CONCLUSION
De toutes les opérations que je viens de décrire et des résultats que j'ai obtenus .et qui sont sous vos yeux, il me paraît résulter :
4° Que la combinaison de l’arsenic avec la matière du nickel est extrêmement difficile à rompre par les moyens auxquels on s’était borné jusqu’à présent, et que sa présence, suivant ses diverses proportions, influe beaucoup sur la forme des cristaux qui résul-
tent des dissolutions salines; que la voie des cristalli-
sations répétées, alternativement avec les torréfactions, paraît distraire de nouvelles quantités d’arsenic qui avaient résisté aux autres moyens, et que cette distraction facilite en même temps celles des autres parties surcomposantes du nickel.
2° Qu'il est impossible que le nickel tourmenté par les opérations du citoyen Darcet, paraissant entièrement purifié de fer, et produisant d’ailleurs dans les opérations ordinaires des phénomènes absolument semblables à ceux que les chimistes avaient toujours obtenus de la substance qu'ils ont appelée régule purifié, et sans qu'il se fit par ces opérations aucune
. distraction du cuivre; il me paraît, dis-je, impossible
que ce nickel contint, par suite d’un simple mélange, tout celui que j'en ai obtenu par mes moyens. Je puis assurer que la quantité est au moins la moitié du poids des quantités sur lesquelles j’ai opéré; et je puis démontrer que les liqueurs qui contiennent l'autre portion agissent sur le fer à la manière des dissolutions de cuivre; que conséquemment elles en contiennent encore beaucoup;
3° Qu'en admettant que l’arsenie contribue, par son adhérence tenace, à masquer le cuivre, que je considère ici comme la substance principale du nickel, il existe d’autres parties constituantes de cet
alliage, telles qu’une matière colorante à laquelle j'ai reconnu beaucoup de volatilité et qui, si elle n’est. pas elle-même un métal particulier, semble porter seule et très éminemment la propriété de changer en vert la couleur bleue des dissolutions de cuivre,
et je dois dire que, dans une circonstance que je ne |
crois pas difficile à faire reparaitre, cette matière
s’est présentée sous la couleur d’un très beau jaune; «
4° Que ces opérations n'ayant pu être complétées, | faute de temps et de matières,et pour d’autres raisons qu'il est inutile de rapporter ici, par cela seul qu’elles présentent de nouveaux faits, doivent être répétées et conduites avec tout le soin que peut mériter le genre d'observations qui sont relatives aux phénomènes de la cristallisation.
Je terminerai cette conclusion en faisant remarquer que j'ai cru reconnaître une partie d'acide phosphorique et peut-être un acide particulier dont les quantités étaient trop modiques pour satisfaire aux expériences, et qui, s’il existait, pourrait peut-
être conserver une existence au nickel comme métal .
de son genre. Il est inutile de faire remarquer qu'indépendamment des expériences faites par les réactifs et qui décèlent bien positivement le cuivre, surtout dans les cristaux bleus que je présente ici, leur réduction fournit absolument un régule de cuivre. Je crois devoir observer encore que j'ai quelques raisons pour penser que le cobalt est de même un surcomposé dont la principale partie est du cuivre.
Il me reste à parler du procédé qui m'a toujours réussi pour découvrir bien sûrement le cuivre, par
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l'immersion des lames de fer dans la dissolution; il suffit, après les avoir laissé séjourner quelques moments, de les agiter dans de l’eau pure; de quelque manière que le phénomène s’opère, il résulte de cette lotion que le cuivre réduit s'attache au fer, et que toutes les parties qui ne sont pas du cuivreet qui s’opposaient à son apparition, restant solubles, en sont séparées et le laissent absolument à découvert.