SCENE VIII
F L AV I E , PLAÜTIKE.
Fl a v i e.
Vous dire que du Ciel la colere irritée.
Ou plutôt du destin la jalouse fureur....
Auraient ils mis Othon aux fers de l’Empereur t Et dans ce grand succès la fortune inconstante Aurait-elle trompé notre plus douce attente ? Fiàvit.
Othon est libre, il régnés et toutefois, hélas P L a v T I N E.
Seroit-il si blessé qu’on craignît son trépas i
Sû»! fUl'iis 0&!
Voüsv U tn
Tai
Ou
pLAVII.
Xon \ par tout à sa vue on a mis bas les armes ;
Mais enfin son bonheur vous va coûter des larmes.
Explique , explique donc ce que je dois pleurer.
Plavix.
Vous voyez que je tremble à vous le déclarer.
PUUIINI.
Le mal est-il si grand ?
D’un balcon , chez mon frere »
raivu.... Que ne peut-on , Madame , vous le taire , Ou qu’à voir ma douleur n’avez-vous deviné Que Vinius....
PL a u t i N s*
Eh ! bien ?
Flavu.
Vient d’être assassiné»
Juste Ciel !
VT a u rnTV.’
FlAVII.
De Lacus l’inimitié cruelle....
Oh! d’un trouble inconnu présage trop fideleî
Lacus...* P l a v r *.
C’est de sa main que part ce coup fatal ;
Tous deux près de Galba marchoicnt d’un pas éga.»
lorsque tournant ensemble à la première rue»
Ils découvrent Othon maître de l’avenue.
Si O T H O N,
Cet effroi ne les fait reculer quelques pas Que pour voir ce Palais saisi par vos soldats>
Et 5 acus auffi-rôt étincelant de rage
De voir qu’Orhon par-tout leur ferme le passage.
Lance sur vinius un furieux regard ,
L’approche sans parler , et tirant un poignard.. ,«
Le traître!... Hélas! Flavie, où me vois- je réduite ?
Vous m’entendez , Madame > et je passe à la suite.
Ce lâche surralba portant même fureur:
« Mourez, Seigneur, dit-il, mais mourez Empereur , » Et recevez ce coup comme un dernier hommage » Que doit à votre gloire un généreux courage. »
Galba tombe, et ce monstre enfin s’ouvrant le flanc , Mêle un sang détestable à leur illustre sang.
En vain le triste Orhon à cet affreux spectacle Précipite ses pas pour y mettre un obftacle.
Tout ce que peut l’effort de ce cher conquérant.
C’est de verser des pleurs sur Vinius mourant.
De l’embrasser tout mort.... Mais le voilà , Madame , Qui vous fera mieux voir les troubles de son ame,