SCENE VII
CAMILLE, RUTILE, ALBIANE.
Rutile.
Madame, apprenez quel malheur nous menace* Quinze ou vingt révoltés , au milieu de la place > Viennent de proclamer Othon pour Empereur.
Camille.
Et de leur insolence Othon n’a point d’horreur ,
Lui qui sait qu’aussi-tôt ces tumultes avortent ?
Rutile.
Ils le 'mènent au camp, ou plutôt ils l’y portent; 1t ce qu’on voit de peuple autour d’eux s’amasser. Frémit de leur audace et les laisse passer.
Camille.
L’Empereur le sait-il ?
Rutile.
Oui , Madame : il vous mande , Et pour un prompt remède , à ce qu’on appréhende, pison de ces mutins va courir sur les pas ,
Avec ce qu’on pourra lui trouver de soldats.
Camille.
l»uisqu’Othon veut périr, consentons qu’il périsse î Allons presser Galba pour son juste suppiiee :
Du courroux à l’amour si le retour est doux.
On repasse aisément de l’amour au courroux.
Fin du quatrième Acte •