Tract., c. 20, p. I23 = fr. LIX
2. « Horoines enim conantur suam monetam portare ad loca, ubi eam credunt magis valere » (Tract., Ibidem),
5. Traictie, Le prologue du Translateur, p. III (Ce passage manque dam les plus nncims manuscrits).
par la coexistence d'une monnaie forte et d'une monnaie avariée : à savoir d'une part, la sortie des bonnes espèces, remplacées dans le pays par le numéraire de bas aloi ; de l'autre, la vente au poids des pièces fortes aux changeurs et aux billonneurs : « 11 est à doubler, dit-il expressément, de plusieurs inconveniens moult dommaigeables, comme des matières, à savoir or et argent, estre transportez en pais voisins, là où le cours est plus hault, et par ce diminuer le royaume au préjudice du premier et de ses subgectz » (i). Cela, c'est encore uniquement l'exportation des mélaux précieux, déjà signalée au texte latin ; mais l'auteur ajoute : <( Et encores qui est pire chose, les changeurs et banquiers, qui scavent où lor a cours a plus hault pris, chacun en sa figure, ilz par secrètes cauteiles en diminuent le pays, et lenvoient ou vendent dehors aus marchans, en recevant diceulx autres pièces dor, mixtes et de bas aloy, desquelz ilz emplissent le pays w (2). Il s'agit bien ici cette fois d'une sortie des espèces monnayées, motivée par la coexistencededeuxnuméraires de valeur nominale égale, et c'est bien évidemment l'hypothèse de Th. Gresham, seulement il est absolument certain aussi qu*Oresme n'est pour rien dans cette addition.
6* A côté de ces conséquences générales des mutations et dans l'ordre économique encore, Oresme en signale encore quelques autres, relativement moins importantes : les facilités par exemple que l'altération et le changement continuels des monnaies^ que la diversité prodigieuse des types, offrent immédiatement à la coupable industrie des faux monnayeurs (3). Ceux-ci ne peuvent-