‹ Nisus et Euryale, comédie-vaudeville en un acte. Par Léon Battu et Eugène Bercioux. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre des Variétés, le 25 février 1850Chapitre 3 sur 29 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MSUS.

Moi, je me passerai de grillades... j'aime poiirtanl bien le iH'iit salé, quand il est frais...

EUllYALE.

Ah ! bah, . . consolons-nous. . .

Comme deux amis. .. car nous ea sommes, des amis, heiii ?...

ELRYALE.

Tout ce qu'il y a de meilleur teint... c'est pas |>our des prunes qu'on nous a surnommés Nisus et Euryale !...

Nisus.

Connais pas!... mais j'aime à croire que c'étaient de Gers iroubadours... Le fait est, pas moins, que je me sens un fameux creux pour toi...

EURYAI.E.

Et moi donc!... après ça , c'est pas étonnant... toujours ensemble...

NISUS

Au leu!...

EURYALE

Ousquc lu te bats pour deux... à la cantine...

Nisus.

Ousque tu bois pour trois. . .

EUUVALE.

Et à l'amour donc!...

NISUS

Ah! à ce repas-là , tu manges pour quatre...

EUKYALE.

Tu y goules bien un peu aussi, quoique lu n'en parles jamais...

NlSUS, lui domiant un coup de poing.

Ah ! gredin.

EURYAI.E, de même.

Ah! grand filou!...

NISUS, Lui donnant un coup de pied.

A toi!...

EURYALE, le lui rendant.

A toi!...

NISUS, se frottant la jambe.

Cet être-là a des manières adorab'es!... {Use met à cheval sur une chaise près de la table à droite.) Copin. .. le rappelles-lu le serment que nous avons fait de ne jamais nous séparer...

EURYALE

Je m'en souviens...

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