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La valeur réelle, au pied 24®, eût été de 4 d

2. Ord. 26 février iSÔG-lSOl « Nous avons entendu que les dites monnoies blanches et noires n'ont pas esté ne ne sont bien equipollées selon la valeur des francs d*or fin, et pour ce ne pevent iceulx florins demourer au prix de seize sols parisis, que nous leur avons donné, mais sont pris et mis d'un chacun pour XX sols parisis, et pour plus. » (III, 4-'>9)'

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au marc du pariais ; on éleva de i d. i8 à a d. le titre du petit tournois (i), et, sans chang^er la taille du blanc à la fleur de lis, de 54 au marc, créé en décembre, on le mit en harmonie avec le nouveau système, en réduisant sa valeur de lo à 8 deniers tournois (2). Les anciens petits tournois et parisis, qui furent conservés, étaient ramenés de I d 1/4 et i d. respectivement à i d. et 5/8 de denier tournois. La valeur du marc monnayé passait ainsi de 6 L à 5 1. 5 s. seulement. Mais comme le prix de Targent métal avait lui-même diminué, et qu'on ne donnait plus aux hôtels que 5 1. du métal à 1 2 d. et 4 1- 5 de Targent noir (3), la diflFérence du marc monnayé au marc de métal ressortait encore à 5 sous par marc de fin, à 3 s. 4 d- et 4 8. 6 d. par marc allayé respectivement à 2 d. (petits parisis, et petits tournois) et à 2 d. 1/2 (doubles tournois). Les gros deniers, que Ton frappa alors pour la première fois, étant à 12 d.de ioy, laissèrent tout juste 5 sous par marc.

C'était, comme on voit, une différence moindre encore qu'en décembre ; c'était à peu de chose près, la difi'érence qu'Oresme lui-même avait reconnue comme légi-

1. Ms. Fr. 4533 : « Du 23* jour d'avril i36i jusques au a* de mai i565... feist len petitz deniers par. pour l d. p. la pièce, à 2 d. de Ioy argent le Roy, et de 14 s. de poix au raarc de Paris, et fîst len petiz d.t., pour i d.t. la pièce, à 2 d. de Ioy dud. argent, et de 16 s. 6 d. de poix aud. marc » (de Saulcy, op. cit,, p. 63).

2. Ord. 10 avril 1861 : « Art. 2. Item. Les blancs deniers aux fleurs de lis que nous avons fait faire et qui avoient cours pour 8 d. parisis pièce, ne soient plus pris et mis que pour 8 d. tournois ;

Et les petits blancs qui avoient cours pour 4 d. t. ne soyent pris et rais que pour 3 den. t., etc. » {Ord. lll, 4^4)-

3. Ms. 4533 : t Du 23* jour d*avril i36i jusques au 2« de mai i365... donna len du marc d'argent noir, 4 1- 5 s t., et en blancs 100 s. (de Saulcy, op. cit., p. 63) Cî.Mand. 10 avril 1361 {Ord. III, 483).

RÉFORME MONÉTAIRE D£ CHAULES V 531

lime (i), la différence que saint Louis avait prélevée autrefois. En évaluant, comme le fait M. de Wailly (2), à 65/1000 environ pour le marc d'or,à 72/îooo et 96/1000 respectivement pour le marc d'argent à 12 d. et 2 d., les frais de fabrication à cette époque, on peut calculer que le bénéfice ne dépassait pas sur Tor 26/1000, sur l'argent 47/1000 et 3i/iooo par marc monnayé. Le gouvernement royal pouvait donc légitimement proclamer que les espèces avaient été « équipollées si justement et si loyalement les uns aux autres comme plus peultestre » (3), il pouvait se vanter légitimement d'avoir réduit à presque rien le profit de seigneuriage, « lequel nous pourroit estre très grand, si comme chacun sait » (4). L'influence

1. La différence indiquée au Traité est de 2 sols par Tnarc d'argent (c. 7, p. XXIV-GII). Au chapitre 24 français (Tr., p. LXXIV) Oresme n'admet même plus qu'un sol. Mais il y a des hésitations, comme nous avons dit, dans cette rédaction. On ne peut s'empêcher de remarquer que le seigneuriage indiqué pour Tor, six sois^ est justement celui de Targent dans cette période. N'y a-t-il point eu erreur des copistes?

2. N. de Wailly, Recherches sur le système monétaire de sainl Louis, dans Mém. Ac. Inscr., XXI, i52.

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