Les Politiq., I, 1, PII, r
6. « Item si comme il est recite en policratique, Plutarchus escript ung livre a lempereur Traian auquel il est dit : Respublica est quoddam corpus, etc. » (Les Politiq., IV, 17, Glose : Cestexem-* pie, DCXLVIII, r«).
y. L'Economique, I, 2, f^ V, r**.
8. « Barbarlci animi est cum fortuna mutare fîdem » (Les Politiq., I, i, fo II, rO)
SOURGRS DE LA DOCTRIIfl 407
texte » et connaît (( un très excellent auteur appelé SaU lustus » (î). Parmi les poètes il allègue couramment Virgile, Lucain, Sénèque, il connaît < ung po6te appelé Juvenal » (2) et il pourrait citer au besoin Ovide « dans ses Festes » ou en l'art d'Aimer « livre auquel il y a pechie» (3).
Ce qui est surtout intéressant, pour un docteur de cet âge, c'est qu'il ne dédaigne point la littérature moderne, même en langue vulgaire et qu il la mêle sans hésitation aux œuvres des anciens. Il a lu naturellement les scolasti*ques : il cite Albert, saint Thomas, saint Anselme, Hugues de saint Victor (4), ou le Polycraticus de Jean de Salisbury (5). Pour un a maître en divinité » il ne dédaigne point des œuvres plus profanes : il allègue aussi complai* samment l'histoire du roi Artus(6), la Légende dorée (7), que le « liber Bellorum domini, que fist maistre Pierre de la Palu, patriarche de Iherusalem, des passages d'Outremer » (8) ; il se référera au besoin à Martianus Capella : de nuptiis Mercurii et philologiae (9), ou même il rapportera en langue vulgaire un petit fableau, d' c ung poëte fransais qui met l'exemple d'un petit vessel »> (lo)»
1 . <K Ung très excellent auteur appelle Sallustus, soy complaignant de ce que les Romains étaient trop curieux des choses vai-* nés et inutiles, disoit : . . . > (Les Politiq., III, 3, (^ LXXIV).
2. c Si comme recite ung pœthe appelle Juvenal, la ou il fut dit : Ultra SarmataSy etc. . . » (Les Politiq., III, 3, P> LXXIII, v»).