Tr.:c. 1, p. 94 = fr. VIII
4. Poliliq . : 1. 1, c. 10, Glose Sicomme dit Cassiodore, P* XVIII, r*.
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quelques peuplades sauvages (i). Mais un pareil procédé — échangée de brebis pour du froment, de a labouraige » pour du pain ou pour de la laine (2) — étaitévidçmment bien imparfait et bien incommode (3). Les inconvénients du troc sont multiples, comme Oresme le remarque. Dans le Traite même, il ne paraît faire allusion expressément qu'à la difficulté du transport pour certains des produits àéchanger (4) ; mais dansles gloses des traductions, à la suite d'Aristote d'ailleurs, il analyse plus complètement les imperfections du troc. Non seulement, dit-il « chacune chose qui est nécessaire selon nature pour homme n*est pas portable » (5), mais surtout il est rare^ pratiquement, que celui qui veut céder un objet rencontre un échangiste disposé à lui céder précisément la chose don* il a lui même besoin. Si les besoins des deux échangistes ne se rencontrent point, « se celui qui a du forment a superhabundance ne a présent besoingde vin » (6) réchange direct devient impossible. Il Test encore le
j. « Et recite Justin que il est ou estoit de son temps un pais ou len marchandoit ainsi sans monnoye, mais en vérité telle commutacion ou communicacion nest pas bonne, et ne pourroit durer en bonne policie » (Ethiq., 1. V, c. 11, Glose Comme en donnant, P hy^). Cf. aussi Traité, c. i,p. 94= fr.lX,et Politiq. l.I,c.io, Glose Si comme ceulx de Chithief f® XVIII, r».
a. Tr.:c. i, p. 94= fr. VIII.
3. « In cujus permulatione et transportât ione muliae difficultates acciderunt > (Tr. c. i, p. 94, fr. IX).
4. Argument des mois permulatione et transportatione de ce même texte.
5. Politiq.: 1. I, c. 10. Texte, P» XVIII, ^^ Cf. Ethiques : « Car en communicacion de choses lun a laultre, et en les transportant corne forment pour vin ou pour draps, il y aurait trop de difûculies > (I. V, c. 11. Glose, fo XLIX, v»).
6. Ethiques . 1. V, c. 11, Glose : € Car ils sont de diverses manières, comme une maison et un tonneau de vjn » (I^L, v<>).
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plus souvent, parce que les objets à échanger ne se trouvent point de valeur identiquement équivalente, ou parce que leur nature trop différente (i) s'oppose à ce que Ton puisse les comparer directement entre eux « les mesurer \ung a laultre selon la vérité de leur nature » (2).
Il fallait donc, de toute nécessité, trouver un instrument des échanges^ « supposer et establir, dit le texte des Ethiques, une tierce marchandise par quoy toutes choses de quoy len fait commutacion soient comparées et ava* luees lune a laultre » (3), une tierce marchandise pour laquelle on pût se procurer indifféremment toutes les autres, qui fût à la fois, comme nous dirions aujourd'hui, commune mesure des valeurs, Oresme dit : « mesure en commutacion des choses »,et instrument des échanges, Oresme dit exactement « instrument pour marchander » (4).
C'est dans ce but que Tesprit inventif de l'homme a imaginé la monnaie {Subtilisati sunt homines usiim invC' nire monetae){b). La monnaie, c'est la tierce marchandise