est la coutume des nègres de donner aux animaux
(1) Loc, Cit, [, p. 18,
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" Ce Pierre Roy avait acheté un âne d'un sergent exploitant, nommé Durand, à qui les nègres ne manquèrent pas de donner le nom de Durand. Ce Durand âne, étant un jour attaché auprès du moulin, en attendant que son heure d'entrer dans la roue fut venue, se détacha et s'enfuit dans la savane, et comme cela lui arrivait souvent, parce qu'il était fort malin, soit de sa nature, soit pour avoir été élevé par un sergent ; le maître, qui le vit fuir, résolut de le faire châtier d'une manière qui lui fit perdre cette mauvaise habitude. Il cria aux nègres qui & aient aux fourneaux, de courir à Durand, de l'amarrer, ét de lui donner cent coups de bâton. [l arriva, dans le moment que le maître donnait cet ordre, que Durand sergent était dans la savane, venant à la maison de Pierre Roy, pour y faire quelque signification, et qui, s'entendant nommer, crut que le commandement le regardait, et n’en douta plus du tout, quand il vit que trois ou quatre nègres se détachaient, armés de bâtons, et couraient vers lui, parce que Durand l'âne était aussi de ce côté là :il craignit tout de bon qu'on n'en voulût à sa peau, et se mit à fuir de toutes ses jambes. Durand l'âne en fit autant, et les nègres qui criaient, et couraient après lui à toutes jambe:, es épouvantèrent tellement tous deux, que Durand sergent courut près d’une demi-lieue sans oser regarder derrière lui. Il trouva enfin une maison, dans laquelle il se jeta tout hors
d'haleine, [1 ne manqua pas de prendre à témoins de sa
fuite, les gens qu'il y trouva, et de leur dire que Pierre Roy avait fait courir ses nègres après lui pour l'assommer à coups de bâton, comme il avait entend l leur en donnait ordre. Il fit son procès-verbal de rébellion, qu'il fit signer à ses témoins, et se fit saigner dès qu'il fut arrivé chez lui, de crainte que la course qu'il avait faite, et la peur qu'il avait eue, ne lui causassent quelque maladie. I présenta requête au juge, il y joignit son procès-verbal de rébellion, et se flattait par avance que cette affaire lui vaudrait quelques centaines d'écus. Le juge informa, et, après l'audition des témoins, il décerna un ajournement personnel contre Roi. Celui-ci ayant comparu, et étant interrogé à qui il avait ordonné de donner cent coups de bâton, répondit que c'était un de ses ânes ; qu'il s’étor qu'on le fit venir en justice pour cela ; qu’il avait cru ,.squ'à présent qu'il lui était permis de faire châtier ses nègres et ses ânes, quand ils manquaient, sans en demander permission, Le juge lui dit qu'il ne s'agissait pas d’un âne, mais d’un officier de justice, qui était allé chez lui ; qu'il avait ordonné à ses nègres de le prendre, de l'amarrer, et de lui donner cent coups de bâton, L'autre nia le fait, et demanda qu'on lui représentât cet officier de justice qui se plaignait ; sur quoi Durand sergent ayant paru, et lui ayant soutenu que son allégué était véritable, et qu'il avait entendu distinctement, qu'il l'avait nommé en ordonnant à ses nègres de le prendre, de l'amarrer, et de lui donner cent coups de bâtons, et voyant un des nègres de Pierre Roi qu'il reconnut être un de ceux qu'il supposait avoir couru après lui,
il l'indiqua au juge, qui, l'ayant fait approcher du tribunal,
ue Pierre ssommer l leur en ion, qu'il fut arrivé ite, et la iladie, 11 verbal de lui vauet, après ersonnel errogé À , FÉpons qu'on le qu'à préss et ses mission, ais d'un ordonné donner a qu'on ait ; sur nu que distinccres de ups de reconrès Jui,
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et l'ayant interrogé sur le fait, reconnut clairement que les coups de bâton n'avaient pas été ordonnés pour Durand le sergent, mais pour Durand l'âne, Il fit une réprimande au sergent, et renvoya Pierre Roi déchargé de l'action
intentée contre lui, avec permission de faire donner 4
Durand l'âne autant de coups de bâton qu'il jugerait ?
propos ; et Durand sergent condamné aux dépens, :
Dieppe, célèbre par ses marins et ses pêcheurs, fut de
tout temps lié au Canada.
On à prétendu que le capitaine dieppois Cousin toucha fortuitement le Brésil en 1488, et conséquemment découvrit l'Amérique avant Christophe Colomb. Dieppe compte parmi ses plus illustres marins les deux frères Jean et Raoûl Parmentier. On a sur Jean Parmentier un document contemporain, intitulé : Déscours d'un grand capitaine français, du port de Dieppe. Ce discours parle de Jean Parmentier et de ses voyages à Terre-Neuve et au Brésil, avant 1529. On y apprend aussi que le père de Jean Ango confia l’un de ses navires nommé /4 Pensée, en 1508, à un pilote dieppois nommé Thomas Aubert, pour aller fonder un établissement à Terre-Neuve. Aubert reconnut qu'on pouait faire sur cette côte un grand commerce de pelleteries et revint avec un sauvage qui fut le premier qu'on eût vu à
Paris. En 1602, Aymar de Chaste, gouverneur de Dieppe,
fut nommé par Henri IV, vice-roi du Canada. Il mourut
peu après, mais son lieutenant Samuel de Champlain fonda Québec. Tu verras, en étudiant l'histoire du Canada, que les deux frères Guillaume et Emerv de Caën, ainsi que Îles
Kertk, étaient des marchands de Dieppe.
Ce sont les Hospitalières de Dieppe qui, le 2 janvier 1639, s'engagèrent à aller fonder un Hôtel-Dieu à Québec. De cette ville partirent le 4 mai de cette année les Ursulines et les Hospitalières qui vinrent jeter dans la petite ville naissante les fondations des deux communautés qui devaient
devenir si célèbres dans l'histoire de notre pays.
À Dieppe, se faisait l'embarquement de tous les colons, se fretaient tous les navires que le roi, les compagnies ou les marchands destinaient à la colonie du Cinada. [en fut ainsi jusque vers le milieu du XVIIME siècle, où l'on
choisit alors le port de la Rochelle (1).
Aussi, cette ville de Dieppe a-t-elle donné au Canada plusieurs de ses colons les plus distingués.
J'en ai préparé une liste que je crois assez complète : 1629. Nicolas Blondel, pris par les Kertk,.
1645. Jacques Boisseau,
1647. Jacques Aubuchon, Saint-Remi, Dieppe.
1648. Etienne Dumav, Saint-Jacques, ‘ 1652. Jean Gloria, Saint-Rémi, Fe 1654. André Demers, Saint-Jacques, se
‘6 Jean Demers, de à
1655. Jean Aubuchon dit L'Espérance, Saint-Jacques, Dieppe
(1) ÆZistoire de l'Hôtel Dieu de Québec, pp. 7-8.
n fonda 1655. Antoi:s Paulet,
da, que 1656. Louis Fontaine, pilote, Dieppe. Ut, «
que les 1662. Jean Routhier, Saint-Rémi, Dieppe, que Ies
Nicolas Godbout, pilote, Benneval le Grand, Dieppe
Gilles Godbout, son frère di Fe “6 er 1639, 1663. Pierre Labrecque, Dieppe.
Se “De ‘Jean Labrecque, son frère, Dieppe.
: ‘Adrien Blanquet, (2) Angueville, Dieppe.
FOIRES 1666. Pierre Brunet, Saint-Rémi, se ite ville 1667. Jean Terrien, Saint-Jacques, A levaient 1668. Jean Langlois, Ourville, L “e
Jacques de la Rue, menuisier, Saint-Rémi, Dieppe.
1670. Joseph Chevalier, Saint-Jacques, Dieppe. colons, “
Charles Davenne, Le Pollet, se nies ou 1671. Pierre Faure, Dieppe, . Ien 1673. Pierre Moisan, piiote, Saint-Jacques, Dieppe,
où l’on LL Etienne Morel, Neuville, Dieppe.
1677. Jacques Brunel, Saint-Rémi,
1680. Adrien Saint-Aubin, Le £e Canada 1607, Jean Guëèvremont, ‘6 L 1698. Jean Grenet, ‘ Fe
Charles Gloria, Saint-Jacques, Dieppe.
ète :
1700. Guillaume Roussel dit Sans-Soucy, Saint-Rémi,
Mais le plus illustre des enfants que Dieppe ait donnés au Canada est bien Charles Lemoyne, originaire de Saint- Jacques. Il vint au pays avec son frère Jacques Lemoyne et Sa sœur Jeanne qui épousa Jacques le Ber, le père de la célèbre recluse.
, Dieppe
2) I épousa 4 Québec le 7 novembre 1063, Anne le Maitre, veuve de Louis le Roy, de Saint-Rémi de Dieppe,
La famille Lemoyne, anoblie en 1676, a donné à notre patrie ses plus illustres héros : d'Iberville, Bienville, de Sainte-Hélène, Sérigny. D'elle descendent les barons de
Longueuil, nom qui rappelle un souvenir de la Norman-
die (1).
(1) L'émigration venant de Normandie fut toujours considérée comme la meilleure. Le 18 mars 1664, Colbert écrivait À l'évêque de Laval : # Vu que vous m'avez témoigné que les gens des environs de la Rochelle et des îles circonvoisines qui passent en la Nouvelle- Frauce sont peu laborieux et pas très zèlés pour la religion, le roi a pris la résolution de faire lever 300 hommes cette année en Normandie et dans les provinces limitrophes, »
la)