AVANT-PROPOS
Vers la fin de 1855, lorsque se terminait notre première exposition universelle et que le rapport de la commission générale constatait les résultats et les progrès des industries qui ont pour base la soude artificielle et qui en emploient des quantités considérables, les descendants de Nicolas Leblanc adressaient à l'Empereur une pétition tendant à obtenir réparation du préjudice eausé à leur aïeul, l'inventeur du procédé d'extraction de la soude du sel marin, par suite de la divulgation de son brevet d'invention et de la confiscation de sa manufacture, faite en 1794 par ordre de la Convention nationale.
Cette pétition était renvoyée de suite à l'Académie des sciences avec demande à cette académie de vouloir bien donner son avis sur la légitimité de cette réclamation. Quoique depuis plus de soixante années la fabrication de la soude artificielle fût faite exclusivement, en France et à l'étranger, par les seuls