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ü M. Roy, écrit M. Chauveau (1), a été un des hommes de sa génération qui ont eu le plus d'aptitude et de dévouement pour les sciences et les lettres ; une trop grande modestie, voire une excessive timidité l'ont empêché de se distinguer, aux yeux du public, commeil aurait pu le faire. La botanique était son étude favorite et il avait formé un très bel herbier qui fut malheureusement détruit, à Québec,
dans l'incendie de 1845. 1
Quelques années avant 1837, la Gasette de Québec a publié sous le pseudonyme d'un Am du statu quo, des petites comédies, très bien écrites où l’on raille assez finement l'historien Garneau sur l'enthousiasme révolutionnaire qu'on l’accuse d’avoir remporté d'Europe. Ces comédies ont été attribuées à diverses personnes. M. Chauveau (1) donne comme leurs véritables auteurs MM. G.-B. Faribault et David Roy. Tous deux devinrent depuis les amis intimes de M. Garneau. Le premier, bien connu par ses savantes recherches, a rendu pleine justice aux travaux de notre historien national, le second a été son collègue dans la rédaction d’un journal littéraire et scientifique. Ce journal qui avait nom l’/ns/ifut, M. Garneau en entreprit la publication, avec M. David Roy au cours de l’année 1841 (2).
(1). Æ-X, Garneau, sa vie et ses œuvres, pp. LIV.
(2) Loc. cit. p. XXVIII.
(3) Loc. cit, p. LIT, Voir des détails sur ce journal aux pp. LII, LIII et LIV de l'ouvrage cité.
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Adéline Roy, fille aînée du juge David Roy, épousa Alexandre de Lusignan, qui fut pendant onze années préposé aux comptes et aux statistiques, dans le département de l'instruction publique. Il était fils du docteur de Lusignan qui fut l'officier rapporteur lors de la malheureuse affaire du 21 mai 1831 à Montréal, et qui fut injustement emprisonné en 1837, comme bien d’autres amis du pays. Dans le mois de novembre 1866, M. de Lusignan qui depuis déjà près d’un an, se sentait atteint d’une impitoyable maladie qui devait le conduire au tombeau, demanda et obtint un congé d'absence qu'il utilisa en se rendant de suite à la Floride où il demeura jusqu’au mois de juin 1867. Il était naturel d'espérer qu'un climat plus doux et la cessation du labeur considérable que sa charge lui imposait, et dont il s’appliquait avec zèle et une rare application, le ramèneraient à la santé. Mais il ne tarda pas à s’apercevoir qu'il lui était impossible de reprendre ses travaux, et quelque mois plus tard, il résignait sa
charge. Il mourut au mois de mars 1868.
M. de Lusignan était doué d'une grande habileté, surtout dans la spécialité à laquelle il s'était consacré. D'un
caractère doux et affable, il s'était fait tout particulière-
ment aimer et estimer de tous ceux qui avaient des rap-
ports avec lui. M. de Lusignan n'était âgé que de trentecing ans à sa mort. Il avait fait ses études au collège de
Montréal.
Adéline Roy, femme de M. de Lusignan, le précéda
dans la tombe, Il laissa d'un second mariage avec Mlle
Marie-Anne Guy, fille du juge Guy, deux enfants (1).
Thomas-Etienne Roy, seizième enfant de Joseph, est mort à un âge avancé, après avoir été sergent d'armes du conseil législatif (2). Un de ses fils, Thomas, est aujourd’hui lieutenant-colonel du 9ème bataillon de Québec. Une de ses filles, Marie-Louise-Antoinette, a épousé le docteur Malcolm Guay, député du comté de Lévis aux Communes du Canada. Elle est morte le 24 mai 1892, à Saint- Romuald d’Etchemin.
Cyprien-Eugène-Odilon, troisième enfant de Thomas- Etienne Roy, étudia le droit sous MM. Lelièvre et Angers et se fit recevoir avocat (3). Marié le 10 août 1867 à Marie-Virginie Thibaudeau, il est mort à Québec, le 1er
mars 1884.
Il a eu pour enfants :
Marie-Reine-Virginie-Héloïse, née le 22 juin 1888, mariée le 17
septembre 1889 à Nazaire N. Ollivier, avocat, de Québec.
Emile-Odilon, në... mai 1870, marié le 31 janvier 1893 à Marie-
Corinne-Helmina Turcotte.
Alfred, né le 10 novembre 1872.
(1) Journal de l'instruction publique, 1868, p. 35.
(2) Le 31 décembre 1827, Mgr de Fussala bénissait À Québec le mariage de François Roy, avocat à Montréal, fils de Charles Roy et d'Euphrosine Gariépy, avec Angélique-Alzire Romain, fille de François Romain et d'Agathe Bidégaré. M. François Roy appartenait à une des nombreuses branches du clan des Roy de Montréal.
(3) Brevet d'étudiant du 9 novembre 1859.
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Warie-Joséphine-Antoinette- Eugénie, née le 11 novembre 1874.
Marie- A mélie, née le 26 octobre 1833,
M.-R.-V.-Héloïse Roy à eu pour enfants :
Marie-Reine- 1] érginic-Lucienne, née le 8 août 1800,
Louis-Paul-Emite, né le 16 mars 1891, mort le 17 avril 1895.
Marie-Jeanne-Corinne, né
e le 6 décembre 1893, morte le 30 juillet 1894,
Marie-Oline- Beatrice. Mine, née le 29 mars 1895.
Emile-Odilon Roy à eu pour enfant :
ÆEmile-Odilon- Thomas, në le 24 juin 1804.
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Un des grands mérites de Joseph Roy est d'avoir su
deviner les talents précoce
Olivier Chauv
S de son petit-fils Pierre-Joseph au et d'assurer son brillant avenir par le protection bienveillante qu'il accorda à ses parents. C'est
une gloire pour une famille que de Compter parmi les siens le]
l'un des Canadiens-français les plus illustres que notre Pays ait produit.
L'honorable Pierre-Joseph-Olivier Chauveau
naquit à Québec, le 20 mai 1820,
du mariage de Pierre-Charles
Chauveau et de Marie-Louise Roy. Il fit des études brillantes au séminaire de sa ville natale, puis étudia le droit
dans le bureau de ses oncles, André Hamel et David Roy,
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qui pratiquaient alors en société. Admis à la profession le 30 août 1841, M. Chauveau pratiqua d'abord avec son oncle David Roy jusqu'à ce qu'il fut nommé juge, puis eut pour associé M. P.-B. Casgrain, aujourd'hui protonotaire à Québec. Mais le Barreau n'avait rien d'attrayant pour le jeune avocat. La politique, le journalisme et la littérature avaient pour lui des charmes auxquels il ne put résister. Pendant sa cléricature, de 1838 à 1841, il avait collaboré au Canadien, avec un tel succès, que le Courrier des Etats-Unis le nomma son correspondant. Les écrits que M. Chauveau a publiés dans ce dernier journal jusqu’en
1853 sont vraiment remarquables.
Du journalisme au parlement il n'y a qu’un pas. En 1844, M. Chauveau se présentait dans le comté de Québec, et il y battait par une majorité d’au delà de 1000 voix, l’honorable John Neiïlson, un des vétérans de nos luttes politiques, qui fut longtemps un des leaders des partis. En 1848, il fut réélu par acclamation. Le jeune député supporta le parti de Lafontaine-Baldwin, dès le commencement, mais il vota cependant avec Papineau sur la question de la représentation populaire. En 1848, il combattit vaillamment en faveur des réclamations des malheureux Canadiens que la révolte de 1837 avait ruinés. La même année il obtint la formation d'un comité qui fut chargé de s’enquérir sur les causes de l'émigration de nos compatriotes aux Etats-Unis. Le rapport qu'il prépara, de concert avec M.
Jean-Charles Taché, contient les suggestions les plus pra-
tiques.
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La position qu'occupait alors M. Chauveau était au
Premier rang, On ne pouvait plus l'ignorer dans la for-
mation d'un ministère. [En 1851, il obtint le portefeuille de
solliciteur-général dans l'administration Hincks-Morin, et en 1853, il était nommé secrétaire de la province lors de la retraite de M, Caron.
C'est en cette même année que M, Chauveau publia son
Premier ouvrage littéraire, Charles Guérin, qui fut le premier roman de mœurs canadiennes, Ce livre a servi depuis de modèle À tous ceux qui ont voulu décrire la vie si simple de nos Campagnes. M, Chauveau y chante l'amour,
. . Le l'amour pur des champs, les joies ele bonheur du paysan, On à peine À croire aujourd'hui qu'un homme lancé dans le tourbillon de la politique ait pu avoir l'âme assez sereine
et l'esprit assez tranquille pour composer un pareil églogue, Quel est le politicien, qui, de nos jours, Pourrait en faire
autant ?
L'administration Hincks-Morin avant été défaite, M. Chauveau demeura pendant quelque temps dans le ministère MacNab-Morin, mais lorsqu'en Janvier 1853, M. Morin accepta une charge de juge, il dut remettre son porte-
feuille, On lui offrit la charge de surintendant de l’instruction publique de la province du Bas-Canada, à la place du docteur Meilleur qui venait d'être nommé directeur de la poste à Montréal, Jamais un Ssouvernement ne pouvait trouver un homme plus apte À remplir une semblable position. M. Chauveau se trouva alors dans son véritable élément.
Pendant douze années il s'occupa activement de perfec-
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