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Enfin, Joseph le Roy s'était fait adjuger dans cette même seigneurie de Vincennes une terre de trois arpents sur une lieue de profondeur, bornée au nord-est à Jacques Guay et au sud-ouest aux héritiers de Vincennes. Sur cet établissement se trouvaient deux moulins à farine, un moulin à scie et un moulin à eau sur la grève. On esti-
mait dans le temps cette proprièté à 14,000 livres (1).
Le 27 septembre 1735, un nommé Marsal avait obtenu le privilège, pour neuf années, de faire des établissements de pêche à loup marin à la côte du Labrador depuis le cap Saint-Charles jusqu'à la baie de Saint-Alexis (2). En 1744, on voit que ce fut Joseph le Roy qui fit l'armement de ce poste du cap Saint-Charles (3). Il continua pendant plusieurs années ce commerce du Labrador. Joseph le Roy possédait un brigantin, le Marie-/eanne, de 42 pieds de quille et de 50 tonneaux, et un bateau le Saëné-/oseph, de 23 pieds de quille et de 15 tonneaux, tous deux construits en 1742. C’est dans l’anse de Beaumont que ces bâti-
ments venaient attérir, au retour de leur campagne du Labrador.
Le 31 août 1745, l’intendant donne permission à Joseph
le Roy et à Revol d'envoyer chercher du sel à la côte du
(1) Voir inventaire des biens de Joseph le Roy au greffe de Jean Claude Panet, le premier juin 1746.
(2) Reg. ord. int. Vol, 23; p. 63.
(3) Jugement du Conseil Supérieur, vol, 28, p. 123 Le 11 août 1744, Roy eut à soutenir un procès contre Louis Parant, négociant à Québec, représentant David Turpin, alors absent. Voir même volume, pp. 86-96.
oût iant A
come
Labrador, Une semblable permission est accordée le 6 juin 1747 (1).
Le 18 novembre 1744, le marquis de Beauharnois, alors gouverneur du Canada, nomma Joseph le Roy capitaine de la milice de la côte de Beaumont.
Le 24 août 1745, mourait à Beaumont Marie-Jeanne Couture, femme de Joseph le Roy.
De ce mariage étaient nés neuf enfants, savoir :
1. JOSEPH, baptisé le rer Septembre et enterré le 18 octobre 1717,
Le
+ MARIE-JEANNE, baptisée le 22 et enterrée le 23 avril 1720.
3 JOSEPH, baptisé le 4 février et enterré le 28 août 1721,
4 MARIE, baptisée le 30 novembre 1723 Elle épousa 1° Joseph Lépine, le 4 novembre 1743 5 2° Jean Corpron, le 1 juillet 1754 (à Québec).
5 MARGUERITE, baptisée le 28 décembre 1725, mariée le 19
novembre 1742 à Charles Lecours, enterré
e à Québec le 14 février
6. CHARLOTTE, baptisée le 13 mars 1728, mariée le 17 février 1744 à Pierre Revol,
7: JOSEPH, baptisé le 15 décembre 1732, enterré le 12 avril 1733: 8. MARIE-JOSErPH, baptisée le avril 1933.
15 décembre 1732, enterrée le 12
9. JOSEPH, baptisé le le 26 octobre 734 marié le 22 novombre 1756 à Marie-Gabriel Sarault À St, Charles,
10. ETIENNE, baptisé le 5 octobre 1738, enterré le 29 mai 1742 (2),
(1) Lég. ord, int, vol. 33 P, 85 ; vol. 34, p. 106.
2) Tous ces actes sont inscrits à Be
aumont, à l'exception des deux indiqués dans le texte,
HU dit:
ne 2 4E 130 11 De ces dix enfants quatre enfants seulement vivaient à 1 Y la mort de Marie-Jeanne Couture : Marie, épouse de Joseph % Lépine, Marguerite, épouse de Charles Lecours, Charlotte, ( épouse de Pierre Revol et Joseph, le neuvième ei , né sf en 1734, qui restait pour perpétuer le nom. ' €
Joseph Lépine dit Lalime et Pierre Revol étaient tous deux marchands à Québec. Le père de Joseph Lépine,
ir Antoine, avait été maître d'hôtel du gouverneur en 1714, ÿ
h Le premier juin 1746 eut lieu l'inventaire des biens de a Joseph le Roy devant le notaire Jean-Claude Panet. g à 6 m
On voit que Revol, son gendre, lui intenta un procès à; fo
au sujet du partage en 1747 (1). Ce Revol parait avoir
laissé le pays avec sa famille après la conquête nays
par les Anglais.
EU (1) Voir /ugements du Conseil Supérieur de Québec, 1747, vol. 31, FEES PP. 18, 45, 106, 125, 140, 141 ; vol. 32, pp. 16, 34, 38.
Es RD A DÉ ogaidi AQRE AS LS
— 131 Marie, devenue veuve de Joseph Lepine, épousa en
deuxième noce 4 Québec, le premier juillet 1754, Jean Û 75
Corpron, marchand, de cette ville.
C'est ce Corpron qui s'est rendu célèbre dans les annales
du pays comme un des complices de l'intendant Bigot,
" Homme de néant, que Cadet eut pendant deux ou
trois ans à son service, dit un contemporain, il devint son
homme de confiance ; il examinait les comptes rendus et avait le détail du gouvernement de Québec. Quels arran-
*ements fit-il avec le munitionnaire ? Personne ne le sait £g ,
mais personne n'ignora qu'il y gagna très vite une immense
fortune, n
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