‹ Nisus et Euryale, comédie-vaudeville en un acte. Par Léon Battu et Eugène Bercioux. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre des Variétés, le 25 février 1850Chapitre 4 sur 29 · U NISUS ET EURYALE · texte numérisé non relu

U NISUS ET EURYALE

NISUS

Et de ne jamais nous marier pour rester toujours garçons y toujours unis...

KURÏALE.

C'est vrai...

NISUS

Et que nous avons bien fait, vois-tu... parce que, une supposition que tu aurais une femme qui ne corderait pas avec la mienne...

EURYALE

Je sais bien... les femmes, c'est la mort de l'intimité... Sans compter qu'il n'y a rien d'embêtant comme des enfants qui piallent. ..

NISUS

Il faut les battre à chaque instant...

Et puis les changer à toute minute... {AUaîit s'asseoir sur la table près de Nùus.)

Et puis, dis donc, nous autres, ça serait une fameuse bêtise de nous flanquer un ménage sur les bras... J'ai un petit lopin, n'est-ce pas ?

NISUS

Oui...

EURYALE

Toi aussi, t'as un petit lopin?...

MSUS.

Oui...

EURYALE

Eh ! bien , au lieu que nous pouvons nous amuser avec , faire la cour ii des femmes ù cha|)eau...

MSIS.

Avoir toujours une bonne provision de caporal dans notre blague...

EURYALE

Et nous rafraîchir le tors avec du riquiqui...

NISUS

T'as |)as mal commencé ce matiu. . .

EURYALE

Histoire de tuer le ver... Eh! bien faudrait faire notre deuil de tout ça... et le lopin passerait en maillots cl en laudes...

Ne plus fumer ma pipe I...

EURYALE

Ne plus l)oire de riquiqui !

Ainsi c'est juré!...

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