XVII AVANT-PROPOS
soude artificielle, écrit le nom de Léblane en déux mots : « Le Blanc »; quoique le fils aîné de Leblanc et ses descendants aïént adopté cette orthographe de leur nom, nous ne l'avons trouvéé justifiée par aucun des actes d’état civil, non plus que par àaucune des nombreuses signatures autographes dé Léblanc; que, dans lés ouvrages imprimés de Leblané, publiés par lui-même, nous n'avons Jamais trouvé son nom écrit én deux mots; de plus que, dans une note imprimée de son ouvrage sur la cristallotechnie,
pages 74 et 72, il dit : « J'ai habité Saint-Denis
pendant les années 1794 et 1792; depuis plus de quarante ans, je suis habitant de Paris. Je fais cette remarque, parce qu'il existe à Saint-Denis uné famillé nombreuse de Leblanc; ét que le pèré dé cette famille, qui mérite et jouit d’ailléurs de l’estimé publique, à mon âge, mon prénom, et signe absolu: ment commé moi; ce qui déjà a donné lieu à quel ques méprises. »
Nous avons éru devoir par ces raisons restituer au nom de Leblanc orthographe adoptée par lui-mèmé
signatures et par les actes d'état civil. Nous écrirons donc toujours ainsi son nom : « Leblanc. »
s #5 LE PETIT-FILS DE NICOLAS LEBLANC. & Ds
et qui, du reste, est justifiée par ses nombreuses
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Re: AVANT-PROPOS ; xIX
Notre travail était sous presse lorsqu’est arrivée la triste nouvelle de la mort de l'illustre savant, M. Dumas; cette grande perte si regrettable sera vivement ressentie, non seulement dans la science, mais aussi par tous ceux qui savent apprécier les hommes éminents de notre pays.
Le nom de Nicolas Leblanc, si estimé aujourd’hui, doit à la haute autorité de la parole de l'illustre M. Dumas, la consécration la plus grande dont sa mémoire ait été honorée par la science moderne. Nul plus que lui n’a fait pour cette mémoire et rendu plus grande justice à l'importance de l’œuvre de Leblanc, | Bien que, dans ce livre, nous ayons eu plusieurs fois l’occasion d'adresser à l’éminent chimiste l’expression de notre profonde gratitude, nous croyons: accomplir notre devoir en la renouvelant ici, et en joignant à nos regrets, celui de n’avoir pu lui sou-
mettre ce travail, à la pensée duquel il avait bien D donner son approbation.
ACT | N. la ARE 4 / \, \ À d M 1 N
Lieu et date de naissance de Leblanc. — Sa famille. — Leblanc à Bourges. — Premières études. — Arrivée à Paris, 1759. — Ses compagnons. — Leblanc étudie la chimie sous la direction de Darcet, — Ses amis. — Leblanc maître en chirurgie. — Leblanc se marie, 1776. — Naissance de sa fille, 1779. — Leblanc chirurgien de la maison du duc d'Orléans, 1780. — Pauvreté de Leblanc. — Premier mémoire à l’Académie des sciences sur la cristallisation, 1786. — Approbation de l’Aca- . démie. — Deuxième mémoire à l'Académie sur l’alun cubique et le vitriol de cobalt. — Rapport élogieux. — Recherche sur la combustion spontanée de la houille. — Approbation de Darcet. — Reconnaissance de Leblanc. — Nouveau mémoire sur la cristallisation des sels, 1788. — La soude artificielle. — Premières études, 1784. — Le père Malherbe. — La Métherie. — Prix de douze mille livres proposé par l’Académie. — Dépôt cacheté du procédé de Leblanc, 1190. — Procédé de Leblanc. — Fondation de la manufacture de soude, 1791. — Acte d’association. — Certificat de Darcet. — Soudes étrangères. — Prise .du brevet d'invention, 1791. — Manufacture de Saint-Denis. — La maison de Seine. — Période révolutionnaire. — Comité de salut public. — Appel … aux inventeurs. — Brevets secrets. — Rapport de Darcet, . Desmarets et de Servières. — Lettre de Shée. — Mort du duc d'Orléans. — Confiscation de la manufacture. — Publication d& procédé de Leblanc. — Rapport des citoyens
- Lelièvre, Pelletier, Darcet et Giraud. — Explications fan- ? taisistes. — La manufacture de Franciade. — Indemnités * % > VA ”