M. DCC. LXXXV
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Si mes amis ne me trompent ,-eette. Pièce égale , ou passe la meilleure des mienne*. Quantité de suffrages illustres et solides se 6oni dccla>rés pour elle ; et si j’ose y meler le nyen 4l ,jf vous dirai que vous y trouverez quelque justess* dans la conduite , et un peu de bon sens- dans le raisonnement. Quant aux vers , on «'en a point vu de moi que j’aie travaillés avec plus de soin. Le sujet est tiré de Tacite , qui commence ses Histoires par celle-ci , et je n’en ai encore mis aucune sur le Théâtre à qui j’aie gardé plu» de ■fidélité , et prêté plus d’mvention. Les caractères de ceux que j’y fais parler y sont les memes que chez cet incomparable Auteur» que j ai traduit tant qu’il m’a été possible. J ai tache de faire paroître les vertus de mon Héros en tout leur éclat , sans en dissimuler les vices non plus que lui , et je me suis contenté de les attribuer à une politique de Cour » ou quand le Souverain sc
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plonge dans les débauches , et que sa faveur n*e»f qu'à ce prix , il y a presse à qui sera de la partie. J'y 'ai conservé les. événemens , et pris la liberté de changer la maniéré dont ils arrivent , pour en j'etter tout le crime sur un méchant homme , qu'on soupçonna dès-lors d’avoir donné des ordres secrets pour la mort de Vinius , tant leur inimitié étoit forte et déclarée. Othon avoit promis à ce Consul d'épouser sa fille , s’il le pouvoir faire choisir à Galba pour successeur } et comme il se vit Empereur sans son ministère , il se crut dégagé de cette promesse , et ne l’épousa point. Je n’ai pas voulu aller plus loin que l’Histoire, et je puis dire qu’on n’a point encore vu de Pièce où il se propose tant de mariages pour n’en conclure aucun. Ce sont intrigues de cabinet qui se détruisent les unes les autres. J’en dirai davantage quand mes Libraires joindront celle ci aux Recueils qu’ils ont fait de celles de ma façoa qui l’ont précédée.
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*&alba t Empereur Romain, veut, sur ses Vieux jours , se choisir un successeur à l'Empire , et lui faire épouser sa niete CaWilîe. Tl s’en rapporte au Consul Vinius , et î Lacus , Préfet du Prétoire , par les avis desquels il se conduit depuis long-tems. Mais ces deux Conseillers different de principes. Vinius , désirant le bien de l’État , propose Othon. Lacus vou-
lant conserver sur le nouvel Empereur l’ascendant qu’il a sur Galba , lui fait préférer Pison. Othon aime Plautine , fille de Vinius , et en est aimé. Ils sont près d’être unis ; mais Vinius exige qu’il renonce à Plautine , et qu’il porte ses vœux à Camille , qui l’aime et qui , a ce qu’à croit , ne manquera pas de déterminer Galba en sa faveur. Ce changement donne à Martian ,
Affranchi de Galba , l’espérance d’obtenir la
JÜGEMENS ET ANECDOTES *