‹ Nicomede tragedie de P. CorneilleChapitre 65 sur 116 · PERPENNA · texte numérisé non relu

PERPENNA

La trouvez-vous , seigneur , en état de vous nuire Sertorius.

Non , elle ne peut pas tout-à-fait nous détruire ;

Mais si vous m’enchaînez à ce que j’ai promis.

Dès demain elle traite avec nos ennemis.

Leur camp n’est que trop proche; ici chacun murmurCÎ Jugez ce qu’il faut craindre en cette conjoncture»

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Voyez quel prompt remede on y peut apporMr Et quel fruit nous aurons de la violenter

C'« t à moi de me vaincre, «la raison l’ordonne •

Srlnd dcBein to “‘ mon cœur qui frisonne..; SERTORXUS.

Ke vous contraignez point i dût m’en coûter le jour tiendrai ma promesse en depit de l’amour.

Perpenna.

51 vos promesses n’ont l’aveu de Viriatc....

SeRTORixjs.

h ne puis de sa part rien dire qui vous flatte.

Perpenna.

le dois donc me contraindre, et j’y suis rfsoltt.

1 ’ Sur tous mes desir s je me rends absolu •

J en veux à votre exemple, être aujourd’hui le maître i Et malgré cet amour que j’ai laissé trop croître

Vous direz à la Heine..,. * *

SERXORIUS.

£h! bien, je lui dirai ?..„ Perpenna.

Rien , Seigneur , rien encor j demain j’y penserai. Toutefois la colere où s’emporte son ame,

Pourroit des cette nuit commencer quelque trame. Vous lui direz , Seigneur, tout ce que vous voudrez , Et je suivrai l’avis que pour moi vous prendrez.

SERTORIU S.

Je vous admire et plains.

PlRPïNNAi

Que j’ai l’ame accablée î Sertoriu s.

Je partage les maux dont je la vois comblée.... Adieu '» j’entre un moment pour calmer son chagrin ,

Et me rendrai chez vous à l’heure du festin.

( II sort. )

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