Tr., c i3, p. m = fr. XL
2. On verra plus loin {infrà^ p. 228) qu'Oresme réprouve absolument l'emploi d'un billon d'or (Tr. , c. 5, p. 48 — fr.XVl). On peut donc s'étonner qu'ici il semble en réglementer la fabrication : cette diflicuUé rend plus probable encore Thypothèse d'une simple erreur de copiste dans le texte français.
2. Nat. de Wailly, Mémoire sur les variations de la livre lourfiow, dans « Mém S. H. de Paris 1, t. XXI, 2« p., p. 32.
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S 3. — 7La monnaie de billon
Les métaux précieux ne peuvent suffire purs à la circulation. Trop rares, et par conséquent trop chers, ils ne conviennent pas pour les achats des menus objets de la vie courante. Le moins rare des deux^ l'argent, ne se trouve pas encore en abondance suffisante relativement à la masse des richesses naturelles [non satis est compS" tenter de argento^ secundum proportionem divitiarum natU' ralium) (2). La petite pièce d'argent qu*il faudrait donner pour une livre de pain serait d'un volume trop exigu pour circuler aisément.
On a été ainsi amené, remarque Oresme, à allier les métaux nobles à une matière inférieure (4)- De là est venue .la monnaie de billon, \di tierce noire mixte ^ comme il rappelle, qu'on utilise dans les faibles transactions. Cette mixtion est utile pour les paiements modiques {est congrua pro minimis mercaturis) (5) elle est même
1. Tr., c. 3, De diversitate monelarum et mixtione, p. 96 = fr. XIV; c. i3, /><? mutatione monetarumy p. loi = fr. XL. Rien encore dans les Traductions.