‹ Nicomede tragedie de P. CorneilleChapitre 55 sur 116 · PERPENNA, AUFIDE · texte numérisé non relu

PERPENNA, AUFIDE

Vo v s le voyez , Seigneur , comme on vous joue ?

Tout son cœur est ailleurs : Sertorius l’avoue ,

Et fait auprès de vous l’officieux rival,

Tandis que Viriate. . . .

PïRPINNA.

Ah ! n’en juge point mal.

A lui rendre service elle m’ouvre une voie.

Que tout mon cœur embrasse avec excès de joie.

Aufidi.

Vous ne voyez donc pas que son esprit jaloux Ne cherche à se servir de vous que contre vous ;

Et que , rompant le cours d’une flamme nouvelle, Vous forcez ce rival à retourner vers elle i Perpenka.

N’importe , scrvons-la , méritons son amour i la force et la vengeance agiront à leur tour.

Hasardons quelques jours sur l’espoir qui nous flatte , Dussions-nous pour tout fruit ne faire qu’une ingrate î

Mais , Seigneur . . .

Perpenna,

Epargnons les discours superflus , Songeons à la servir , et ne contestons plus;

Cet unique souci tient mon ame occupée.

Cependant , de nos murs on découvre Pompée.

Tu sais qu’on me l’a dit , allons le recevoir.

Puisque Sertorius m’impose ce devoir.

Fin du second Acte .

SERTORIUS

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