‹ Nicolas NicklebyChapitre 52 sur 52 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

A l'expiration de son deuil , Madeleine donna sa main cl tu fortune à Nicolas , et le même jour Cilheritie devint madame Frank Cheeryble. Tim Linkinwater et mus h Creevy refusèrent d • suivre immédiatement cet exemple; mais deux ou trois seniaiiici après , ils sortirent ensemble un matin avant déjeuoer, et revinrent une heure après tout joyeux annoncer qu’ils s'étaient mariés sans cérémonie.

Nicolas plaça son argent chc» les frères Cherryb'c , dont Frank devint l'associé. Quelque» aimées plus tard , la nui on fut mise sous la rxison sociale Cheeryble et Nickleby, et la prophétie de madame Ni klt-by se trouva réalisée.

Lmdrux frères se retirèrent des affaires. Est-il nécessaire de dire qu’il* furent heureux, entouré* de gens dont ils avaient fait le bonheur, et ne vivant que pour l’augmenter ?

Tim Linkinwater consentit, non sans peine , à accepter uu intérêt dans la maison, mais sans souffrir que son nom fût associé à ceux de Cbeeryblrct de Nickleby. U continua à s'acquitter régulièrement de ses devoir» de commis. Il &c logea avec sa femme dan* la vieille maison, et occupa In chambre à « ourheroii il couchait depuis quarante quatre ans. L'Age ne fit qu'accroître l'insouciante gaieté et l'enjouement de sa petite femme, et leur; amis disaient : Lorsque Tim est assis dans son fauteuil à bras au coin de sa cheminée et que sa femme est à l'autre, riant, folâtrant et se démenant sans cesse, il est impossible de décider lequel des deux a l'air le plus content.

Le merle fut enlevé du comptoir et placé dm» le salon des deux époux. Son» sa cage étaient suspendues deux miniatures dues au pinceau de madame Linkinwater. L’une était «ou (tortrait , l'autre celui de Tim. Comme la perruque poudrée et les lunette» de ce dernier étaient d'une ressemblance parfaite, les étrangers fiuueaietit par le reconnaître au premier coup d'œil; et soupçonnant que l'autre por-

N ICO LAS MCKLEHY.

trait représentait U maîtresse «lu lo,,i ils s'enhardissaient a le «lire sans scrupule. Madame l.inkiiiwater ôtait toute glorieuse de cet hommage rendu à ses talents, auxquels son ma ri croyait comme à l'Evangile.

Kalpb étant mort intestat, sa fortune revenait à ceux qu’il avait poursuivis de son inimitié. Mais ils ne purent s’habituer à l’idée de profiter d'un bien si mal acquis , et les richesses qui lui avaient coûté tant de peine et tint de mauvaises actions allèrent s’engloutir dans les coffrrs de l’Elat.

Arthur («ride fut mis en jugemtnl pour la possession illégale du testament qu'il avait dérobé au grand-père de Madeleine. Il fut acquitté, faute de preuve* suffisantes , grâce aux arguties des avocats, qui firent valoir qu’on n’avait pas trouve le testament entre ses main ; mais ce ne fut que pour subir un châtiment plu» horrible : car, quelques années après, des voleurs, attirés par sa réputation d'homme immensément riche , s'introduisirent ches lui 1a unit , et on le trouva assassiné dans son lit.

Prg Sliderskeu ar.-ompagna Squeers à Botany-ltiy, et ni l'un ni l'autre ue revinrent. Itruoker mourut repentant. Sir Mulherry liait k fit encore quelque figure en pays étranger, fut mis en prison pour dettes à sou retour eu Angleterre, et périt misérablement. Ccd la fin ordinaire de scs pareils.

Nicolas racheta la ni tison de son père; et comme sa famille s’accrut avec le temps, il agrandit la vieille demeure mai» san» changer

la disposition des anciens appariements, sans déraciner aucun arbre sans déranger rirn de ce qui lui rappelait le paie.

A une portée de fusil de là était une retraite habitée par Catherine son mari et sis enfants.

Madame IWkliby demeurait tan ôt avec sou fili et tantôt avec s fille, parlait toujours de sou expérience, et donnait avec diguit d excellcnti conseils sur la tenue du ménage et l'éducation des en faut* ; il sc passa longtemps avaut qu'elle traitât madame Liiikiutt'atci comme par leÿassé , et il est même douteux qu’elle lui ail jamais pardonné.

il y avait un vieillard à cheveux gris, paisible et peu broyant, qui occupait une petite maison située auprès de celle de Niiola»; quand celui-ci était absent , le vieillard prenait la *uriulen«Miice des affaires domestiques. Sou principal plaisir était de jouer avec les infants, et il semblait redevenir enfant lui-même pour les amuser. Ils ne pouvaient se passer de leur citer Nestmau Aogg*.

Un vert gazon recouvrait la tombe de S mke, et les pieds qui foulaient l'herbe du cimetière étaient si petits et si légers, qu'ils courbaient à peine la lete dr* |ùqur relies. Au printemps et en été, des guirlandes de fleurs nouvelles, tressées par de faibles mains, étaient déposée» sur la pierre; et quand les enfanU vi uait-ut les changer, du peur qu'elles ne se fanassent et ne cessassent de lui être agréables, leurs yeux se remplissaient de larmes, et ils pirl icnl à voix basse de leur pauvre cousin qui nVtai! plu;.

Li <1- parhii nt a v • x basse de leur psuvre cousin qui n'clail plu.-.

FIN DE NICOLAS NICKLI IlY.

l'an*. Typographie l'ioa • attife*, me «ir V«p£iiaid t .U».

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