‹ Nicomede tragedie de P. CorneilleChapitre 94 sur 116 · GALBA, OTHON, CAMILLE, ALBIN, ALBIANE · texte numérisé non relu

GALBA, OTHON, CAMILLE, ALBIN, ALBIANE

Galba.

C3^thon , est-il bien vrai que vous aimiez.Camille ?

Othon.

Cette témérité m’est sans doute inutile ;

Mais, si j’osois , Seigneur , dans mon sort adouci...»

Galba.

Non, non, si vous l'aimez, elle vous aime aussi.

Son amour prèsde moi vous rend de tels offices Que je vous en fais don pour prix de vos services.

Ainsi, bien qu’à Lacus j’aye accordd pour vous Qu’ aujourd’hui de Plautine on vous verra l’époux. L’illustre et digne ardeur d’une flamme si belle M’en fait révoquer l’ordre et vous obtient pour elle. Othon, à Galba.

Vous m’en voyez de joie interdit et confus...

( A Camille. )

Quand je me prononçois moi-même un prompt refus, Que j’attendois l'effet d’une juste coleve ,

Je suis assez heureux pour ne pas vous déplaire î Et , loin de condamner des voeux trop élevés...

Galba.

Vous savez mal encor combien vous lui devez.

Son cœur de telle force à votre hymen aspire ,

Que pour mieux être à vous il renonce à l’Empire. Choisissez donc ensemble , à communs seatimen*,

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