‹ Nicole OresmeChapitre 173 sur 321 · Les Politiq., V, 14. f« GLXXVI, r · texte numérisé non relu

Les Politiq., V, 14. f« GLXXVI, r

Il est informé de la littérature du jour; il a des citations qui sont de contemporains vivants : il s'autorise aussi bien de l'opinion de messire Chatonnet (i), que de son propre sermon « devant pape Urbain quint » (2), ou encore k d'ung nouvel docteur es lois appelé Odrad » (3), et de messire frère Barthélémy, « en sa Somme contre les lois romaines» (4).

Il est donc naturel de croire que, ainsi bien informé, et curieux de science comme nous le connaissons, Oresme ait cherché, avant de construire sa doctrine monétaire, à s'entourer de la littérature antérieure sur cette question délicate, qu'il ait par suite été plus ou moins directement inspiré par le triple mouvement doctrinal qui s*était affirmé et qui se continuait autour de lui.

Mais est-il possible de déterminer d'une façon plus précise ce qu'il en a connu directement?

Il ne semble point probable qu'il ait eu connaissance des idées canoniques sur la monnaie. Bien qu'il ait dû, comme théologien, plus ou moins fréquenter les canons, bien qu'il ait été même, comme il nous le dit, de par ses fonctions de doyen royal à Rouen, appelé à siéger comme juge ecclésiastique, à la compétence limitée de 5 sols (5), les références au droit canonique sont dans son œuvre

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