‹ Nicolas Le Roy et ses descendants [microforme]Chapitre 17 sur 84 · Marie-Anne, née le 3 août · texte numérisé non relu

Marie-Anne, née le 3 août

Le fils aîné de Nicolas le Roy, Louis, épousa en 1682 Marie Ledran. On trouve son contrat de mariage, sous la date du 2 décembre 1682, au grefte de Pierre Duquet. Voici comment le notaire décrit les parties contractantes : Louis le Roy, fils de Nicolas le Roy et de Jeanne Lelièvre,

vivants, ses père et mère, de la Durantaye, et Marie

(1) Le contrat de mariage de Jean Gottreau et de Mariele Roy fut reçu par le notaire Gilles Rageot, le 25 juillet 1679, en présence d'Olivier Morel de la Durantaye, Nicolas le Roy signe l'acte.

Drand, fille de Toussaint Drand et de Louise Menassier, de la paroisse de Saint-Joseph de la pointe de Lévy. Louis le Roy est assisté de Nicolas le Roy, son père, et de Jean Gottreau, son beau-frère et il a la parole de Jeanne le Lievre. Marie Drand est assistée de Toussaint Drand et de Louise Menassier, ses père et mère, de George, Toussaint et Louise Dran, ses frères et sœurs, de Jean le Pollicain, ami et voisin, de Marie Langlois. Nicolas le Roy promet à son fils, futur époux, une habitation de trois arpents de front sur quarante-deux arpents de profondeur, avec un bâtiment pour le loger après les semences finies de l’année 1682, et de plus une vache et un cochon. L'épouse a un douaire de 3oo livres. Nicolas le Roy, Guillaume Couture

et Jean Pollicain signent l'acte.

Nicolas, deuxième enfant de Nicolas le Roy, épousa, le 18 novembre 1686, à Sainte-Famille de l’île d'Orléans,

Madeleine Leblond.

Voici l'acte de mariage extrait des registres des bap-

tôêmes, mariages et sépultures de cette paroisse :

Le dix-huitième de novembre mil six cent quatre-vingt-six, la publication des trois bans faites tant en cette paroisse de la Sainte- Familie qu'à la mission de la coste de la Durantèz par Mre Pinguet, chanoine de Québec, y faisant les fonctions curiales, du futur mariage d'entre Nicolas le Roy âgé de vingt-cinq ans, fils de Nicolas le Roy et de Jeanne le Lièvre, habitant de la Durantèz d'une part, et Marie Madeleine Leblond, fille de défund Nicolas Leblond et de Marguerite

Leclerc, femme en seconde noce de Jean Rabouin, de cette paroisse

d'autre part, et ne s'estant découvert aucun empeschement au dit

oisse

u dit

és 63 if futur mariage j'ay curé de la dite Sainte-Famille soussigné, les ay mariés du consentement du Sr Pinguet et ensuite donné la bénédiction nuptiale selon la coutume de l'église en présence de Jacques Billodeau, Jean Rabouin, David Asselin et Nicolas Leblond, frère de

la dite épouse qui ont tous déclaré ne savoir écrire ni signer (1). F, Lamy.

Le cinquième enfant de Nicolas le Roy, Guillaume, que le recensement de 1681 dit âgé de 14 ans, épousa en 1689 Angélique Bazin, fille de Pierre Bazin, qui était fermier de M. Berthier en 1674. Je n'ai pu trouver l'acte de mariage de Guillaume.

Noël le Roy, troisième enfant de Nicolas, épousa à Saint-Joseph de la pointe de Lévy, le 27 avril 1690, Jeanne Thérèse Cassé, âgée de 18 ans, fille d'Antoine Cassé et de Françoise Peloir, habitant de Beaumont. Etaient présents au mariage : Antoine Cassé, père de l'épouse, Jean Fournier, Elie de Molon, René Rampillon et Thomas Gasse. La bénédiction nuptiale fut donnée par le curé de Saint-Joseph, M. Philippe Boucher. Noël le Roy était alors âgé de 27 ans, et habitait la seigneurie de Berthier. On voit dans cet acte de mariage que Berthier et Beaumont formaient encore en 1680 partie de la paroisse de Saint- Joseph.

(1) Lequel extrait nous soussigné curé de la Sainte-Famille certifions être conforme au texte original, mais déclarons avoir copié ou imité les signes de l’année comme nous avons pu, mais nous sommes certain que c'est l'année mil six cent quatre-vingt-six, par un acte qui précède écrit en toutes lettres. Nous certifions ce dit extrait conforme au texte original déposé aux archives de la Sainte-Famille d'Orléans.

Ponné à la Sainte-Famille le vingt-sept janvier mil huit cent quatre-vingtdouze,

Ls-J, GAGNON, Ptre.

N, Ad

bis

Notre ancêtre, Nicolas le Roy, vivait encore à la date

de ce mariage.

L'année suivante, sa fille cadette, Elizabeth, épousait à Beauport, Zacharie Turgeon. Ce mariage eut lieu le 24 octobre 1691. L'acte de célébration conservé aux archives de Beauport nous apprend que Nicolas le Roy

était alors décédé (1).

Notre ancêtre mourut donc entre le 27 avril 1690 et le 24 octobre 1691. Il m'a été impossible de préciser davantage la date de son décès. Je n'ai pu trouver nulle part l'acte de sépulture. Le registre où il était inscrit fut sans doute détruit. On signale dans les archives de l’époque des lacunes considérables. Il peut se faire encore que Nicolas le Roy soit mort en voyage, à la guerre ou qu'il se soit noyé. Les registres ne contiennent toujours que la déclaration de sépulture. Ils ne tiennent pas compte des

décès à moins que le corps ne soit enseveli.

Si la déclaration d'âge portée aux recensements de 1666 et de 1681 est exacte, Nicolas le Roy avait 48 ans lorsqu'il mourut, étant né en 1643.

De sa femme Jeanne le Lièvre, Nicolas le Roy avait eu dix enfants (2). À sa mort cinq étaient mariés et établis,

(1) Isabelle » Roy fille de » défunt » Nicolas Roy et de Jeanne le Lièvre, de la paroïsse St-Joseph à la Pointe de Lévi, dit M. l'abbé Langevin dans ses Votes sur les archives de Beauport, p. 49. M. Langevin dit » Isabelle » mais c'est Elizabeth qu'il faut lire.

(2) L'abbé Tanguay, dans son Dictionnaire Généalogique, vol. 1, p. 533, lui en donne onze, mais c'est une erreur. Etienne, qu'il dit fils de Nicolas le Roy, était son petit-fils, étant né le 8 mai 1690 du mariage de Nicolas le Roy et de Marie-Madeleine Leblond. (Voir le registre de St-Joseph de la pointe de Lévy à cette date).

savoir : Marie-Jeanne, Louis, Nicolas, Guillaume, Noël. Elizabeth, comme j'ai déjà dit, unit son sort à Zacharie Turgeon en 1691. Je ne sais ce que devinrent Anne, née

en 1658, et Jean né en 1674.

Jean, baptisé au Château-Richer, en 1669, épousa le 18 juillet 1694, Catherine Nadeau. On trouve son contrat de

mariag: sous cette date au greffe de Chambalon.

En voici un résumé :

1 Jean le Roy, habitant de la seigneurie de Beaumont, fils légitime de défunt Nicolas le Roy et de Jeanne le Lièvre, ses père et mère, arrête les conventions de son mariage avec Catherine Nadeau, fille de défunt Joseph Nadeau et de Marguerite Abraham, habitant de Saint-Paul, comté de Saint-Laurent, île d'Orléans. Jean le Roy est assisté de Louis le Roy, Guillaume le Roy et Noël le Roy, ses frères, et de Zacharie Turgeon, son beau-frère, L'épouse est assistée de sa mère, de Jean-Baptiste et Denis Nadeau, ses frères, d'Anne Casse, sa belle-sœur, de Marc-Antoine-

Gobelin St-Marc, d'Antoine Fortier, maître de barque, de

Michel Enaud. L'acte fut reçu à Saint-Paul, demeure de

l'épouse, en présence de Pierre Cornellier, chirurgien, de

Saint-Paul, et de Denis Derome, habitant de Beaumont.

Jean-Baptiste, le dixième enfant de Nicolas le Roy et le cadet de la famille, épousa à Saint-Michel de la Durantaye, le 17 novembre 1698, Marguerite Bazin, dont la sœur Angélique était déjà unie à Guillaume le Roy.

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Voici l'acte de ce mariage tel qu'il existe encore aux

archives de la paroisse de Saint-Michel.

Le dix-septième jour du mois de novembre de l'an mil six cent quatre-vingt-dix-huit, aprés la publication de: trois bans de mariage, faite le dix-neuvième, vingt-sixième octobre passé et deuxième de ce mois, d'entre Jean-Baptiste le Roy, fils de défunt Nicolas le Roy, et de Jeanne le Lièvre, ses père et mère, d'une part, et Marguerite Bazin, fille de Pierre Bazin et Marguerite le Blanc, de Berthier, aussy de cette paroisse, d'autre part ; et ne s'estant découvert aucun empêchement légitime, je soussigné, prêtre missionnaire faisant les fonctions curiales en cette église, ay pris teur mutuel consentement par paroles de présent, les ay mariés et leur ay donné la bénédiction nuptiale selon la forme prescrite de nostre mère la Sainte Eglise, en présence de Pierre Bazin, père de l'épouse, François Bazin, frère, Louis, Noël et Guillaume le Roy, frères de l'époux, de Joseph Cassé, beau-frère de l'époux, de Jean Daniau, amy des deux, et après nous lesquels, à la réserve de l'épouse qui a signé, ont déclaré

ne savoir escrire ny signer de ce interpellés suivant l'ordonnanee,

MoRix, Ptre, Missionnaire.

Jeanne le Lièvre, veuve de Nicolas le Roy, épousa à Beaumont en deuxième mariage, le 8 février 1695, François Molinet. C'est le deuxième acte de mariage enregistré aux archives de cette paroisse. Le notaire Jean

Adam y signe comme témoin (1).

(1) Extrait du registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de Saint-Etienne de Beaumout pour l'année mil six cent quatre-vingt-quinze :

‘ Anno Domini millesimo sexcentesimo nonagesimo quinto, die octava mensis februarii, præmissis denunciationibus tribus continuis diebus festivis, inter missæ solemnia habitis, nulloque legitimo impedimento detecto, ego frater Gislenus Bauduin, hujus parochiæ actualis missionarius Franciscum Molinet

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Jeanne le Lièvre mourut à Saint-Vallier au mois de janvier 1728. L'acte de sa sépulture est ainsi rédigée. Je

ne change rien à sa forme bizarre :

L'an mil sept cent vingt-huit, l'onzième janvier, a été inhumée dans le cimetière de cette paroisse, par moy prêtre soussigné, missionaire de Saint-Michel, le corps de feu 11 veuve Roy, décédée à l'âge de 88 ou 9 années sans aucune maladie ; elle avait reçu par précaution, huit jours avant, le St. Viatique. Toute la paroisse a assisté À son enterrement (1).

LECLAIR, Ptre,

De ce qui précède, et à l’aide des documents que j'ai cités, on peut conclure que Nicolas le Roy partit de l'Ange- Gardien en 1679 pour venir s'établir à la Durantaye. Un acte daté du 17 février 1686, que je trouve dans l'étude du notaire Gilles Rageot, nous prouve qu'il fut pendant longtemps fermier du seigneur Olivier Morel de la Durantaye. Par cet acte, M. de la Durantaye continue pour cinq

années à titre de ferme le bail qu'il a consenti à Nicolas le

et Joannam Lelièvre, viduam defuncti Nicolai Le Roy, parochiæ hujus, interrogavi, eorumque mutuo consensu habito solemniter per verba de prasenti, matrimonio cunjuixi, presentibus testibus notis, scilicet Petro

Moileur et Joanne Adam, aotar », hujus parochiæ, ”

Lequel extrait, nous prêtre, curé, soussigné, déclarons être conforme av re-ristre original déposé en la paroisse de Saint-Etienne de Beaumont jour l'année mil six cent quatre-vingt-quinze.

Donné à Beaumont, le quatorzième jour du mois de mai mil huit cent quatre-vingt-dix-sept,

H, BERNIER, Ptre.

(1) Extrait du reg'sire des baptêmes, mariage: et sépultures de la paroisse de Saint-Vallier pour l'année mil sept cent vingt-huit,

Lequel extrait, nous soussigné, curé de Saint-Vallier, certifions être conforme au registre original déposé dans les archives de la dite paroisse,

Saint-Vallier, 28 juin 1892.

J.-A. RAINVILLE, Ptre,

Roy, avec deux vaches, à la charge de donner vingt livres de beurre par an pour chaque vache. Il est tout probable que Nicolas le Roy était encore à l'emploi de M. de la

Durantaye lorsqu'il mourut en 1690.

Le 16 juillet 1688 ( Greffe Gilles Rageot), Jean Daniau dit la Prise, habitant de la Durantaye, cédait à Noël le Roy, habitant de la même seigneurie, une terre de trois

arpents sur quarante dans la seigneurie de Berthier.

Le 3 novembre 1688, Louis le Roy, habitant de Beaumont, vendait à Guillaume le Roy, son frère, habitant de la Durantaye une terre et habitation de trois arpents sur quarante, avec maison, bornée d’un côté à son frère Nicolas le Roy et de l'autre à sa mère Jeanne le Lièvre. (greffe Gilles Rageot). Cette terre avait été donnée à Louis le Roy par son père Nicolas le Roy en son contrat de mariage.

Le même jour { Greffe Gilles Rageot ), Denis Belleperche, de Québec, et Catherine Guion, sa femme, vendaient à Louis le Roy, habitant de la Durantaye, une terre située à Beaumont, qu'il (Belleperche) avait acquise du seigneur Couil-

lard, par acte devant le notaire Jean Adam, le 14 juin 1682.

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