SCENE IX
OTHON, PLAUTIKE, I L A V 1 1.
Madame , savez-vous les crimes deLacus!
PtAUTlNI.
J'apprends en ce moment que mon pere n’est plus. Fuyez, Seigneur, fuyez un objet de tristesse.
D’un jour si beau pour vous goûtez mieux l’alégresse. Vous êtes Empereur, épargnez-vous l’ennui De voir qu’un pere • ••
Hélas î je suis plus mort que lui ,
Et si votre bont é ire me rend, un&î ift.
Qu’en lui perçant le coeuruntraître m’a ravie ,
Je ne reviens ici qu’en malheureux amant Faire hommage A vos yeux de mon dernier moment. JAon amour pour vous seule a cherché la victoire ;
Ce meme amour sans vous n’en peut souffrir la gloire » Et n’accepte le nom de maître des Romains Que pour mettre avec moi l’univers en vos mains.
C’est à yous d’ordonner ce qui lui reste à faire.
PUÜTINE.
C’est à moi de gémir et de pieurer mon pere.
Hon que je vous impute en ma vive douleu*
Hîij
Les crimes de Lacus et de notre malheur;
Mais enfin....
Achevez * s’il se peut, en amante} Nos feux . . .
Plautini.
Ne pressez point un trouble qui s’augmentl Vous voyez mon devoir , et connoissez ma foi ;
In ce funeste état répondez-vous pour moi.
Adieu, Seigneur.
Madame.
De grâce , encore une parole , ( Plautine sort. )