‹ Nicole OresmeChapitre 123 sur 321 · Tract., Ibidem · texte numérisé non relu

Tract., Ibidem

3. Wolowski, Traictie, Introduction, p. lix. Cf. à sa suite, Edtmburgh Rêview, 1866, t CXXÏII, p. 89-90 ; Nacquet, art. Oresme, dans Dictionnaire d'économie politique de LéonSay, 1892, t. m, p. 421 ; Rambaud, Hist. des doct. écon., p. 46; Hertrych,

custodia^ deferuntur ad extra, ubi carîusallocantur » (i). Ce qui peut vouloir dire deux choses : d'abord, que le métal passe à Tétranger parce que le cours de ce métal, non monnayé, y est plus élevé (il faut se rappeler que les mandements royaux fixaient, à chaque émission, le prix qu'on donnerait des lingots à la Monnaie). Et aussi, que le possesseur de lingots ou d'anciennes pièces décriées s'adressera de préférence aux ateliers des princes étrangers (2), parce qvie là on lui paiera son métal en monnaie droite, tandis que les Monnaies royales le soldent en espèces altérées.

De quelque façon d'ailleurs qu'on entende ce passage, il est difficile d'y voir autre chose qu'un exode du métal précieux : il n'y est nullement question en tout cas de cette substitution d'espèces dans la circulation, qui est le résultat caractéristique de la loi de Gresham.

Il y a bien, dans le texte français, un passage autrement e«cplicite, et qui probablement aura déterminé l'opinion de M. Wolowskî. C*est à la fin du Prologue du translateur, c'est-à-dire dans la partie qui, ainsi que nous l'avons montré, ne peut être d'Oresme (3). L'auteur, quel qu'il soit d'ailleurs, de celte addition, y met en lumière on ne peut plus clairement le mécanisme de la loi de Gresham. II distingue même expressément les deux phénomènes capitaux qui se produisent

Nicole Oresme, p. 69 ; de Girard, Histoire de ^Economie sociale, p. 85. Au contraire, M. Bran tz (r^ori^s économiques au XIV* s , , p. 190) paraît avoir volontairement évité de se prononcer, et vouloir s'en tenir au fait uniquement énoncé de l'exportation du métal non monnayé vers les ateliers étrangers où on le paie plus cher.

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