‹ Nicolas LeblancChapitre 21 sur 50 · QUINETTE · texte numérisé non relu

QUINETTE

On le voit, les choses n’avançaient pas et, d’après cette réponse, Leblanc devait encore attendre; Pattente pour lui, c'était la continuation de ses malheurs, de sa détresse; il insiste; on lui offre, à titre de compensation, de le nommer, dans les dé- partements, commissaire pour la récolte des faines. Si malheureux qu'il soit, la fierté de Leblanc se révolte; il refuse; ce métier de solliciteur humble l’écœure. Dans ses notes intimes, dans ses réflexions philosophiques, il a des révoltes d’indignation.

Les grands troubles de la Révolution sont passés, la situation politique s’améliore, le travail et l’indus-

trie reprennent; nous sommes à la veille du Consu: lat. Leblanc cependant ne se lasse pas, il continue | ses demandes avec instance, car il n’ignore pas les. bénéfices que procure son poesie aux industriels ! qui l’exploitent; il rappelle qu’en l’an V, une délibération du bureau consultatif des Arts et Manufac-. tures a placé son invention en tête de celles qui ont | droit aux récompenses nationales, et que, le 12 plus, viôse an VII, le même conseil a de nouveau, et dans! les mêmes termes, manifesté son opinion sur ce sujet, | estimant que « sa découverte est des plus utiles, et, ses autres travaux des plus méritants. » (Signé : Moz-. | LARD, HENNEBERT, sécrétaires.)

Réclamations vaines. | Une année s'écoule encore ; voici une lettre de Four, croy son ami : annonce-t-elle des jours meilleurs?

« 12 frimaire an IX.

« Je t'ai envoyé, mon cher camarade, une lettre de. Chaptal auprès duquel j'ai fait une demande heu: reuse pour toi, ce n’est qu’un commencement de justice. Poursuis ta demande, marque-moi où elle en estet compte sur moi; tu connais tous mes sentiments:

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