Scaruffi, Discorsoy c. V (éd. cit., p
4. Idem, ibidem^ Proœmio, p. 78. « E per cio ne sono causati, e tutto di ne nascono cosi gran disordini nel far pagamenti tanto in stessa citta. . . e ne nasceranno de maggiori, se non vi ci pi*ovede. » Cf., presque termes pour termes, Oresme, Traictie^ Le prologue du Translateur, p. III.
5. Antonio Serra, i5r^r(? trattnto dette cause che possono far abbundare H regni doro et dargento, dove non sono minière, dans la môme collection des Economisli classici italiani, t. I^*" (On noiera le ch. 4 de la 3® partie, p. 145-159).
6. Turboio, Discorso suite diminuzione delta lega délie monete del
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Montanari (i) dans Tanalyse des causes qui ont fait préférer les métaux précieux, bien qu'intéressantes à relever, ne sont pas des indices suffisants pour qu'on puisse affirmer un emprunt direct, d'autant que le plus souvent ces auteurs se sont montrés très réservés sur Tindication de leurs sources.
Les Espagnolsseraient certainement beaucoup plus proches. Covarruvias (2) est, comme Oresme, un aristotélicn. Il est surtout d'ailleurs un adversaire de la théorie bartoliste. Il démolit avec un visible plaisir le pénible échafaudage bâti sur les textes romains, en faisant remarquer, avec une malicieuse insistance, que Bartole et son école n'ont rien compris au texte, que \e justurn pondus de la loi est un poids légal quelconque, non point un poids naturel et légitime du denier (3). Il démonte ensuite
regno di Napoli (a^ 1629), dans la même colloclion,t. I®"". Comparez p. 189, igS, 200, et Oresme. Tract., c. I, VI, XXI.
1. G. Montanari, Brere trattato del valore délie monete, dans la m^rae collection, l. III, p. 285. Comparez chap. II, p. 298 et Oresme, Tract., c II et III.
2. Didacus Covarruvias y Leyva, Vetenim collatio numismatum, principalement le chap. 7 : De rautatione monetae quoad pondus et. valorem ejus (dans Opéra, éd. Colonise AUobrogum, I, 808, et aussi, pour ce dernier chapitre, dans Tracialus tractatuum, t. XII, p. 220).
3. Vçici comment il exécute les Bartolistes : « Secundo adducitur textus in 1. 1*, C. de vet. nura. pot. XI, 10, quo in loco apparet, nuraismata esse utique cudenda et expendenda, debitum pondus habentia. Sed ea constitutionihilaliud probat, quamquod numismata publica percussa aulhoritate debent esse justi ponderis, nempe cjusponderis, quod legepublica fuerit definitum ; non tamen seqiiilur ex hoc, quod nummi sunt habimri eumdem valorem, quem valet ipsa materia ex qua fuere signati.
Tertio, in idem lendit textus in I. 2 C. eod. tit. de vel, num. pot, juxta Accursii interpretationem, quae videtur probare, quod diminutis numismatis quoad pondus quidem, etiara eorum œstima-
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avec la même aisance la construction des canonisles sur le canon Quanlo (i). Et quand il reconstruit, c'est, lui aussi, « suivant la raison d'Arislote », en partant des deux passages des Ethiques et des Politiques, A cet égard, c'est l'œuvre d'Oresme qu'il recommence (a) Mais Ta-t-il connu directement ? Nous ne le croyons point. Ses citalions — il n'est poinlsobre de citations — nous font connaître probablement toutes ses sources. Ce sont, avec les romanistes anciens, de Técole d'Accurse, saint Thomas pour le de regimine, Martin de Lodi, Curtius Senior, Albert Bruno, Pelr. Belluga, Gabriel Byel (2). Oresme
lio diminuenda sit. Sed nec hic lextus quidquara vigel ; est etenim ejus sensus secundum Barlo., qiiod minuta a;stirnatione solidi, rninuitur a^stimatlo rerum qua^ vendunlur ad soliduin, slcul idem contiiigit, ubi aestimatio monetai augetur et crescit.
Quarto, hue pertinet 1. 3 eod. lit C. de vet. num. pot , qua decisum extat numismatuiii precia ubique debere eamdein aestiraationeui habere, denique et uniformem. Sed et hœc constitutio eo tendit, ut ubique eadeiu sit œstiinatio, idem sit valor ejusdem numismatis ; non lainen sequitur ex hoc, quod tanti sit nummus aîstimandus publica authorilate, quanti aestimatur ipsa materia, ex qua conficitur » {op. cit., c. 7, dans Tract. Tract., XII, p. 220, vo).
1. Voici maintenant la condamnation des canonistes : « Quinto haic ipsa opinio deducitur ex ca. Quanto, X, de jurej. Quo in loco apparet, principem teneri omnino monetam cudere, et publicam facere ea lege, ut valor juxta pondus ei constituatur ; alioquin, si princeps posset pro sua libidine precium conslituere nummis quodcuraque pondus auri vel argenli habentibus, juraraentura illud, quod tanto conatu Romanus Pontifex illicitumesse déclarât, minime foret ulla ex parte reprobum, etc. Ceterura, contrariam sententiam plurimura comprobat ratio ab Aristolele deducta » [op cit.^ c 7, éd. cit.,' p. 220, v°).
2. H cite, c. 7, I 5 (p. 220) « Gab. Byel, in quarto Sentent , decis. i5, q. 9, colum 2*, ibidem ». Nous n'avons pu parvenir à identifier ce texte ; les commentaires de Gab. Byel ne contiennent, dans les éditions, que 3 livres des Sentences (Bibl. Nal., D, 6549).
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n*apparail point, mais le dernier nom est significatif. Les similitudes de doctrine que nous rencontrons chez Covarruvias, à propos de l'établissement de la valeur de la monnaie^ du droit modique de monnayage, du droit de muer in casu publicœ necessitatis {i)y s'expliquent assez par la connaissance intermédiaire de Byel, sans qu'il soit nécessaire de supposer qu'il ait directement pratiqué Oresme (2).
i. Did. Covarruvias, Veter num. œil., c. 7, § 5. t Nam ad subveniendum publiée necessitati, publicisque impensis, poterit pluris monetam sestimari quam nuroismatuni materia aestimetur > {éd. cil , p. 221, v^).
2. Notons en effet qu'en parlant d'Arislote, comme Oresme, il arrive sur beaucoup de points à des conclusions diamétralement opposées. Voici par exemple sa conclusion sur le gain monétaire: c § 5. Nihilominus contrariam nos poniraus conclusionem, quia constanter asserimus, posse principem in cudendis nummis eam observare legem, ut aliquid lucri percipial pro racione expensarum, quae fiunt in ipsa moneta signanda. Non enim tenetur princeps propriis expensis nuramos perculere. Idcirco poterit a principe numismatum precium taxari ullra ipsius materise aestimationem > {éd, cil,, p. 221, v®). Cf. contra Oresme, Tractât., c. 7, p. CI, et 12, p. GIX. — La divergence ne s'accuse pas moins sur la nature du numéraire et le droit de muer. < § 2. Ceterum contrariam sententiam plurimum comprobat ratio ab Aristotele deducta, libro V Ethic. cap. 5, et libro I Polilic, c. 6. Inquitenim, nummum lege consistere ac suam vim retinere, non natura... Haec Aristoteles, a quo licet non temere argumentari. Nam si non natura ipsa, sed a principe numismata vim et potestatem accipiunt, ab ipso legem revocante inutilia effici possunt ; profecto non tanti aestimatur materia ipsa auri, vel argenti, quanti nummus ipse ; cum si tanti aestimaretur, natura ipsa non lege, precium et vim nummus haberet. — | 6. An princeps mutare possit pecuniae valorem, et aeslimationem ? Quâ in re Aristoteles inquit, lib. I Politicor, C.6, et V. Ethicor, cap. 5, esse in potestate reipublicse et principis, numismata semel signata mutare, et reddere ac pffîcere inutilia. Mutata siquidem voluntate utentium nummis^ ut nummum valere nolunl, ipse nummus, ut nummus est, inutilis
Basile Ponce de Léon (i) l'aurait plutôt connu, bien qu'on ne puisse rien affirmer absolument. L'auteur est sobre sur ses sources (2). Il ne nomme point expressément Oresme ; mais il apporte, comme le précédent, sur le droit de muer in casu necessitatis^ des développements qu'il a beau dire n'avoir lus dans aucun livre imprimé, qui font songer bien vite aux derniers chapitres du Traité dans sa seconde forme. L'assimilation de la mutation à un impôt de guerre, la distinction du roi et du tyran, la négation du droit du prince sur les biens de ses sujets, ce sont là, nous savons, les idées favorites d'Oresme. Et quand nous voyons l'auteur se rencontrer avec lui dans certaines citations peu courantes de SénèqueCS) et de Cassiodore, quand nous le voyons alléguer précisément en cet endroit les œuvres de Gerson au tome IV (4), juste le volume qui dans l'édition gothique contient le Traité des Monnaies, citer enfin sur le même propos la Chronographie historique de Genehard (5) qui mentionne expres-
efficilur. Hic enim *st sensiis Arislotelis, tamelsi Michael Ephesius in dicto capitulo \^ aliter interpretetur locura illura ; scilicet ex usu perrautationis, etc. > {éd. cit. y p. 221, v*). C*. contra Oresme, Tractai,^ c. 12, p. GX et c. 24. p. GXXX.
1. Basilius PoiUius Legionensis, De potestale principis circa œnstitutionem et mulatonem monetne (éd. Salinantica?, i5i 1, in-fo).
2. Il cile seulement directement, Fr. Gurtius Junior, Petr. Belluga et les Ganonistes du Ganon Quanto (éd, cit.^ p 5oo
3. Seneca, de beneficm, lib. I». • Reddere est rem pro re dare, etc. » cité p. 5o(), col. 2 ; Seneca, Troad, 259. • Violenta nerao imperia continuât diu » cité p. 5o6, col. i. Gf. Oresme, Trrtictie.c. XXV et XXVI.
/|. f Quod dicil Gerson, quarta parle suorum Operum, in sermone habito nomine Academiae coram rege Francia» » (éd. cit., p. 5o6, col. i).