‹ Nietzsche, sa vie et sa pensée (volume 2)Chapitre 17 sur 104 · LE SERVICE MILITAIRE · texte numérisé non relu

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pour longtemps leur commune croyance. En jeunes Allemands cérémonieux, ils gravèrent sur un rocher la devise grecque de Nietzsche : « Hvoi' oïoç iaai. Deviens ce que tu es. » Le voyage qu'ils allaient entreprendre à la recherche de leur personnalité, ils le commencèrent ensemble, par une tournée à pied, sac au dos, à travers les monts de Bohême et de Bavière. Après plusieurs semaines, ils se séparèrent à Eisenach. Erwin Rohde rejoignit sa ville natale, Hambourg. Nietzsche courut encore aux fêtes musicales de Meiningen, et il y retrouva l'esprit de Schopenhauer. La musique de Hans von Biilow peut-être était d'un schopenhauérisme superficiel dans sa symphonie de Nirwana. Franz Liszt, au contraire, semblait avoir touché le fond même de lanégationbouddhique du vouloir, dans ses Béatitudes ('). Puis Nietzsche rentra à Naumburg où l'appelaient d'autres devoirs.

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