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Le huitième et le neuvième enfants de Nicolas le Roy furent baptisés à l'Ange-Gardien. Voici la copie des actes
de baptême.
ELIZABETH\ | LE ROY J vet L'an de Nostre Seigneur mil six cent soixante-et-onze, le vingt- fur
quatre de may, j'ay baptisé dans la chapelle de l'Ange-Gardien un qu'
enfant nay de Nicolas le Roy et de Jeanne le Lièvre, sa fame le dix- pas huit de may. Son parain fust Pierre Testu et sa marraine Elizabeth
Aubert fame de Bertrand Chesney dit la Garenne. Elle fut nommée
Elizabeth. 3 w fer
FILLON, prestre, mission. | Kai
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L'an de N. Seigneur Jésus-Christ mil six cent soixante-et-quatorze pris le quinze de juillet j'ay baptisé un enfant nay de Nicolas le Roy et
de Jeanne le Lièvre le quinzième de juillet. Son parain fut Jean es
Bertrand dit la Garenne. Sa marraine Magdelaine Trudelle, L'en- Gen
fant fut nommé Jean. et €
FILLON, prest. mission. de Le dernier enfant de Nicolas le Roy, Jean-Baptiste, fut blis baptisé à la Durantaye, le 20 octobre 1678, par M. Thomas d'et
Morel, prêtre, missionnaire du séminaire de Québec. Les de]
parrain et marraine furent Julien Bonassi et Anne Phi- [
lippe, femme de François Bacquet dit Lamontagne (1). le K
Nicolas le Roy habitait alors la seigneurie de la Durantaye. Che
(1) Ce baptême est inscrit aux registres de Notre-Dame de Québec, À (1)
Y FR A " I] LE , } Quand notre ancêtre laissa-t-il l’'Ange-Gardien pour venir s'établir dans cette dernière seigneurie ? Quelles + furent les raisons qui l’engagèrent à abandonner la terre in qu'il cultivait depuis tantôt quinze années ? J'avoue ne x- pas pouvoir répondre à ces questions.
[h à Le 30 mars 1679, Nicolas le Roy et Jeanne le Liévre, sa femme, vendaient à Jacques Marette et René Brisson, leur habitation de la côte de Beaupré, qu'ils avaient acquise en 1663 de Marie-Guillemette Hébert, veuve Guillaume Couillard, pour le prix de 500 livres. Ils reçurent le lendemain de la signature du contrat, 200 livres en argent monnayé et 200 livres en marchandises. La balance du 2e prix de vente leur devait être payée, à un an de date, soit à en marchandises ou en bons billets. Il n’y avait alors sur x cette concession aucuns bâtiments, si ce n’est des déserts et des prairies. Marette et Brisson étaient les deux voisins de Nicolas le Roy, et ils se partagèrent par moitié l’étadt blissement qu'ils venaient d'acquérir en commun, chacun js d'eux héritant d’un arpent de front sur une lieue et demie sé de profondeur (1).
i- Dans cet acte de 1679, on voit que la terre de Nicolas je le Roy était dans la censive de Charles Aubert, sieur de la e, Chenaye, receveur général des droits du roi. Charles ‘4 C4 (1) Greffe Pierre Duquet, RE A
Aubert de la Chenaye avait, en effet, acheté d'Olivier le Tardif les terres que celui-ci possédait sur le territoire de l’Ange-Gardien,
Chose assez curieuse ! quoique Nicolas le Roy eût vendu dès 1679 sa terre de l'Ange-Gardien, on voit, dans l'aveu et dénombrement (1) que fit le séminaire de Québec, en 1723, de ses censitaires de la côte de Beaupré, /a terre des héri-
tiers et représentants de feu Nicolas le Roy.
Au recensement de 1681, on trouve dans la seigneurie
de la Durantaye :
Nicolas le Roy, 37 ans.
Jeanne le Lièvre, sa femme, 30 ans.
Enfants :
Guillaume, 14 ans.
Elizabeth, 10 ans.
Jean, 8 ans.
Baptiste, 3 ans.
Nicolas le Roy possède un fusil, 8 bêtes à cornes et 20
arpents de terre en valeur.
Des dix enfants qu: Jeanne le Lièvre, sa femme, lui avait donnés, Nicolas le Roy n'en avait plus que quatre sous son toit. Qu’étaient devenus Louis, Nicolas, Noël, Marie-Jeanne, Anne et Jean, nés en 1669 ?
Le 31 Juillet 1679, on trouve aux registres de Québec,
le mariage de Marie-Jeanne le Roy, âgée de 14 ans, fille de
Nicolas le Roy, habitant de la Durantaye, et de Jeanne Île
(1) Vol, 2,p. 1.
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Lièvre, ses père et mère, de la paroisse de Saint-Rémi, de la ville de Dieppe, archevêché de Rouen, et de Jean Gottreau, habitant de Vincelot, âgé de 27 ans, fils de Jean Gottreau et de Marie Rouer, ses père et mère, de la paroisse de Sainte-Catherine de la Flotte, de l'ile de Ré, évêché de la Rochelle.
Ce mariage fut béni par l'abbé Thomas Morel, prêtre missionnaire du séminaire de Quebec, en présence de Nicolas le Roy, père de l'épouse, de Gilles Gottreau, frère
de l'épouse et d'Olivier Morel, sieur de la Durantaye (1).
jean Gottreau s'établit au cap Saint-Ignace. Il eut de Marie-Jeanne le Roy trois enfants :
1. Charles, né le 3 février 1681, marié le 30 octobre 1710 à Madeleine Tibault, sépulturé à Saint-Thomas, en mars 1756.
2. Jean, né le 14 octobre 1682, marié le 30 octobre 1710 à Geneviève Bernier, puis à Marie-Françoise Richard,