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Corpron, de retour en Europe, fut mis en accusation avec tous les autres fonctionnaires en 1761. Il était alors à Paris. Il fut condamné à être admonesté en la chambre à six livres d’aumône et 600,000 livres de restitution (1), Corpron avait beaucoup d'esprit et entendait parfaitement le commerce, et il n'y a pas de doute qu’il sût se tirer de ce
mauvais pas avec son habileté ordinaire.
Du mariage de Corpron et de Marie le Roy étaient nés au Canada quatre enfants.
Un an après la mort de Marie-Jeanne Couture, Joseph le Roy épousa à Beaumont Catherine Prudhomme, veuve de François Pineau. Le mariage fut célébré le 6 juin 1746. Deux jours auparavant, le notaire Jean Claude ’anet avait rédigé le contrat civil. Etaient présents du côté de l'époux : Mtre Cugnet, premier conseiller au Conseil supérieur de Québec et directeur du domaine du roi, Pierre Revol, négociant, et Joseph Lalime. La future épouse était assistée de Messire Nicolas Joseph Chasle, prêtre, curé de Beaumont, Messire Guillaume Estèbe, son cousin issu de germain à cause d'Elizabeth Cécile Thibierge, sa femme, Joseph Perthuis, conseiller-assesseur,
cousin-germain à cause de Marie-Anne Chasle, sa femme.
f. Jerdhrmetne (L/ es /ate 7
(1) ÆZistoire du Canada, de Dussieux, pp. 241-244.
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François Pineau, premier mari de Catherine Prudhomme était capitaine de vaisseau et marchand. Joseph le Roy
dota sa femme de 1200 livres.
Joseph le Roy était encore dans la pleine vigueur de
l’âge et il continua d'agrandir ses domaines.
Le 19 août 1740, il achetait pour le prix de 5600 la seigneurie de Vincennes qui était vendue par décret de la prévôté de Québec (1). Cette belle seigneurie de soixantedix arpents de front sur une lieue de profondeur, avait été concédée par l'intendant Talon, le 3 novembre 1672, à
François Bissot, sieur de la Rivière (2),
Le 26 février 1751, Joseph le Roy acheta encore de Nicolas Boisseau le fief de Vitré ou Montapeine qui se
trouvait voisin de celui de Vincennes (3)
Le vieux négociant occupa les dernières années de sa vie à la colonisation de ces deux beaux domaines seigneuriaux, On peut voir dans l'étude de Jean-Claude Panet
les concessions qu'il y consentit (4).
(1) Foi et hommage de 1781,
(2) Voir au greffe de Jean-Claude Panet : 26 et 27 février 1749, une renonciation par Marie-Louise Bissot de Vincennes et Charlotte Bissot, religieuses de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, alors À la Mission de Québec, rue Saint-Pierre, À la succession de Jean-Baptiste Bissot de Vincennes. Voir aussi même greffe, 29 août 1749, quittance des héritiers Bissot À Joseph le Roy, acquéreur du fief de Vincennes,
(3) Greffe J, C. Panet,
(4) eg. ord. int, Ordonnance avant faire droit en faveur du sieur Roy contre quelques habitants de la seigneurie de Vincennes qui ne tiennent pas feu et lieu. Vol, 39, P. 2, 11 janvier 1732 ; ibid, p. 38,
752 3 ord, entre la Martinière, Boisseau et Roy, 25 mai 1753,
es 134 —
Claude-Joseph le Roy mourut à Beaumont le 26 avril I 1756, laissant de son premier mariage, un fils unique, ! ( Joseph le Roy, alors âgé de 22 ans, et trois filles, Marie, | épouse de Jean Corpron, Charlotte, épouse de Pierre Ë F a F ds | le cour :
Revol, et Marguerite, épouse de Charles Lecours. L'inven- ï
taire de ses biens eut lieu le 30 avril 1736 (1), et son mobilier, qui était très riche, fut vendu le 17 mai (2) de la C même année, pe gi | 24 pi Il H le M l vie
Pierre-Bernard le Roy, le trisaïeul de mon père, et qui était le frère du seigneur Claude-Joseph le Roy, avait été j nommé tuteur du fils unique de ce dernier. C’est lui qui jan prit soin de ses intérêts et qui racheta la plus grande partie Co à : de ce mobilier. Le 17 mai 1756, la veuve de Claude- voi {F Joseph le Roy abandonna tous les droits qu'elle pouvait Le A G (1) Greffe J. C, Panet, (4
(2) Même greffe. on l'estima à 10,000 livres,
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vril prétendre dans la succession de son mari en considération que, de son douaire et d’une pension viagère annuelle de 525 rie, livres (1). Le 25 Mars 1759, les héritiers, procédant au erre partage définitif des biens immeubles du seigneur Roy,
abandonnèrent de même tous leurs droits à Joseph le Roy Pourvu qu'il payât la pension de la veuve et moyennant
une somme de 3,000 livres de soulte ou retour (2).
Joseph le Roy venait alors d'atteindre l’âge de vingt
cinq ans, terme fixé pour la majorité sous l’ancien droit
a français.
enobi- Il avait épousé déja le 22 novembre 1756, à Sainte Ja Charles, Marie-Gabrielle Sarault, sœur du curé de cette paroisse. C'est lui qui perpétua la lignée du premier seigneur de Vincennes qui ait porté le nom des le Roy. Le 24 avril 1781, il rendait foi et hommage au gouverneur Haldimand comme propriétaire de cette seigneurie, Joseph le Roy mourut à Beaumont le 19 février 1794, et sa femme Marie-Gabrielle Sarault le suivit dans la tombe, le 23 janvier 1800.
qui De ce mariage naquirent cinq enfants :
été 1. MARIE-GABRIELLE, née le 14 septembre 1757, qui épousa, le 9 qui janvier 1781, Louis Blais, de Saint-Pierre de la Rivière du Sud. irtie Contrat de mariage du 8 janvier 1781, au greffe du notaire Riverin à Ma Montmagny. Louis Blais était fils de Michel Blais, capitaine de à ” milice, et de Françoise Lizotte, vai
(1) Greffe J, C, Panet,
(2) Loc, cit,
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2, MARIFE-CHARLOTTE-ANGÈLE, née le 23 août 1758, qui épousa le 26 septembre 1785, Joseph Miot-Girard, fils d'un cultivateur de Beau-
mont (1).