PERPENNA, AUFIDE
Vo v s le voyez , Seigneur , comme on vous joue ?
Tout son cœur est ailleurs : Sertorius l’avoue ,
Et fait auprès de vous l’officieux rival,
Tandis que Viriate. . . .
PïRPINNA.
Ah ! n’en juge point mal.
A lui rendre service elle m’ouvre une voie.
Que tout mon cœur embrasse avec excès de joie.
Aufidi.
Vous ne voyez donc pas que son esprit jaloux Ne cherche à se servir de vous que contre vous ;
Et que , rompant le cours d’une flamme nouvelle, Vous forcez ce rival à retourner vers elle i Perpenka.
N’importe , scrvons-la , méritons son amour i la force et la vengeance agiront à leur tour.
Hasardons quelques jours sur l’espoir qui nous flatte , Dussions-nous pour tout fruit ne faire qu’une ingrate î
Mais , Seigneur . . .
Perpenna,
Epargnons les discours superflus , Songeons à la servir , et ne contestons plus;
Cet unique souci tient mon ame occupée.
Cependant , de nos murs on découvre Pompée.
Tu sais qu’on me l’a dit , allons le recevoir.
Puisque Sertorius m’impose ce devoir.
Fin du second Acte .
SERTORIUS