PERPENNA
La trouvez-vous , seigneur , en état de vous nuire Sertorius.
Non , elle ne peut pas tout-à-fait nous détruire ;
Mais si vous m’enchaînez à ce que j’ai promis.
Dès demain elle traite avec nos ennemis.
Leur camp n’est que trop proche; ici chacun murmurCÎ Jugez ce qu’il faut craindre en cette conjoncture»
ru
Voyez quel prompt remede on y peut apporMr Et quel fruit nous aurons de la violenter
C'« t à moi de me vaincre, «la raison l’ordonne •
Srlnd dcBein to “‘ mon cœur qui frisonne..; SERTORXUS.
Ke vous contraignez point i dût m’en coûter le jour tiendrai ma promesse en depit de l’amour.
Perpenna.
51 vos promesses n’ont l’aveu de Viriatc....
SeRTORixjs.
h ne puis de sa part rien dire qui vous flatte.
Perpenna.
le dois donc me contraindre, et j’y suis rfsoltt.
1 ’ Sur tous mes desir s je me rends absolu •
J en veux à votre exemple, être aujourd’hui le maître i Et malgré cet amour que j’ai laissé trop croître
Vous direz à la Heine..,. * *
SERXORIUS.
£h! bien, je lui dirai ?..„ Perpenna.
Rien , Seigneur , rien encor j demain j’y penserai. Toutefois la colere où s’emporte son ame,
Pourroit des cette nuit commencer quelque trame. Vous lui direz , Seigneur, tout ce que vous voudrez , Et je suivrai l’avis que pour moi vous prendrez.
SERTORIU S.
Je vous admire et plains.
PlRPïNNAi
Que j’ai l’ame accablée î Sertoriu s.
Je partage les maux dont je la vois comblée.... Adieu '» j’entre un moment pour calmer son chagrin ,
Et me rendrai chez vous à l’heure du festin.
( II sort. )