I. Kaulla, loc, cit., p
a. Kaulla, loc. cit. Il rapproche la Q. 17, n. 2 des Ethiques du Traictiey chap. !«'.
3. Kaulla, loc. cit., p. 4^- H rapproche le passage de Buridan in Etkic, V, 17, n^S : « Una est quod sit parvuni, etc., », du TraictiSf chap. 11. De même, p. 4^9, il rapproche le passage de Buridan : « Jam aliquâ currente moneta » {ibid.,n. 6) du TraidiSj chap. VI sq.
Bridrey 10
306 SOURCES DE Ik DOCTRINE
doclrine d'Oresme sur les mutations que ron retrouve, avec l'analyse détaillée des différents procédés de mutations, la peinture énergique des inconvénients qu^elles entraînent (i)>la distinction des mutations licites proptercausam naturalem ou propter commune bonum (2), c'est Taffirmation plus nette encore du droit de la communauté opposé au droit du prince (3), c'est-à-dire toute la partie considérée comme la plus franche et la plus originale du Traité^ reprise dans le même cadre presque et avec les mêmes expressions caractéristiques. Devant ce double développement parallèle, M. Kaulla eût pu plus justement encore, prétendre qu'il avait trouvé le Maître (fOresme et le prototype du Traité,
La cause d'Oresme est-elle donc désormais entendue ? ne lui reste-t-il que le mérite, encore bien réduit si Ton tient compte de la forme déjà très systématique des Questions, d'avoir ingénieusement ramassé et condensé les idées émises avant lui? Ne doit-on lui tenir compte, avec l'art de l'exposition, que M. Endemann veut bien lui reconnaître encore, que de.«son excellente intention » (4) et de (( la franchise avec laquelle il s'est exprimé vis-à-vis des puissances temporelles » (4). Ce serait évidemment assez peu de chose, trop peu de chose certainement pour lui conserver la place éminente qu'on lui a attribuée dans l'histoire des doctrines. Mais la vérité est que la valeur propre d*Oresme est tout autre.
1. Buridan. In Polit,, 1, q. 11, arlîc. 2®, notab. i-5 {éd. cit., fo XV, r«).
2. Buridan, In Polit., I, q. 11, artic. 2<*, nolab. 6, 7, 8 (ed cit,^ fo XVI, ro).
5 Buridan. In Polit,, I. q. ii, Gonchis. i% 2», 5*. v Et capituribiprinceps non pro uno homine solum, sedpro omnibus qui habent causam régis ». Cf. Oresme, Traidie, c. 25, p. LXV.