‹ Nicole OresmeChapitre 179 sur 321 · Traictie, c. 10, p. XXX = lat, p. io · texte numérisé non relu

Traictie, c. 10, p. XXX = lat, p. io

3. Traictie, c. i, p. VIII = lat. p. 96 ; c. 2, p. XI = lat. p. gS.

rassiinilation du corps social à un grand animal, comparaison dans laquelle il se plaîl manifestement (i). Des principes et de la méthode aristotéliciens, on peut dire en général, encore plus que des principes sco^lastiques, qu'ils guident sa pensée, et qu'ils conduisent ses raisonnements.

Les commentateurs ontaussi fourni leur appoint. C'est par leur intermédiaire, le plus souvent, que Tidée d'Aristote est parvenue à Oresme.

Le fait est rendu visible par des rencontres de mots, qui ne peuvent être fortuites. Il est évident qu'Oresme doit avoir sous les yeux le commentaire d'Albert, pour dire précisément dans sa glose, suivant les propres expressions de celui-ci, que l'empreinte a été mise « en temoing de la vérité de la matière et du poids » (2) ; qu'il a sur les Ethiques Biussi le commentaire de saint Thomas, puisque, quand celui-ci a développé au texte : « propter hoc oportet omnia appreciari »^ il traduit mot pour mot dans sa glose : « Et pour ce convient les apprécier en monnoie » (3). Les exemples pourraient être indéfiniment multipliés. Mais ce qui importe plus, c'est que pour le fond aussi il a recueilli les quelques idées nouvelles que les commentateurs avaient ajoutées à Aristote. D'Albert, par exemple, il a pris le développement sur les variations de valeur du métal, sous le texte : « Patitur et hoc idem », qui lui â donné le premier germe de la glose si intéressante des Ethiques : Et les autres choses muent (4). Bur-

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